Le 2ème VP de l’Assemblée, Assarid agressé à Domicile

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    Dans la nuit du mardi 26 juillet, aux environs de 21 heures, le chef de la fraction Imghad, Ahmed Ag Eguerwel, accompagné pour la circonstance de Mohamed Ag Moussa, marabout de son état, ancien député de la circonscription d’Ansongo, arrive à Magnambougou, au domicile  d’Assarid Ag Imbarcawane, 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Secrétaire administratif du Comité exécutif de l’ADEMA.

    Les deux hôtes ont été accueillis, à l’étage, dans le salon luxueux de l’élu de Gao. Le chef de la fraction Imghad, Ahmed Ag Eguerwel (il est de la même fraction et communauté qu’Assarid Ag Imbarcawane) commence des échanges avec le propriétaire de la maison. Très vite la tension est montée.
    Et subitement, il se lève pour asséner un coup à son interlocuteur, sous l’œil impuissant du vieux marabout. Heureusement que le maitre des lieux est plus costaud que l’agresseur, lequel a été vite maitrisé par Assarid et ses enfants. C’est ainsi qu’ils l’ont sorti manu-militari de leur domicile.
    Selon des sources proches du chef des Imghads, celui-ci n’a pas apprécié certains agissements du 2ème vice-président au sein de leur fraction. Nous avons tenté de savoir plus. En vain.


    Approché par nos soins, Assarid Ag Imbarcawane s’est contenté de nous dire : "C’est un problème familial. Nous allons le résoudre à ce niveau. Je vous en prie, ne dramatisez pas la situation. Je suis en train de réfléchir pour voir la meilleure attitude à tenir. Chahana ne dites rien sur ce sujet".
    Après réflexion, nous avons, en toute conscience et en toute liberté, décidé d’en parler pour deux raisons.
    D’abord, la personnalité de l’agressé, laquelle, on le sait, a toujours été un loyaliste, un républicain. Il s’est toujours opposé au banditisme que certains de ses parents pratiquent dans le Nord du Mali. Il a autant fustigé le langage des armes dans la résolution des problèmes du Nord et a toujours œuvré pour une solution pacifique. Plusieurs membres de sa communauté l’accusent pour cette position courageuse.


    Ensuite, parce que, mal gérée, cette agression peut avoir des complications sur le terrain entre membres de la fraction Imghads. Et de fil en aiguille, des alliés de part et d’autres pourraient envenimer la situation et provoquer une bagarre à l’issue imprévisible.


    La balle est donc dans le camp de la fraction Imghad et des structures sociales, voire étatiques, chargées de gérer un tel malentendu.
    A suivre.
    Chahana Takiou

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