Marche pacifique de l’APMA : La police disperse les manifestants

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    Le lundi 23 janvier, les éléments du Groupement mobile de sécurité (GMS), sur ordre du Commissaire Coulibaly de la Police du 14è Arrondissement, a dispersé la marche pacifique de l’association Appel du Mali (AP-MA), provoquant ainsi des blessés.

    Depuis plus deux mois, ce mouvement s’est résolument engagé contre la spéculation foncière et les expropriations dont plusieurs citoyens sont victimes. L’association réclame par ailleurs la dissolution du conseil municipal du District et la démission du maire central Adama Sangaré. A cet effet, plusieurs marches de protestation ont été organisées par ladite association.

    Afin de « prendre le taureau par les cornes », l’AP-MA a programmé la tenue d’une marche pacifique pour aller remettre une lettre ouverte au Chef du Gouvernement à la Primature. Pour ce faire, et comme le précise la Constitution, l’AP-Mali a adressé une déclaration de marche pacifique à la mairie de la commune IV dont un exemplaire a été envoyé au Commissariat de 14è Arrondissement. Cela a été fait une semaine à l’avance, selon le président Adama T. Coulibaly de l’AP-MA. Encadrée par des policiers, la marche a commencé à partir du monument Kwamé Nkrumah pour finir à la Primature. Mais contre toute attente, au niveau de la BHM, Mme la Commissaire Coulibaly est venue barrer la route aux manifestants avec un véhicule policier. « J’ai reçu l’ordre d’en haut de disperser la manifestation », dit-elle avant de se mettre à côté pour demander du renfort au niveau du GMS. C’est ainsi que des véhicules pleins des policiers sont venus. Sans chercher à comprendre, ces éléments ont dispersé tous les manifestants en causant des blessés. Des journalistes ont ainsi reçu leur part de violence, malgré qu’ils aient décliné leur identité.

    Néanmoins, la presse a pu obtenir la copie de la lettre du mouvement qui devrait être adressée au Premier ministre. « …Cette démarche auprès du Chef du gouvernement s’explique par le fait que les membres du gouvernement sont complice de la forfaiture du maire spéculateur foncier et dans cette démarche, nous souhaitons et nous demandons au gouvernement de la république de prendre ses responsabilités…Si dans les brefs délais, les lignes ne bougent pas, nous touchons au système et à l’appareil, notre mouvement et ses alliés demanderont la mise en accusation d’ATT et de ses camarades pour haute trahison…Après la demande de démission du maire du District de Bamako qui est restée vaine de la part des plus hautes autorités, l’AP-MA prendra conscience que c’est le système ATT qui est malade et doit rendre des comptes…». Tels sont  les grandes lignes de la lettre du mouvement qui devrait être adressée à Mme le Chef du gouvernement.

    Oumar Diakité

     

     


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