Mamadou Tieoule Konaté, président de la ligue de Bamako : Après son inculpation, le pôle économique demande au cabinet IEC-SARL d’accélérer l’audit de la gestion du champ hippique

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Après l’inculpation de Mamadou Tièoulé Konaté, président de la ligue hippique de Bamako non moins conseiller spécial du président de la république par intérim, également secrétaire général de la fédération malienne d’hippisme, le pôle économique vient d’ordonner l’accélération de l’audit  des instances de la discipline, entamée depuis fin décembre 2012. La correspondance du pôle économique adressée au cabinet IEC-SARL, chargé de l’audite, date du 22 janvier 2013.  

Mamadou Tiéoule Konate

A titre de rappel, suite à une plainte contre x pour détournement déposée par le trésorier de la fédération malienne d’hippisme, le pôle économique a inculpé Mamadou Tièoulé Konaté pour abus de confiance, dans le cadre de sa gestion au niveau de l’hippisme. Selon les spécialistes, l’inculpation ou la mise en examen est une accusation officielle d’un délit faisant l’objet d’une procédure d’instruction. Quant à l’abus de confiance, il consiste pour une personne à détourner, au préjudice d’autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu’elle a accepté à charge de les rendre, de les représenter ou d’en faire un usage déterminé.» En droit pénal, ce délit est constitué par trois éléments constitutifs : un détournement, un préjudice et une intention, et suppose au préalable la réunion de deux conditions.
Dans le cas d’espèce, il s’agit de l’usage abusif de mauvaise foi de la chose confiée, non-conforme à l’usage auquel étaient destinés les fonds. L’auteur d’une telle infraction est paisible d’une peine d’emprisonnement et d’une forte amende, toutes déterminées en fonction de la gravité des faits.
Sur le plan administratif, il entraine la suspension provisoire du coupable par la structure victime du délit en attendant le procès dans l’optique de sécuriser le reste des fonds qu’il a en charge. En ce qui concerne l’aspect politique, lorsque la simple inculpation d’une personne peut nuire à l’image d’une structure ou d’une institution et même du pays, elle peut entrainer des conséquences pour une question de moralité. L’inculpation qui se fait sur la base d’une enquête préliminaire, peut signifier que la présomption de culpabilité est plus forte sinon égale à la présomption d’innocence.

Le pôle économique tape du poing sur la table
En plus de l’inculpation de Mamadou Tiéoulé Konaté, le pôle économique a commis depuis la mi-décembre 2012 des experts, dont les travaux sont en cours, pour auditer le champ hippique compte tenu de la gravité des faits.
Face au retard constaté dans l’exécution de cette mission d’audite, le juge d’instruction en charge du dossier a ordonné, le 22 janvier 2013, au cabinet en charge, (IEC-SARL) d’accélérer des travaux notamment la circularisation auprès des banques ou établissements financiers. Pour l’intransigeant juge Yaya KARAMBE, cette mesure vise à contourner ou surmonter toutes velléités de rétention de l’information.
Pour appuyer la justice dans sa volonté d’assainir la gouvernance dans notre pays, les experts sont formels. Selon eux, il appartient à l’Administration de prendre des mesures conservatoires visant à protéger les ressources injectées par l’Etat dans l’hippisme. Il s’agit entre autres de la sécurisation du reste des ressources et de la suspension des dirigeants en cause.
A la Suite de la plainte contre X, le pôle économique a découvert une brèche de plusieurs dizaines de millions de FCFA. Sur la base des fausses factures que Mamadou Tièoulé Konaté et ses complices ont hâtivement fournies pour se disculper, le pôle économique n’a eu aucun mal à les épingler pour abus de confiance. Sachant qu’il s’était délibérément débarrassé du trésorier, qui était le cosignataire des sorties d’argent, pour prendre sa place en violation de tous les textes régissant les associations au Mali
A suivre…
Sékou Coulibaly

SOURCE:  du   31 jan 2013.