Insécurité grandissante sur l’axe Bamako-Kita : Deux braquages en un mois

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    Pour la deuxième fois consécutive à l’intervalle d’un mois, les usagers de l’axe Bamako-Kita ont été victimes d’attaque des bandits armés dans la nuit du samedi au dimanche dernier.  Le braquage a eu lieu  entre Sangarébougou et Kouléko. Une localité située à  45 Km de la ville de Kita et 25 Km du village de Sébékoro où  se trouve un poste de sécurité de la gendarmerie nationale.

    L’axe Bamako-Kita est actuellement la route nationale la plus dangereuse à cause des attaques des bandits armés. Ce, malgré l’existence des postes de sécurité de la gendarmerie.

    Dans la nuit du samedi 18 juin à dimanche, à des heures non avancées, des bandits armés ont attaqués des véhicules sur l’axe en question. C’était la seconde attaque en moins d’un mois.

    Les assaillants ont réussi à vider une Mercedes de ses passagers en apportant leurs biens (argent, téléphones portables et autres…).

    La seconde cible était un véhicule 4X4 qui a pu leur échapper. Les occupants ont, par la suite, alerté la gendarmerie de Kita.

    Naturellement, ces éléments ont pris tout leur temps comme s’ils voulaient en donner suffisamment aux malfrats de disparaître. Du fait qu’ils n’ont pas averti ceux de SEBEKORO dans la perspective d’une interception (il n’existe qu’une seule voie d’accès), leur bonne foi est beaucoup sujette à caution. 

    Une précédente attaque a eu lieu dans le même rayon, entre Sorybougou et Kassaro à 30Km du poste de sécurité de la gendarmerie de Sébékoro. Pour l’occasion, les véhicules personnels, les remorques, les Sotrama et minicars  sont tombés dans le filet des bandits armés. C’était à la fin du mois de mai.

    Les  victimes ont été mises à ventre plat à même  le sol, avant d’être soulagées de tous leurs biens (téléphones portable, argents, bijoux et autres objets de valeur).  L’opération a duré plus d’une vingtaine de minutes pendant lesquelles les assaillants n’ont pas été inquiétés.

    Selon les informations recueillies auprès de ces victimes, les bandits étaient équipés d’armes de guerre, des kalachnikovs en l’occurrence. Ils portaient en outre des bottes militaires appelées rangers. Etait-ce des militaires ?

    Les spéculations vont bon train. Ils parlaient cependant une langue étrangère mais s’efforçaient à faire entendre l’expression « Oui Chef » aux passagers. Juste comme s’ils voulaient donner l’impression d’être effectivement des soldats. Le doute est cependant permis.

    Parmi les victimes il y avait quelqu’un qui travaille dans la mine d’or. Ce dernier était de retour de l’achat d’un produit de lavage d’or d’une valeur de plus d’un million. Malheur lui a pris, car une des balles tirée dans le véhicule a éclaté la bouteille contenant ce produit. 

    Les usagers s’organisent et s’arment à leur tour

    Suite à ces attaques désormais fréquentes, tous les chauffeurs et apprentis entendent se procurer d’armes afin d’assurer leur propre sécurité et celle des passagers

     « Si les autorités ne veulent pas réagir…nous allons nous défendre nous-mêmes…on ne va plus se laisser faire. On se demande si toutefois il n’y a pas de complicité entre les bandits armés et  ceux  qui sont censé assurer notre sécurité », nous a déclaré un chauffeur de l’axe Bamako-Kita. Selon un autre chauffeur, « ces postes de sécurité n’ont plus leur raison d’être… Il faut que ces éléments revoient leur copie… contrôler par exemple tous les véhicules personnels qui passent pour savoir si les occupants ne sont pas armés ».

    Il faut, en tout état de cause, craindre le pire à ce rythme.

    Oumar Diakité    

     

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