Fait divers : Une nuit chaude pour Abdou

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    Comme le dirait l’autre, trente jours au voleur et un seul jour pour le propriétaire. Abdou, un passionné des fesses par excellence, qui vole de nectar en nectar, vient de tomber dans les mailles d’une charmante demoiselle en cette soirée du lundi 5 décembre 2011.

    Notre ami ne pouvait pas s’empêcher de jeter un coup d’œil sur les filles de Bamako. Il usait de toutes les stratégies possibles pour atteindre sa cible. Il ne se contentait pas seulement de les regarder, mais il salivait de plaisir à la vue d’une paire de belles dames à la démarche nonchalante comme celle d’un caméléon. «Vraiment que tu es belle ! Si j’étais l’homme de ta vie, je ne partirais même pas au travail pour rester tout le temps collé à toi » se précipitait-il de lancer aux charmantes «go». Et comme nos filles aiment tellement les blagues, ces petites phrases sont un vrai sésame pour ouvrir la porte de la conversation entre les deux parties. Notre passionné des fesses use de n’importe quel subterfuge pour convaincre les charmantes dames afin de découvrir l’intérieur des rotondités. Et souvent, il parvient à ses fins.

    Mais ce qu’il ne sait pas, toutes les filles de la capitale ne sont pas accessibles. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de Oumou, plus de la vingtaine, teint clair. Une créature bien meublée par dame nature. Elle détient une poitrine saturée. Après avoir accosté la charmante demoiselle non loin de la place CAN, il l’invite à prendre un pot dans la soirée. Oumou accepte la proposition et la nuit tombée, nos deux amis se retrouvent dans un bar de la place pour savourer leur rencontre. Une, deux et trois bières et il décide de passer à la vitesse supérieure. Pour atteindre sa proie, Abdou demande à Oumou de quitter les lieux pour une autre destination qui disposait de chambres de passe. Dans ce bar, il commande de la soupe de poisson, le tout arrosé avec une bonne dose de bière.

    A la fin des festivités, Abdou, qui a certainement le feu au pantalon, loue  une chambre pour bien digérer cette rencontre. Mais surprise : la fille refuse de mettre ses pieds dans la chambre. Mais Abdou réussit à la convaincre que c’est uniquement pour se reposer. Aussitôt dans la chambre, des cris fusent, alertant tout le monde. Les vigiles et quelques adeptes des lieux accourent comme en de pareilles circonstances et découvrent Abdou debout, tenant son « bakary » sanguinolent en  main. En réponse aux regards pleins de questions du public, il reste muet. Tout naturellement, la demoiselle s’empresse d’expliquer qu’elle a planté ses ongles dans le « bakary » pour se défaire de notre brave Abdou qui voulait la violer. Cette version a permis d’éclaircir la situation, surtout que beaucoup de personnes, dans l’attroupement, connaissent Abdou pour « sa force de frappe ». mais pour cette fois, il se résout à prendre la clé des champs.

     

    Destin GNIMADI

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