Son véhicule a été saboté avant-hier dans la zone de Sotuba : Le président de l’UMAM, Amadou Koïta échappe à un attentat

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    C’est arrivé avant-hier aux alentours de 21 heures, dans la zone de Sotuba, quand Amadou Koïta, président de l’Union des Mouvements et Associations pour le Mali (UMAM) a failli être victime d’un accident suite au sabotage de la roue avant de son véhicule, un 4×4 de marque Land Cruiser. Ayant frôlé la catastrophe, l’intéressé se dit serein et évite de pointer un doigt accusateur sur qui que soit.  Etant  à la fois le président de l’Union des Mouvements et Associations pour le Mali (UMAM) et secrétaire général chargé de la jeunesse du PDES, donc en conflit ouvert avec ce parti, faudrait-il voir derrière cet acte crapuleux voire terroriste un règlement de compte politique ? Un pas que certains n’ont pas tardé à franchir. Sur la question, l’intéressé lui-même, d’ordinaire volubile, est demeuré muet. En attendant certainement le rapport de la Police…Si rapport, il y aura un jour.

    Il y a de cela deux semaines qu’un individu a demandé au président de l’UMAM, Amadou Koïta, de faire très attention à son véhicule, à ceux qui s’y approchent et à ceux qu’il transporte dans le cadre de ses activités politiques.

         L’intéressé n’en aurait pas dit plus, aux dires de Amadou Koïta. Pensant que ce n’était là que des paroles d’un citoyen ordinaire mais soucieux de sa sécurité en tant qu’homme politique, aujourd’hui à couteaux tirés avec le Parti pour le Développement Economique et la Solidarité (PDES).

     

         Faudrait-il pour autant voir une main invisible dans ce qui est arrivé dans la nuit du mardi à mercredi au président de l’UMAM ? C’est prématuré de le dire même si les faits semblent corroborer qu’il y a bien eu une tentative d’attentat contre Amadou Koïta, ce jour-là, mardi 6 décembre 2011 dans la zone de Sotuba. 

    En effet, c’est aux alentours de 21 heures que le jeune et dynamique Amadou Koïta, sans se douter de rien, s’engouffre dans sa voiture, une 4×4 Land Cruiser. Direction : la zone de Sotuba où il a quelques rencontres politiques à son agenda. Au démarrage de l’engin, pas de problème. Seulement un petit bruit auquel il n’accordera, d’ailleurs, aucune importance. Pressé qu’il était de ne pas rater son rendez-vous, il pousse moyennement sur l’accélérateur. Pas comme d’ordinaire où il va beaucoup plus vite.

    C’est au moment où il appuya sur les freins, devant le domicile de celui qu’il devait rencontrer, que la roue avant, côté gauche, se détacha et que le véhicule 4×4 s’affaissa brusquement. Il était à 20 km à l’heure. D’où sa survie. Ebahis, les gens accoururent de partout pour assister à cette scène. Inimaginable.

    Les boulons qui tiennent la roue avaient tous cédés à part un seul qui tenait tout le poids du véhicule et de ses occupants. C’est vrai que le président de l’UMAM avait aussi à ses côtés un haut responsable de l’UMAM dont nous ignorons, pour le moment, l’identité. Comme on le voit, c’est un acte crapuleux auquel Amadou Koïta vient d’échapper. Si la résolution des contradictions politiques devait passer par l’exécution de coups bas ou d’attentats, il en sera fini de notre jeune démocratie.

     

    Les auteurs de cette tentative d’attentat doivent être dénichés et punis. Aucun laxisme de l’Etat ne doit prévaloir  dans la recherche des auteurs de cette action terroriste. 

        

     

    Mamadou FOFANA

     

     

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