Le marché du kola du Rail-dah incendié : 4 blessés dont un grave et des dizaines de millions CFA partis en fumée.

    0
    0

    Le marché de kola situé derrière la gare ferroviaire, face à l’hôpital Gabriel Touré, a pris feu dans la nuit du 20 au 21 janvier derniers.  Il a fallu l’intervention de la protection civile, mais aussi de la Police et de la Garde nationale pour limiter les dégâts. Mais le bilan est lourd. Trop lourd.

    Depuis belle lurette, ces vendeurs de kola occupent cet espace, à cheval sur les rails face à l’assemblée nationale. Mais face à l’occupation anarchique des lieux, la mairie du district finit par faire déguerpir tous les vendeurs de kola au bord du trottoir.  Afin de rendre fluide la circulation. Ne sachant pas où s’installer, les vendeurs de kola et d’autres commerçants détaillants prennent d’assaut un titre foncier appartenant à un particulier. Sur leur nouveau site, qui n’est pas sous contrôle de la mairie du district, les commerçants installent leurs boutiques faites de bric et de broc. Et pire, dans  un désordre indescriptible. Bien que ce site soit appelé le marché de kola, on y vendait un peu de tout. Des chaussures, des habits, des légumes  et mêmes des ossements humains.

    Selon les témoins, ce marché était l’un des plus désordonné de la capitale. Les fils électriques étaient installés n’importe où et n’importe comment.

    Selon l’un des gardiens des lieux, Oumar Diakité, c’est aux environs de trois heures et trente du matin que l’incendie a commencé. A l’en croire, l’incendie a été provoqué par un court circuit électrique. Il avait eu dit-il, du mal à joindre les sapeurs pompiers. Mais, poursuit-il, au même moment, une équipe de patrouille de la police arrive sur les lieux. Sans tarder, le chef d’équipe de la patrouille alerte la protection civile qui se rend aussitôt sur les lieux. Ils ont évité le pire en isolant les magasins situés à proximité.

    Quant au fameux marché de kola, il est parti en fumée. Le bilan est lourd, très lourd. Car, grand-chose n’a pu être sauvé. Au moment où nous mettions cet écrit sous presse, il a été enregistré quatre blessés dont un grave. Il n’ y a pas eu de mort d’homme. Mais sur place, les propriétaires de boutique s’évanouissaient. Les uns après les autres.

    Une équipe du gouvernement, composée du ministre de la Communication Porte-parole du gouvernement, Sidiki N’Fa Konaté, du ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile Sadio Gassama, du ministre chargé de la Décentralisation, David Sagra et des maires de la commune III, Kader Sidibé, de la commune VI, Souleymane Dagnon et du directeur national de la police se  sont rendus sur les lieux, encore fumants, pour constater les dégâts. C’était aux environs de dix heures.  L’équipe gouvernementale a également rendu  visite aux blessés qui ont été évacués à l’hôpital Gabriel Touré. Il y avait plus de peur que de mal.

    Le ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, Sadio Gassama, a indiqué que des dispositions seront prises  pour diligenter des enquêtes afin que  les responsabilités soient situées. Selon lui, il est inadmissible qu’un tel marché « privé » soit installé sans l’aval de la mairie du district.

    Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, a remercié la Protection Civile et les forces de l’ordre qui se sont battu pour limiter les dégâts. Selon lui, la maîtrise du feu dépend de l’alerte. «Les premières alertes doivent parvenir et à temps aux forces de sécurité » a-t-il dit.

    Pour le secrétaire général du Syndicat National des Commerçants Détaillants, Cheick Oumar Sacko, c’est douloureux de voir un marché, partir en fumée. Pour lui, il est difficile de faire, un bilan exhaustif des dégâts. Le nombre de commerçants touchés par cet incendie n’est pas encore connu. Mais Cheick Oumar Sacko accuse le gouvernement qui ne s’occupe pas, comme il se doit, des problèmes des commerçants détaillants. Selon lui, cet incendie est la preuve  supplémentaire du désengagement du gouvernement face aux difficultés des commerçants détaillants.

    Aboubacar Berthé    

    NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.