Trouble à l’espace scolaire : Le lycée « Biasson Dembélé » victime de vandalisme

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Le lundi dernier, après la reprise des cours, un  groupe d’individus malintentionnés  a fait irruption au lycée Biasson Dembélé  à la cité UNICEF  vers 10 heures pour mettre les élèves dans la rue. Objectifs : semer la pagaille pour se venger d’un ancien camarade qui travaille présentement dans cet établissement.

Après avoir fait sortir les élèves, les perturbateurs se sont vengés de leur ancien camarade.   Ils l’ont tabassé avant que les bons samaritains interviennent pour les séparer.  A titre de rappel,  le mercredi 9 janvier,  ces individus  étaient venus mettre les élèves du même établissement  dans la rue aux environs de 9 heures. Mais ils se sont heurtés au refus du jeune Issa… qui avait infligé une correction à un élément. Ils ont  tout  de même réussi à faire sortir les élèves du lycée « Biasson Dembélé » une fois de plus. Quelques éléments du commissariat de police du 10ème  arrondissement se sont rendus sur les lieux, étant donné l’état d’urgence, et ont réussi à arrêté  un perturbateur du nom d’El Hadj Mohamadoun Barry. Ce dernier a osé menacer un policier avec une manchette. Il a été capturé comme une poule mouillée.  Selon nos informations, il a été déféré  devant le parquet du tribunal de la commune VI suite à une plainte de la police et il médite sur son sort à la maison d’arrêt de Bamako Coura. Le secrétaire général de l’AEEM a mené des démarches afin de libérer le jeune, mais en vain. Le procureur du tribunal de 1ère instance de la commune VI a promis de mettre les grappins sur les complices du jeune Barry dans les tout prochains jours à venir.

Face à cette situation, le promoteur du lycée « Biasson Dembélé », M. Kalifa Dembélé  a demandé au commissaire du 10ème arrondissement de veiller sur la sécurité de son établissement afin préserver la quiétude dans l’espace scolaire. Selon Kalifa Dembélé, il s’agit d’un acte regrettable. Car « les écoles privées tiennent à leur image », a-t-il dit. Et d’ajouter que dans ce quartier, il existe plusieurs écoles privées dont les responsables comptent préserver la sérénité pour répondre aux besoins des apprenants et pour ne pas décevoir les parents d’élèves. Signalons que par ces temps de concurrence entre les écoles privées, certains promoteurs véreux osent payer des jeunes voyous pour  qu’ils fassent sortir certaines écoles qui semblent avoir une meilleure visibilité et une certaine popularité.

Par ailleurs, il faut noter que le pays vit en état d’urgence  depuis le début de la guerre contre les islamistes terroristes au nord du pays. De ce fait, il est formellement interdit de faire des attroupements. Or, ces perturbateurs sont en train de procéder à des actes de vandalisme. Ne sont-ils pas en train de se foutre de l’Etat ? Doit-on laisser ces actes impunis ?

Dado Camara

 
SOURCE:  du   17 jan 2013.