Du statut d’assassin au statut de victime (suite et fin)

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    Cette partie fait suite à notre publication précédente, qui retraçait l’histoire de AC et ST dont la cohabitation a été caractérisée par des guerres incessantes jusqu’au dernier soupir de ST.

    Les séquelles des conflits entre ces dames ont marqué à jamais la vie de cette famille pour la simple raison qu’elle est restée à jamais brisée.

    Alors ST qui se distinguait par la vanité, l’arrogance, la suffisance et autres, sans l’intention de salir sa mémoire, a réussi même après la mort à transposer le jugement de la société sur AC, qui, à la base n’était autre qu’une victime.

    On avait dit précédemment qu’AC s’est lavée avec la potion de ST en laissant de l’eau chaude sous les produits et que ST a manifesté des malaises peu connus avant la mort.

    A ces moments critiques de son existence, avant de rendre l’âme, ST aurait confessé à son époux qu’AC est coupable du sort qui lui arrive sans rentrer dans les détails.

    Cette révélation marquante a été le déclic à l’effondrement de la famille dans le sens où l’époux de ST, a comme la majorité des maliens, une croyance ferme au pouvoir mystique.

    Susceptible, à la fin des obsèques, il convoqua un conseil de famille au cours duquel une série de questions ont été adressées à la femme de son frère ainé pour connaitre ce que ST a essayé de révéler avant de décéder.

    Face aux questions suspectes de son beau-frère, AC a expliqué le scénario sans détour dans sa version réelle.

    Autrement dit elle explique sans équivoque qu’elle s’est imbibée de la potion de sa coépouse indirecte et démontre par la même occasion que si le produit a un effet meurtrier alors elle aurait pu être la victime. Au vu de tous les propos que sa rivale a tenus la veille, elle s’estime heureuse d’avoir trouvé une astuce qui lui a sauvé la vie.

    Malgré les détails fournis pas AC, le mari chagriné de ST, ainsi que certains membres de la famille et même le voisinage reprochent à AC son indifférence après la mort de ST.  Alors AC est indexée comme la méchante de l’histoire et fait l’objet de critiques sévères.

    Ce poids qui est devenu insupportable pour AC, l’a poussé au divorce. Après le départ de AC, son mari l’ainé de la famille estime que, sans femme ni enfant lui également n’a pas de place au sein de leur famille; il est parti sans que personne ne sache où il se trouve.

    Pour des caprices égoïstes et démesurés, une famille normale vient d’aller à la dérive avec  des orphelins, veufs, divorcés au final, un exemple de malheur.

    Respectons-nous malgré nos différences. « L’humanité retrouve son identité dans la différence et la particularité des éléments qui la constituent », dit un dicton.

    K. Diabaté (rédaction de maliweb.net.  Toute reproduction interdite)

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