Grosse frayeur à l’Ambassade de France au Mali : Un homme arrêté avec une arme à feu !

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    Agé de 47 ans, Gaye Koïta natif de Diéma dans la région de Kayes a été arrêté, la semaine dernière dans l’enceinte de l’Ambassade de France à Bamako, en possession d’une arme à feu. N’ayant pas d’autorisation de port d’arme, l’homme a été mis à la disposition de la Brigade d’Investigation Judicaire de la police nationale avant d’être écroué. Explications !

    Le lundi 22 mai dernier, le personnel de l’ambassade de France au Mali, au même titre que les usagers et visiteurs du jour ont eu une grosse frayeur des minutes durant. Cela, pas à cause d’une attaque terroriste, qui est un phénomène en vogue de nos jours, mais à la suite de l’interpellation d’un porteur d’arme à feu (bien dissimulée dans son sac).

    Ce jour, comme d’habitude, le consulat de France à Bamako baignait dans une ambiance de quiétude. Les demandeurs de visa, les dossiers sous le bras se suivent dans deux longues files, allant de l’entrée principale au bout des barbelés de sécurité portés par des gros sacs de sable. Sur l’autre versant de la route, se mouvemente le petit monde de facilitateurs, dénommés des ‘’coxer’’, qui sont tenus à l’œil par des agents en faction et les différentes cameras de sécurité.

    L’on pouvait imaginer le danger venir de partout sauf dans les rangs des demandeurs de visas. Cela en raison des mesures de sécurité mises en place à cet effet. Curieusement c’est ce qui fut le cas ce jour. Comment ?

    Aux environs de 8 heures, un homme du nom de Gaye Koïta, avec comme signe particulier, une grosse cicatrice sous la gorge, accompagné d’un jeune garçon, Cheicknè, suit le rang jusqu’à l’entrée principale du Consulat de France, face place des Martyrs.

    En effet le nommé Goita avait accompagné son fils Cheickné (un adolescent de 16 ans)  en quête de visa pour la France. Après un premier passage, relatif au dépôt de dossier, Cheiknè avait été invité par le personnel de l’ambassade de se faire accompagner par un de ses parents. C’est ainsi qu’il portera son choix sur son père, Gaye Koïta, résidant selon nos informations, à Diéma dans la région de Kayes, pour pouvoir décrocher le précieux sésame.

    Ceux-ci comme, les autres visiteurs de la représentation française au Mali, devaient tout naturellement se soumettre à un méticuleux contrôle de sécurité avant d’accéder au service en charge de la gestion de visa. Le premier contrôle a eu lieu à l’entrée principale par les agents de la société de gardiennage et de sureté ‘’SECURICOM’’ et ceux de la police. Qui ne détectent rien d’anormal sur Gaye Koïta et son fils Cheicknè.

    Un revolver chargé de balles !

    Alors qu’il y avait bien quelque chose d’anormal, mais qui a échappé à la vigilance des  premiers agents. Heureusement qu’il y’avait un autre dispositif sécuritaire  dans la cour de l’ambassade, pour effectuer un second contrôle. Qui à travers les rayons X  détecte une arme à feu, un révolver chargé de balles, dans le sac-à-main de Gaye Koïta. Qui fut séance tenante, interpellé par les forces de sécurité de l’ambassade et mis à la disposition de l’unité de recherche de la  Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ) de la police nationale. L’enquête est confiée au jeune inspecteur principal de police, Mohamed Haïdara, chef de la section Recherche de la BIJ, pour faire la lumière sur l’affaire qui a failli créer une scène de panique dans l’enceinte de l’ambassade, à cause de la hantise terroriste.

    Mais d’après nos premières informations obtenues de sources policières, l’homme qui n’a pas de permis de port d’arme, a déclaré n’avoir aucune mauvaise intention contre le personnel de l’ambassade. Cultivateur de profession, Gaye Koïta a témoigné n’être au courant de la présence d’une arme à feu dans son sac avec lequel, il a quitté Diéma pour Bamako. D’après lui, c’est probablement un de ses enfants qui aurait mis l’arme dans son sac à son insu. Toutefois, il a reconnu que l’arme en question lui appartenait mais persiste qu’il n’avait aucune intention d’en faire usage pour faire mal à qui que ce soit.

    Malheureusement, l’intention aussi bien que l’aveu importent peu dans une telle situation.

    Car la possession d’arme à feu sans permis est un délit prévu et puni par la législation malienne. Après la fin du délai légal du garde-à-vue, il a été placé sous mandat de dépôt, pour être entendu par la justice.

    Abel Sangaré

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