Marche en vue et nouvelles révélations La contestation contre le maire du district ne faiblit pas

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    Le président de l’Association appel du Mali (APMA), Adama T. Coulibaly, a animé  jeudi une conférence de presse à son siège à Daoudabougou près du lycée Kankou Moussa. Il a dévoilé le plan de la marche pacifique des lundi 23 et jeudi 26 janvier 2012 sur la Primature et la mairie du district. De nouvelles révélations troublantes ont été faites sur la gestion controversée du patron de la capitale.

    Le maire Adama Sangaré traverse une passe difficile. Ses victimes et créanciers, notamment les promoteurs de Groupement d’intérêt économique (GIE) lui promettent des journées mouvementées. Il semble que certains de ses proches collaborateurs l’aient lâché et se livreraient à des révélations troublantes sur sa gestion cavalière et le grand train de vie qu’il mène.


    Selon notre source un proche des proches de l’élu, « Adama Sangaré gaspille plus de 2 millions de F CFA par jour soit 60 millions par mois. S’il est en déplacement à Paris, son hôtel est payé sur budget de la mairie à raison de 400 euros la nuitée, soit plus de 260 000 F CFA. Pire, plusieurs GIE et d’autres entreprises prestataires soit les 70 % au compte de la ville de Bamako appartiennent au maire qualifié de voyou. Mais juridiquement il est difficile de le prouver car c’est des sociétés prête-noms. Au sein de la mairie Adama est considéré comme un demi Dieu ».


    « Sous le mandat d’Iba Ndiaye,  les GIE percevaient 50 % du montant du contrat dès sa signature et Iba Ndiaye payait correctement chaque fin du mois les GIE. Sous Moussa Badoulaye Traoré (paix à son âme) nos sous prenaient un peu de retard. Mais avec ce maire, Adama Sangaré, nous sommes à une année d’arriérés de payement et nous avons des difficultés avec nos employés qui ont décidé de ne plus balayer les voies publiques. C’est pourquoi Bamako est sale. Aujourd’hui il y a trop de poussière. Nous (les balayeurs) aujourd’hui nous adhérons 100 % ce mouvement patriotique de contestation contre le maire jusqu’à son départ parce qu’il est incapable de gérer les affaires communales », a protesté  le représentant des promoteurs de GIE.
    Le conférencier M. Coulibaly, qui a qualifié le cas Adama Sangaré de bombe à retardement, dira pour que le 23 janvier prochain une déclaration de marche a été déposée à la mairie de la Commune III (qui serait rejetée avant la fin du circuit administratif). Cette fois ci après la grève du 19 décembre 2011, les contestataires promettent une action coordonnée pour faire partir le maire.


    «  Il mérite d’être destitué de son poste de maire et servir de leçon aux autres maires corrompus et spéculateurs fonciers », a martelé notre interlocuteur qui a estimé que trop c’est trop en parlant des forfaits de cet élu notamment le morcellement des rues barrées de la capitale pour des besoins commerciaux, du marché Dossolo, du marché de Légumes, des espaces de sports et d’autres cas  d’expropriations des citoyens de leurs terres. Très remonté il a rétorqué  que « Adama Sangaré est un monstre fabriqué par l’Adema et qu’il faut quelqu’un pour le recadrer ».


    Il a dénoncé les techniques d’Adama visant à corrompre les leaders religieux à travers sa visite inopinée de la semaine dernière dans le centre de santé « Chérifla » au  Banconi du leader d’Aneçardine, Madane Ousmane Haïdara et au centre de l’AMUPI (Association malienne pour l’unité et la progrès de l’islam) où il a distribué de l’argent à des guides religieux devant des caméras.


    La marche quittera le monument Kwame Nkrumah à Hamdallaye ACI 2000 pour se rendre à la Primature avec la remise d’une lettre ouverte adressée au chef du gouvernement réclamant la démission du maire Adama Sangaré et la dissolution du conseil du district.
    Les parents d’élèves ont promis de rejoindre le mouvement afin de prendre en otage les élections générales de 2012 si jamais les grandes écoles resteront fermées. Des perspectives sombres pour la fin de mandat du président Amadou Toumani Touré.
    Aliou Badara Diarra

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