Lutte contre la cybercriminalité : La BIJ réalise une très grosse prise

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    A peine installé, le nouveau chef de la cellule anti-cybercriminalité de la BIJ (Inspecteur principal Abdoulaye SYNABA) et ses coéquipiers démantèlent le plus grand réseau d’arnaqueurs sur le net au Mali. La bande est un groupe cosmopolite et extrêmement organisé. Partout au Mali, leurs victimes sont insondables. Aujourd’hui, les cerveaux de la bande, Drissa NIAMBELE et Stéphan un camerounais, roupillent derrière les cachots de la BIJ et attendent le reste des membres de leur bande. Ils ont été arrêtés dans la nuit du jeudi 28 septembre, le premier à ZERNI et le second à Kalaban-coura.  

    Comment la bande opérait ?

    Pour atteindre leurs objectifs, la bande s’était organisée en trois groupes dont chaque membre du groupe avait un rôle bien précis. Cependant, le rôle des membres du premier groupe consistait à chercher sur le net, à travers les réseaux sociaux les informations personnelles de leurs futures victimes à savoir : le nom, le prénom, les adresses, les liens avec ses contacts et toutes les affiliations. Le choix des victimes était minutieusement analysé. De telle sorte qu’ils tombent sur des gens aisés.

    Ainsi fortifiés des informations personnelles de leurs victimes, les membres du deuxième groupe entrent en jeu. D’abord, ils établissent un premier contact avec la victime par un coup de fil téléphonique. Ensuite, pour mieux l’appâter, dans leurs échanges téléphoniques, ils se font passer comme un ami de longue date de la victime. Pour totalement gagner la confiance de leur victime et définitivement balayé le doute dans sa tête, les arnaqueurs disent les noms de ses connaissances et lui demandent comment se portent ces gens.

    A la suite, à chaque proie, ils proposaient un business. Parfois, ils disent qu’ils sont maintenant dans le commerce international et que leurs marchandises sont bloquées, à cause d’argent pour les dédouaner, dans un port maritime d’un pays de la sous-région. Ou aussi, ils se font passer pour des travailleurs de la MINUSMA et affirment à la victime qu’en ce moment leur service est en train de recruter du personnel. A la fin, ils proposent toujours des sommes d’argent à leurs proies.

    Le troisième groupe n’entre dans la danse que si les deux premiers groupes réussissent leur coup. Le travail de ce dernier consiste à récupérer l’argent. Ils proposent aux victimes d’envoyer la somme demandée par orange money ou par western union. Mais le service d’envoi de l’argent dépend de la nature du business conclu avec la victime. D’une victime à une autre, la somme varie entre 100.000 FCFA à 1 million de CFA.

    Leur arrestation n’a pas été une chose simple. À chaque fois que les limiers de la BIJ croyaient mettre le grappin sur eux, les malfrats arrivaient toujours à se fondre malicieusement dans la nature. Au moindre doute, ils changeaient leurs puces téléphonique par des nouvelles. De rebondissement à rebondissement, enfin, les éléments de la BIJ montent une dernière stratégie qui finira par payer ce jeudi 28 septembre.

    À leur arrestation, après les investigations des domiciles des malfrats, les enquêteurs ont découvert de nombreuses puces téléphoniques. Les bandits ont avoué les faits qui leurs sont reprochés. On parle des dizaines de victimes.

    Approché par nos soins, l’inspecteur principal de la brigade anticybercriminalité, Abdoulaye SYNABA, sous le contrôle du commandant de la BIJ Amadou Bilal TRAORÉ, a invité les populations à être très vigilantes dans l’utilisation des réseaux sociaux. Surtout à faire très attention avec leurs informations personnelles car, dit-il, le net est très infesté d’individus mal intentionnés. Que Dieu veille sur nous donc !

    Sory Ibrahim TRAORÉ

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