Meurtre à Kati : Un adolescent tue involontairement son camarade avec un pistolet volé

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    Le drame survenu à Kati, le mercredi 18 janvier,a plongé toute la ville dans l’émoi. En effet, avec un pistolet volé au Camp militaire Soundjata Kéïta de Kati, Oumar Diallo tue accidentellement son ami Demba Coulibaly à qui il avait confié l’arme fatale.


    L’insécurité  et le manque de vigilance gagnent du terrain dans le District de Bamako et environs. L’histoire dramatique que nous vous racontons ici s’est déroulée à Kati et concerne des adolescents.


    Le principal "acteur" se nomme Oumar Diallo. A 15 ans, il fréquente la 9ème année à l’école fondamentale de Kati Kôko.
    Le mercredi 18 janvier au petit soir, il demande à ses amis Samba Camara et Mohamed Coulibaly (âgés de 15 ans) et Demba Coulibaly (21 ans) de l’accompagner à Samakébougou, derrière les rails, pour cueillir une plante qui guérit l’asthme.


    En allant, Demba Coulibaly a pris soin d’apporter le pistolet de fabrication suisse que lui avait confié Oumar Diallo. Arrivés sur les lieux, Demba sortit l’arme et se mit à le manipuler sans savoir qu’elle lui sera fatale dans quelques minutes. Oumar Diallo, "propriétaire" du pistolet bondit pour arracher l’arme des mains de Demba et se mit, à son tour, à le manipuler comme s’il le maitrisait. Suite, certainement, à une fausse manœuvre, un coup de fusil partit et atteignit Demba Coulibaly qui s’écroule et rendit l’âme sur le coup. Pris de peur, celui qui est devenu meurtrier par la force des choses et ses autres compagnons d’infortune rentrèrent subitement et informèrent l’oncle de la victime qui, à son tour, alerta la police.
    Sans nier les faits, Oumar Diallo avance plusieurs versions contradictoires à propos de la provenance du pistolet de fabrication suisse si bien que les policiers sont parvenus à la conclusion qu’il l’a volé. En effet, selon l’auteur du crime, Oumar Diallo, il a ramassé le pistolet dans le Camp militaire Soundiata de Kati au pied d’un robinet et l’a confié à un de ses amis pour le garder judicieusement à l’insu des parents. 
    Avec plusieurs parents qui logent dans le Camp Soundjata Kéïta de Kati, les enquêteurs pensent qu’il est fort probable que l’auteur du crime y ait volé l’arme fatale qui, jusqu’au moment où nous mettons sous presse, demeure introuvable. Oumar soutient l’avoir jeté après le drame.
    L’enquête dirigée par l’Inspecteur Saïbou Traoré se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire.                       

      Fatoumata Mah Thiam KONE

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