Formation des apprentis artisans : Le torchon brûle entre l’AMAPRO et la FAMAPRO

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    Drôle de sigles, l’AMAPRO et la FAMAPRO sont à couteaux tirés. La pomme de discorde entre ces deux Associations porte sur la formation des apprentis artisans, financée par le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle (FAPA).

    En fait,  tout est parti dela FAMAPRO. Chaqueannée, nous indique une source, le FAFPA finance la formation des apprentis artisans du Mali. C’est ce qu’a bien compris le président dela Fédérationdes Associations  Maliennes des Artisans (FAMAPRO), Sékou Boukoutan Koné, qui a monté un dossier au nom de son Association. Dossier qu’il a déposé au FAFPA.

    C’est en voulant signer le dossier contenant une liste des apprentis qu’il a retenus  pour accord de la formation quela Directricedu FAFPA s’est rendu compte que cette Fédération n’était pas reconnue à son niveau et que c’est l’AMAPRO qui est légale. Le pot aux roses est alors découvert.La Directrice, selon notre source, aurait fait venir le président (confirmé) de l’AMAPRO à qui, finalement et légalement, elle a donné son feu vert pour la formation des apprentis artisans.

    Furieux et non content de la décision dela Directricedu FAFPA, Sékou Boukoutan Koné décide de convier les patrons et apprentis artisans pour discuter de la question, histoire de les dissuader à ne pas suivre le camp adverse. Sa déception fut très grande, car ceux-ci n’ont pas daigné répondre à son invitation.

    Une autre source digne de foi nous révèle qu’en fait, c’est l’AMAPRO qui est l’Association légale. Créée en 1986 en Commune VI, elle a été élargie en 1992 aux autres Communes du District de Bamako. C’est bien après cela, que Sékou Boukoutan Koné, n’étant pas en odeur de sainteté au sein de l’Association mère, a décidé de créer la sienne : la FAMAPROqui n’est pas reconnue par les structures étatiques partenaires. «Ce que Boukoutan est en train de faire est grave. Il ne s’entend avec personne et ne veut comprendre personne. S’il continue comme ça, il risque d’avoir des problèmes. Il faut qu’il mette de l’eau dans son vin», nous confie en catimini un cadre du secteur artisanal.

    Boubacar SIDIBE (Stagiaire)

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