Supposée corruption au Centre national d’appareillage orthopédique du Mali : La Directrice Générale donne sa version des faits

    2
    1

    Suite à l’article “CORRUPTION AU CNAOM, LA DIRECTRICE GENERALE MISE EN ACCUSATION” paru dans le n° 0028 du mercredi 15 février dernier du Journal « Ma Patrie », la rédaction du journal a été reçue par Mme Bocoum Mariétou Kamissoko, Directrice Générale du CNAOM, qui a jugé nécessaire d’apporter certaines précisions. Voici sa version des faits.

    Après la parution de notre article sur de faits supposés de corruption Centre national d’appareillage orthopédique dans le 0028 du mercredi 15 février dernier, la directrice générale a jugé nécessaire d’apporter des précisions pour, dit-elle, retracer les faits dans leur réalité,  en tant que la responsable et l’actrice principale de toutes les activités du Centre national d’appareillage orthopédique (CNAOM) et en particulier  celles qui concernent la fourniture au CNAOM de matières premières importées, car c’est de cela qu’il s’agit. « Le Centre utilise des matières premières locales, produites sur place à Bamako et aussi des matières premières importées et la rupture de stock ne concerne que ces dernières. Cette rupture n’est due ni à une mauvaise gestion, ni encore moins à une corruption.», a-t-elle soutenu.

    Elle a ajouté qu’ « il se trouve que le CNAOM n’avait jusqu’ici pas eu à payer ces matières premières, qui avaient toujours été subventionnées par le Fond Spécial en faveur des Personnes Handicapées (FSH), du Comité International dela Croix Rouge(CICR). Or, un partenariat est toujours appelé à prendre fin, ce qui a été le cas avec le CICR, qui a amorcé un retrait progressif depuis 2009 pour se retirer définitivement en 2011 ». C’est ainsi qu’elle a  décidé d’effectuer un voyage d’échanges en Suisse, avec le Chef de Division Appareillage Orthopédique, pour mieux préparer la relève du CICR et rencontrer le fournisseur, la société CR-Equipement. « Au cours de ces échanges, il a été convenu que  le CICR préfinance une commande intermédiaire, pour éviter toute rupture de stock en attendant que le CNAOM s’organise pour l’achat, mais malheureusement, cette commande n’est pas arrivée jusqu’à présent ».

    La version de la directrice générale

    Selon la directrice générale, « le 22 Août 2011, le CNAOM a entamé la procédure d’achat d’un nouveau stock sur budget d’Etat, premier engagement rejeté au niveau du Contrôle Financier, faute de contrat d’achat préalablement établi avec le fournisseur CR Equipement.  Le contrat a été finalisé avec le CR équipement en septembre 2011 à Arusha, en Tanzanie, à l’occasion du Congrès dela Fédération Africainedes Techniciens Orthoprothésistes (FATO) où elle s’était rendue, en compagnie du Chef dela Division AppareillageOrthopédique et du Chef de Division Chirurgie Orthopédique ».

    « Avec ce contrat, le CNAOM a introduit le 24 Octobre 2011 un deuxième engagement, également refusé le 18 novembre 2011, la procédure exigeant cette fois que le fournisseur ait une représentation au Mali et un Numéro d’identification fiscale (NIF) du Mali. Exigence que le Fournisseur dit ne pas pouvoir satisfaire. Le centre a effectué un troisième engagement, en mettant le fournisseur sous son propre NIF, au moment de l’enregistrement du contrat auprès du Centre des Impôts, le NIF du fournisseur a été encore une fois exigé. L’engagement a été repris au nom d’un fournisseur local, chargé de passer la commande, pour le CNAOM. La procédure a continué et le paiement a été effectué le 13 février dernier sur le compte bancaire du fournisseur malien.

    Ce fournisseur a pris contact avec le CR équipement pour l’achat de matières premières. Celui-ci refuse, car subventionné par le CICR (Comité International dela Croix Rouge), il ne vend exclusivement qu’à des œuvres humanitaires. D’où un énième obstacle à l’approvisionnement ».

    Des difficultés d’approvisionnement…

    Elle a continué en disant que « C’est à ce moment que le président dela Fédérationafricaine des techniciens orthoprothésistes (FATO), Mass Niang, informé des difficultés d’approvisionnement du Centre, a contacté la première responsable du centre pour me faire part de la création d’une Organisation africaine pour le développement des centres pour personnes handicapées (OADCPH) dotée d’une Centrale d’achat, officiellement reconnue par les autorités sénégalaises et pouvant servir d’intermédiaire pour l’achat de matériels et composants orthopédiques ».

    Elle a aussi  signalé que « le fournisseur local a déjà transféré l’argent sur le compte bancaire du CNAOM qui l’a aussitôt viré sur le compte bancaire dela Centraled’achat de l’OADCPH. Le montant est de20 551 168 FCFA au lieu des 33 millions F CFA donnés par votre première source. Le lundi 27 février, exactement à 12h16 mn, j’ai reçu un coup de fil de Mass Niang, relatant la requête du CNAOM et assurant de l’envoi express d’un premier lot de matières premières importées  dans une dizaine de jours. Je profite de l’occasion pour saluer cet exemple de coopération sud-sud (entre africains) qui permet de résoudre des problèmes cruciaux et met à l’abri de situations désagréables pouvant résulter du désengagement de partenaires techniques et financiers ».

    « A part cette situation que je regrette parce qu’elle affecte effectivement les groupes cibles et dont la résolution ne dépendait pas uniquement du CNAOM, tous les autres propos tenus dans cet article me sont complètement étrangers » a indiqué Mme Bocoum.

    Elle a souligné par ailleurs que « c’est le lieu d’attirer l’attention de tous les acteurs de la réadaptation fonctionnelle sur la situation sécuritaire dans le pays que le centre déplore et pour laquelle la directrice prie Allah le Tout-Puissant pour le retour de la paix. Car, il est connu que tout pays ou communauté confronté à une situation armée verra s’accroître le nombre de personnes handicapées, victimes directes ou indirectes de ce conflit. Les séquelles que les conflits armés laissent tant aux plans économique, social que culturel sont autant de dommages sur les personnes physiques : handicaps physiques, traumatismes psychologiques et troubles mentaux. Les services de réadaptation seront confrontés davantage à des problèmes de prise en charge de réadaptation fonctionnelle (kinésithérapie) que d’appareillages (prothèses, orthèses, aides techniques de marche) ». Donc, « l’ensemble des acteurs de la réadaptation doivent anticiper au surcroît de travail que cette situation va engendrer en termes de ressources techniques, financières, matérielles et d’engagement personnel », tel est le souhait émis par Mme Bocoum Mariétou Kamissoko, directrice générale du CNAOM.

    La Rédaction

     

    NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.
    Trier par :   les plus récents | les plus anciens | les mieux notés
    ibt<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 119</span>
    Membre
    ibt 119
    4 années 6 mois plus tôt

    avant d’ecrire des connerie sur des gens informez vous . bande daigris sociaux

    Dogonofama<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 178</span>
    Membre
    Dogonofama 178
    4 années 6 mois plus tôt

    Quelle honte pour ce journal pour avoir denigre sans fondement un responsable qui ne fait que son mieux pour le bien-etre de son service. A l’avenir pour plus de credibilite, essayez de prendre contact avec tous les antagonistes (accusateurs et accuses) avant d’ecrire des inepties.

    wpDiscuz