La Gare routière de Sogoniko, un nid de prostituées

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    La marie du district de Bamako avait pris des mesures  pour garantir la sécurité des usagers et de leurs biens à la gare routière de Sogoniko. Une gare devenue le nid des gangs. Mais aussi des professionnelles du sexe. C’est pourquoi, la démolition de certains locaux qui servaient de repaire abris pour les bandits et les praticiennes du plus vieux métier du monde » ont été félicités par l’ensemble des populations de la commune VI. 

    Malgré ces mesures, force est de constater que lecommerce du «sexe à ciel ouvert » persiste. Les objectifs fixés ne sont, nullement, atteints. Aujourd’hui, à la gare de Sogonoko, les prostituées et les bandits semblent être plus nombreux que les commerçants. Les prostitués et les bandits selon, les témoignages, sont ces femmes, ces filles, ces jeunes  qui se confient dans la journée aux agents  des hôtels,  des restaurants ou se déguisent en courtiers au service des compagnies de transport. Mais dès que la nuit tombe, elles  changent de métier. Les uns deviennent  des braqueurs dans les sombres endroits qui mènent à la gare. Les autres, leurs complices. Les devantures des magasins de la gare sont  deviennent  des magasins du sexe où l’on achète et consomme sur place.

    Le hic c’est que  la gare routière de Sogoniko se trouve être logée entre les commissariat du 7è, 10è  arrondissement et la brigade de gendarmerie de Faladiè. Sans compter le poste de police de la gare routière et une direction de la protection civile.

    Malgré ce dispositif, les populations riveraines de la gare sont victimes, toutes les nuits, d’attaques. Ou presque. Une seule nuit ne se passe sans qu’un paisible citoyen ne soit dépossédé de sa moto, aux alentours de la gare. Aussi, «la prostitution à ciel ouvert » dépasse l’endentement. Les prostituées et leurs clients n’hésitent pas à faire «le jeu de jambes en air» dans la rue ou dans les voitures. Le plus inquiétant semble être la complicité qui existe entre les prostituées et les bandits. Les premières accueillent le client et le retarde avant que n’arrivent les seconds pour le «dépouiller» de ses biens.

     Il est temps que les autorités se réveillent pour faire face à cette  insécurité, de plus en plus, grandissante.

    BERTHE

    Ambroise TOGO (stagiaire)

     

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