La caisse MoneyGram de Bagadadji, attaquée par des bandits armés, un policier blessé…

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    Des bandits, armés jusqu’aux dents, circulant à bord d’une Mercedès immatriculée RG ( République de Guinée), ont attaqué, dans la nuit du 26 au 27 janvier une caisse de Money Gram à Bagadadji. Il a  fallu l’intervention de trois commissariats de police et la Brigade Spéciale d’Intervention pour les en dégager. S’en suit un échange de coups de feu à l’issue duquel un chauffeur de la police est atteint à la gorge.

    Dans la nuit du 26 au 27 janvier, sept individus armés, attaquent la caisse de Money Gram de Bagadadji. N’eut été l’intervention des forces de sécurité, ils auraient emporté le coffre-fort de cette caisse située à Bagadadji, à coté de l’immeuble Bakorè Sylla, face à l’Assemblée nationale.

    Selon les témoins, en l’occurrence les gardiens des lieux et les vendeurs de café, tout a débuté vers 2 h 30 mm. Les bandits, au nombre de sept, débarquent d’une Mercedes grise immatriculée en Guinée Conakry, avec des cisailles, des tenailles et des fusils. Ils bouclent toutes les ruelles qui mènent à la caisse Money-Gram. Avant de demander aux gardiens et vendeurs de café de se coucher sur leur ventre. Les uns se mettent à défoncer les portes de la caisse. Les autres, armes aux poings, tiennent les gardiens et les passants en respect.

    Un passant, qui a suivi l’opération de loin,  alerte les agents de la Garde Républicaine  de l’Assemblée nationale. Ils ne bougeront pas le petit doigt.  Heureusement, une patrouille  du commissariat du troisième Arrondissement passait par- là. Elle est informée  par un autre témoin. Sans tarder, l’équipe de la patrouille se rend sur les lieux. Mais elle est accueillie par des coups de feu. Selon un agent de police qui faisait partie de la patrouille, ils ont échangé des tirs avec ces bandits durant plus de quinze minutes. Sans pouvoir les déloger. Au cours du combat une balle brise la vitre du véhicule de la patrouille et atteint le chauffeur à la gorge. Mais celui-ci parvient, à conduire le véhicule jusqu’à l’hôpital Gabriel Touré où, il sera hospitalisé d’urgence. Face à la situation,  les éléments de la police demandent du renfort. C’est ainsi que les éléments des commissariats du premier, du sixième arrondissement ainsi que de la Brigade Spéciale d’Intervention se rendent  sur les lieux. Ils arrivent  au moment où les bandits étaient sur le point d’embarquer le coffre-fort dans leur voiture. Les bandits, qui ne voulaient pas abandonner leur butin, résistent aux forces de l’ordre pendant une vingtaine de minutes. C’est un véritable combat qui a opposé les deux parties. Les traces de balles sont visibles sur les murs des bâtiments. A en croire un agent de la police du 3ème Arrondissement, les bandits n’ont abandonné la partie que lorsque leurs balles sont épuisées. Ils seront  pourchassés par les forces de sécurité dans les ruelles de Bagadadji. Quant au coffre-fort, il n’a pu être emporté par les bandits. Car, selon le même policier,  il s’agit d’un coffre-fort très lourd. Il a fallu la grue de la police pour le transporter au commissariat du troisième Arrondissement.

    Cette attaque montre à quel point l’insécurité est légion dans notre capitale. Mais aussi, sur toute l’étendue du territoire national. «C’est cette nuit-là que  j’ai pu mesurer le degré de l’insécurité dans la ville de Bamako», témoigne un agent de police, qui a participé au combat.

    Le chauffeur touché à la gorge est toujours à l’hôpital Gabriel Touré. Les responsables de la police lui ont rendu visite.  Selon une source médicale, il sera, bientôt, d’attaque. Mais la patrouille de la police n’a pu mettre la main sur les bandits ; lesquels ont réussi- comme par magie- à se faire fondre dans les entrailles de la nuit.

    De sources proches de la police, les recherchent se poursuivent.

    Aboubacar Berthé

     

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