M’Pessoba : La population saccage la gendarmerie et la mairie

    7
    M’Pessoba : La population saccage la gendarmerie et la mairie

    Hier jeudi 27 avril Ă  M’Pessoba, dans le cercle de Koutiala, la  population a saccagĂ© la gendarmerie et la mairie, coupables selon elle de « nĂ©gligence » dans l’affaire de disparition d’une fillette depuis une dizaine de jours.  Les autoritĂ©s locales dĂ©noncent une tentative d’instrumentalisation de la justice contre une dame accusĂ©e sans preuve de trafic d’enfants.

    SituĂ©e Ă  45 km de Koutiala, M’pĂ©ssoba Ă©tait hier le thĂ©Ăątre d’une vive tension. Et pour cause, la  population a marchĂ© contre la justice et la gendarmerie coupables selon elle de « nĂ©gligence » dans l’affaire de disparition d’une fillette depuis une dizaine de jours.

    De sources locales, les parents de la fillette avaient saisi la gendarmerie aux fins d’enquĂȘtes. Ils se sont plaints de la lenteur de la gendarmerie et ont dĂ©cidĂ© de faire recourir aux mĂ©thodes traditionnelles, notamment le pilon traditionnel trĂšs rĂ©putĂ© en milieu Miankala, d’autant plus qu’il a toujours servi d’instrument d’enquĂȘte pour retrouver tout objet volĂ©. C’est Ă  l’issue d’une cĂ©rĂ©monie mythique qu’il indique la personne qui recĂšle l’objet recherchĂ©. Il s’est retrouvĂ© que  ce dĂ©tecteur mythique a montrĂ© une demoiselle comme responsable de l’enlĂšvement de l’enfant. SĂ©ance tenante, la population a arrĂȘtĂ© l’auteure dĂ©signĂ©e et l’amenĂ©e Ă  la gendarmerie. Les Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ© de la localitĂ© n’ont pas voulu garder la bonne dame, pour disent-ils, que les moyens ne sont pas orthodoxes. Ce mĂ©dium utilisĂ© n’est pas basĂ© sur les Ă©lĂ©ments de preuves, auraient-ils indiquĂ©.

    Pas contents de la rĂ©action de la gendarmerie, les parents de la fille disparue ont saisi le tribunal de premiĂšre instance de Koutiala. Ce dernier aussi n’a pas rĂ©agi Ă  leur guise.

    Les parents ont marchĂ© pour une premiĂšre fois. Ils ont Ă©tĂ© rejoints par une franche importante de la population  qui a dĂ©cidĂ© de manifester hier jeudi 27 avril 2017.  Partie du centre-ville, les manifestants ont pris d’assaut les locaux de la gendarmerie trouvant sur place seulement quatre Ă©lĂ©ments qui n’ont pu maĂźtriser la foule.  Aux environs de 12 h, le renfort de la police est venu de Koutiala pour prĂȘter main forte aux gendarmes. Les deux forces unies (policiers et gendarmes) n’ont pas rĂ©ussi Ă  disperser les manifestants qui, hurlant leur colĂšre, ont incendiĂ© les hangars de la gendarmerie, les hangars du domicile du maire, Kalifa Coulibaly, le poste de sĂ©curitĂ© situĂ© sur la route de Bla prĂšs du lycĂ©e public a Ă©tĂ© complĂštement saccagĂ© ainsi que le domicile du chef de village. Ils exigent une enquĂȘte indĂ©pendante pour retrouver la fillette. Entre temps, la dame soupçonnĂ©e d’enlĂšvement a pu s’échapper alors que trois Ă©lĂšves ont Ă©tĂ© interpellĂ©s par les services de sĂ©curitĂ©.

    Bréhima Sogoba

    PARTAGER

    7 COMMENTAIRES

    1. une fille disparait et la population se venge sur les forces de l’ordre en saccageant leurs locaux…Belle mentalitĂ© de patriotisme

    2. ses genres de trique ne doit pas tolérer la négligence des autorités sur sécurité des personnes et leurs biens

    3. C’est le laissez faire, comment peut on se baser sur cette force mystique (Pilon), pour rechercher le presume auteur de l’enlevement de la fillette ? Force doit rester a la loi. S’ils pouvaient retrouver d’eux memes le presumer auteur, alors pourquoi saisir la gendarmerie ? Dans ce pays , les gens SE croient tout permis. Les auteurs des saccages doivent etre poursuivis afin qu’ils payent . Ceci servira de lecon .

    REPONDRE

    Please enter your comment!
    Please enter your name here