Les coups de la vie : « Fou amoureux de sa servante, Bôlôkelen perd de plus en plus la raison »

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    Inspirée de l’ouvrage d’Anzata Ouattara, cette rubrique a su s’imposer auprès des lecteurs. Cette appréciation n’est pas sans conséquence pour le journal. Autant le nombre des lecteurs a considérablement grandi, donnant ainsi un coup de piston à notre politique commerciale, autant le défi de combler ce fidèle lectorat devient plus immense.

    Au delà de l’aspect commercial, cette rubrique à bien d’autres objectifs. Il s’agit de donner l’opportunité aux lecteurs de partager leurs histoires, expériences et souffrances en vue bien entendu de bénéficier de conseils et suggestions afin de les surmonter. Les histoires sont vraies. Nous prenons néanmoins le soin d’éviter les noms, tout en donnant plus de sensations aux éléments. Chaque histoire se termine avec des questions. C’est en répondant à ces questions que vous contribuerez à l’animation de cette rubrique.
    L’histoire de cette semaine est époustouflante. Fou amoureux de sa servante, Bôlôkelen a perdu la notion de la raison et ne sait plus à quel sain se vouer. Entre d’une part sa femme, ses enfants et sa famille et par ailleurs sa maitresse, ses fantasmes et sa réputation, le dilemme de Bôlôkelen est compliqué. Peut-on lutter contre son cœur ? Choisir t’on de tomber amoureux encore moins de la personne que l’on doit aimer ? Est-ce morale de trahir une femme avec laquelle l’on a passé plus de 20 ans ?
    ‘’Je suis un homme « carré » et je suis un peu vieux. Mon épouse et mes enfants me traitent de « gaou » (ignorant des choses de la vie), mais cela m’amuse. J’ai plutôt réussi dans ma vie et je ne manque de rien. Dans le langage courant, on dira que « j’ai un peu » et je suis un très bel homme même si je vie simplement. C’est mon épouse qui s’occupe de tout ce qui concerne la maison et je ne lésine pas sur les moyens pour satisfaire ma famille. Cela fait vingt trois ans que je vie avec ma femme. Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais intéressé au personnel de la maison. Pour moi, seul mon épouse était habilitée à engager  ou à renvoyer une domestique. C’est à  peine si  je les regardais et je ne leur adressais pratiquement pas la parole. Depuis mon mariage, je n’avais jamais trompé ma femme et l’idée de le faire ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Mais comme on le dit souvent, il ne faut jamais dire : jamais !
    Un jour contrairement à son habitude, ma femme était allée plus tôt à son travail, me laissant seul à la maison. La domestique était chez ses parents depuis vendredi pour sa sortie du mois. Lorsque je m’apprêtais a quitter la maison, on a sonné à la porte. C’était la servante qui revenait de son week-end. Je fus émerveillé quand je l’ai vue. Elle était belle dans son ensemble pagne qui lui allait à ravir et elle était très bien coiffée. Je ne l’avais jamais vue habillée comme ça auparavant et j’ignorais qu’elle était si séduisante.  Habituellement, je la voyais dans sa tenue de travail, avec un gros foulard attaché autour de sa tête. Mais là, elle était divine. Toute la journée, l’image de cette jeune fille n’a cessé de me tourmenter. A compter de ce jour-là, mon comportement avait changé a la maison et je faisais plus attention à elle. Je ne supportais pas les reproches de mon épouse à son endroit, j’étais même devenu maladroit car cette demoiselle m’impressionnait. J’étais littéralement tombé amoureux de ma servante ! Cependant je n’arrivais pas à lui exprimer mes sentiments car ma femme était toujours là et cela m’irritait. J’attendais impatiemment son week-end de sortie pour lui déclarer mon amour. Mais ce week-end était trop loin à mon goût, car il aurait fallu  attendre un mois entier. J’ai donc décidé d’user de stratégies. Un jour de la semaine, après avoir déposé mon épouse dans son lieu de travail, je suis revenu sur mes pas. Je savais la domestique toute seule à la maison, à cette heure-là. Lorsque je suis arrivé chez moi, je me suis précipité dans la cuisine pour voir la jeune fille et lui déclarer mon coup de foudre. Elle tremblait et craignait surtout que l’on nous surprenne. Je tentai de la rassurer que rien n’arrivera si elle suivait scrupuleusement mes consignes. D’un mouvement de tête, elle semblait adhérer à cette cause. Cette décision était-elle volontaire ou pas, je ne saurais me prononcer. En tout cas, je ne l’avais pas laissé le choix et je tenais si fort à elle que je ne pouvais plus contrôler mes réactions. C’était à présent très difficile pour moi de la voir humiliée dans ma maison. J’avais mal au cœur lorsqu’à table, je ne pouvais pas lui demander de se joindre à nous. J’avais mal de savoir qu’après le repas, c’était elle qui débarrassait la table et nettoyait tout. Je ressentais pour cette fille, un amour très profond. Je ne pensais plus qu’à elle.
    Son week-end de sortie arriva enfin. Nous fixons un rendez-vous dans un endroit tranquille et très discret. Mes sentiments pour cette fille devenaient de plus en plus forts. Je venais de découvrir une autre facette de l’amour : la face cachée, le péché peut-être. Mais je n’étais pas prêt à y renoncer. Du coup, ma vie avait changé. J’étais devenu plus joyeux, mais je faisais tout pour que ma femme ne doute de rien. Je sais que mon épouse n’acceptera jamais de me partager avec sa servante, alors que je ne voulais pas mettre un terme à ma nouvelle relation, non plus. Je lui faisais encore plus de cadeaux et tous ses désirs devenaient des ordres parce qu’au fond de moi, je savais que ma femme ne méritait pas ça.
    J’ai beaucoup de respect pour ma femme. Elle est celle avec qui j’ai construit ma vie. Nous avons tout partagé, les bons moments comme les difficiles et je n’aimerais pas lui faire subir cette situation que je vis malgré moi. Elle a toujours été une bonne compagne. Malheureusement, je crois que la monotonie a fini par gagner notre couple. Toujours est-il que pour rien au monde, je ne quitterai celle qui est à mes côtés depuis plus de vingt ans et qui m’a donné trois adorables enfants. Elle donne à ma vie tout son sens. Plusieurs de mes amis ont des maîtresses. J’ai toujours condamné cela et je croyais dur comme fer que ce genre de choses ne pourrait jamais m’arriver. Je me rends compte à présent que je perds la tête rien qu’à l’idée de me retrouver dans les bras de mon amante. Arrêter ma relation avec  elle, je ne m’en crois pas capable, car je l’aime sincèrement. Cette fille a quelque chose de particulier. De plus, elle éprouve beaucoup de remords à tromper sa patronne qui était très généreuse et gentille avec elle. Elle est toujours chez moi et nous nous voyons de plus en plus régulièrement. Je ne sais vraiment pas quelle décision prendre. Est-ce qu’un tel amour peut rester éternellement caché ? Ce que je projette c’est de faire partir ma servante de chez moi, lui donner les moyens de se prendre en charge, continuer à l’aimer tout en cachant cette relation. Mais, est-ce possible ? Combien d’hommes se trouvent dans la même situation que moi ? J’ignore, mais une chose est sûre : ma servante m’a fait craquer. Malgré que je suis conscient de la situation et des conséquences qui pourraient en résulter, je ne sais quoi faire. Il m’arrive souvent d’envisager son mariage, mais je manque sincèrement de courage. Que faire ? Si cette rubrique peut m’aider à prendre une décision, j’attends de voir car je suis de ceux là qui pensent que chaque être humain a besoin de conseils dans la vie ‘’.
    Pour réagir ou envoyer votre histoire, une seule adresse : journal_leflambeau@yahoo.fr

    LA REDACTION

     

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