Incroyable, mais vrai: Un homme se déguise en fille

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    A l’approche de la fin du monde, dit-on, l’on assiste à toutes sortes de signaux. La morale est foulée au pied. L’honnête citoyen ne s’y reconnaît plus. Les acteurs de ce monde de calamité, du point de vue religieux, constituent de véritables bûchers le jour du jugement dernier. En attendant, la Brigade des mœurs fait comme elle le peut pour nettoyer les zones miasmatiques du district de Bamako. Cette opération lancée depuis un certain temps, a abouti à l’arrestation de plusieurs délinquants et déviants sexuels dont ce jeune travesti du nom de Mamadou Maïga, de son nom de femme, Bintou Maïga.
    Le malheur du jeune travesti est parti du carrefour des jeunes de Bamako, dans la nuit du 10 au 11 août dernier. Tard dans la nuit, Mamadou Maïga dit mademoiselle Bintou Maïga entièrement habillé d’une chemisette « bodi » sur un pagne wax et coiffé d’une perruque avec autour de sa ceinture un collier « baya » et un talisman, se présente au Carrefour des jeunes à la recherche de la clientèle. Peu après son entrée dans la cour, le travesti aborde un homme qui après discussion a voulu le transporter sans savoir qu’il a affaire avec un homme. Mais, il en a été vite informé par des jeunes qui se trouvaient sur les lieux. Aussitôt, la colère s’empare de ces derniers. Ils s’amassent autour de la demoiselle et la bastonnent copieusement pour son comportement indigne d’un Malien. Pendant qu’elle se trouvait entre les griffes de la foule, un honnête citoyen informe la Brigade des mœurs. L’officier de police de permanence dépêche des éléments sur le terrain pour la secourir. Fort heureusement, des personnes de bonne volonté avaient réussi à l’extirper des mains de ses agresseurs qui l’ont dépouillé de son téléphone portable. Conduite à la police, Miss Maïga est gardée pour sa propre sécurité. Sommairement interrogé, le jeune homme dit s’appeler Mamadou Maïga, natif de Gao, domicilié à Sangarébougou chez son copain du nom de Bourama Traoré, apprenti-chauffeur de son état. D’après lui, après la mort de tous ses parents, il est venu à Bamako pour s’essayer dans la profession d’apprenti-chauffeur. Mais, au fil du temps, il a appris la tresse et le tatouage dans lesquels il s’est spécialisé. C’est ainsi que dans son quartier et à travers la ville de Bamako, nombreuses sont les femmes qui louent ses services. A force de les fréquenter, il a épousé petit à petit leurs comportements et habitudes. Finalement, il a basculé dans les traversions. Il fréquente généralement le « Biblos ». C’est ici qu’il rencontre ses clients Blancs qui lui glissent entre les mains, la modique somme de 2000 FCFA à 3000 FCFA après service rendu. Les déclarations du travesti de Gao ne surprennent pas la divisionnaire de police Ami Kane, car selon elle, le phénomène gagne dangereusement la ville de Bamako. Toute chose qui est de nature à saper les valeurs morales du Malien dans leur propre fondement. La législation malienne n’ayant prévu aucune sanction contre les travestis et les lesbiennes, Mamadou Maïga dit mademoiselle Bintou Maïga devrait rejoindre son « époux » Bourama Traoré à Sangarébougou dans les heures qui suivent. On aura tout vu dans ce monde ici-bas !
    O. BOUARE

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