Fait divers : Un tueur dans la nuit

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    L’inconnu était-il venu régler un compte avec le livreur de pain ? Une enquête a été ouverte.

    Bien malin qui pourrait pour l’instant dire avec certitude qui a mis fin aux jours de Sinaly Domogo dans la nuit du 23 au 24 décembre dernier à Kalabancoro Kouloubléni ? Les éléments de la brigade territoriale de gendarmerie et leur chef, le lieutenant Sékou Bougadary Danioko, tentent de dénouer cette affaire bien alambiquée. Tant les circonstances dans lesquelles, cet homme de 32 ans, marié et père d’un enfant a trouvé la mort cette nuit chez lui paraissent opaques. Le défunt Sinaly Domogo était livreur de pain. Il faisait partie de ces travailleurs nocturnes, maîtres de la chaussée à certaines heures de la nuit. Comme tous ses collègues obligés de se réveiller aux environs de trois heures du matin pour livrer le pain, Sinaly Domogo dort d’habitude très tôt. Il a respecté son heure au cours de la nuit qui lui sera fatale. Peu de temps après le journal télévisé de 20 heures tous les membres de la petite famille étaient allés se coucher. Le sommeil les happa sans tarder. Le chef de famille dormit à poings fermés. Il devait se réveiller très tôt pour se rendre à la boulangerie.

    Après avoir enlevé sont stock de pain il allait sillonner la ville pour servir les boutiques de ses clients. Vers 1h00 du matin, selon une première version, quelqu’un vint frapper à sa porte. L’inconnu l’appela par son nom. Sinaly Domogo se leva, prit son pistolet de fabrication artisanale, engagea une cartouche dans le canon et voulut sortir. Sa femme, en bonne épouse, tenta de le retenir. Mais il était décidé à affronter l’impertinent qui était venu perturber son sommeil. L’audacieux Sinaly Domogo entrouvrit la porte, jeta un coup d’œil droit devant lui. Il ne remarqua rien de menaçant. Il sortit pour identifier l’inconnu dont la voix l’invitait à le rejoindre dehors. La femme de Sinaly Domogo a affirmé plus tard qu’il y avait eu un échange de mots sales entre son mari et son hôte nocturne, avant qu’elle n’entendît un premier coup de feu puis un deuxième. On apprendra plus tard que le premier coup était parti de l’arme du visiteur. Le thorax de Domogo a été arrosé par une pluie de plombs. Il tomba mais parvint à tirer (le deuxième coup) dans la direction de son agresseur. Un certain Kanté, venu de la France récemment, et qui logeait dans la même cour, s’était réveillé en sursaut. Il a tenté d’intervenir. Le visiteur l’en dissuada en promettant de faire descendre l’enfer sur la tête du Malien de l’étranger, s’il faisait un pas de plus.

    Le meurtrier s’étant rendu compte que Sinaly Domogo ne pouvait plus lui nuire, disparut dans la nuit, en laissant derrière lui la douille de la cartouche tirée sur Sinaly Domogo. La patrouille de la gendarmerie a été informée aux environs de 3 heures du matin. La protection civile arrivera peu de temps après sur le lieu du crime. Le blessé grave avait perdu beaucoup de sang. Il succombera à ses blessures avant même d’arriver aux urgences du centre hospitalier universitaire Gabriel Touré. Nous avons recueilli une deuxième version au domicile du défunt. Elle fait croire que la victime dormait quand il entendit le bruit des pas d’une personne qui tentait de voler sa caisse de transport de pain. Le défunt Sinaly Domogo se serait levé précipitamment. Il avait pris son arme pour aller dans la direction d’où provenaient les bruits suspects. Pendant qu’il tentait de démasquer l’intrus, il reçut une charge de plomb. Et dans un dernier effort, avant de s’évanouir sous la douleur, il tira dans la direction d’où était partie la charge fatale. La gendarmerie enquête encore. Certains limiers penchent pour un règlement de compte entre des gens du métier. Mais cela reste à prouver. L’audition de la femme du défunt au cours de cette semaine, peut faire connaitre la version plausible qui pourrait mieux éclairer les enquêteurs.

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    Diéma : LE RETOUR DES VOLEURS DE SEXE ?

    Les populations de Diéma vivent dans la psychose. De prétendus voleurs de sexes déambuleraient dans les rues. Les populations se méfient désormais de serrer la main d’un étranger. Deux cas se seraient produits à Torodo, village de la Commune rurale de Dianguirdé, situé sur la route de Bamako. Des soupçons se portent sur un certain M. C. âgé d’environ 30 ans, natif de Kita. L’homme serait de passage pour Kayes. Au niveau de Torodo, le véhicule qu’il avait emprunté tomba en panne. Le citoyen Modibo Keïta, 27 ans, marié, père d’un enfant, témoigne en ces termes. « Le mercredi 8 décembre 2011, vers 18 heures, je me rendis chez le boucher du coin pour acheter de la viande grillée, avant de retourner faire bouillir du thé. Le boucher et deux hommes dont un étranger, étaient assis sur une natte. Ils causaient à bâtons rompus. J’ai salué. L’étranger se leva et me tendit la main, comme par courtoisie. J’ai serré la main tendue et j’ai demandé au boucher s’il restait encore de la viande grillée. Celui-ci répondit que tout le stock avait été enlevé. Sur le chemin du retour j’eus un mauvais pressentiment. Je constatai un brusque rétrécissement de mes attributs. Je rebroussais chemin pour demander au boucher des renseignements sur l’étranger. Je soupçonnais cet inconnu d’être à la base de mon malheur.

    Le boucher avoua qu’il ne sait rien de l’étranger. Il était venu comme moi chercher de la viande. J’ai expliqué mon problème et demandé au boucher de garder à l’œil l’étranger. J’ai couru informer un conseiller communal du village. Je suis allé chez le notable Galadjè et lui fis part de ma mésaventure. Galadjè me donna à boire de l’eau fraiche en me rassurant que ça va passer. Le notable demanda des de plus amples informations sur mon état. L’étranger que je soupçonnais, nia les faits. Au même moment, un jeune homme 21 ans fit irruption. Le nouveau venu déclara être victime du même mauvais sort. Il venait d’ailleurs pour incriminer le même étranger. Selon Kantara l’inconnu serait arrivé sur son lieu de travail et l’avait salué en lui serrant la main et s’en était allé, sans dire le motif de sa visite. Après son départ, le jeune homme sentit un rétrécissement progressif de son pénis. Il rentra en catastrophe pour informer son logeur, qui n’en revenait pas. Ce dernier lui conseilla d’aller cueillir le coupable présumé. « Je suis allé dire à l’étranger que mon oncle veut le voir. Il me suivit. Mon logeur, fou furieux, mit en garde l’homme de remettre à sa place mes attributs. L’étranger déclina toute responsabilité dans cette affaire », expliqua le jeune très angoissé. Devant cette situation alarmante, les jeunes de Torodo voulurent protester en occupant la rue. Les autorités communales de Dianguirdé sont intervenues pour les en dissuader. Le même phénomène de disparition de sexe est signalé un peu partout dans le cercle. Ouka BA AMAP-Diema

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