Projet “initiative tolls” Place à la 2e évaluation

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Réunis à Bamako pour un atelier national, les acteurs du projet d’outils innovants pour la sécurisation des droits fonciers en Afrique de l’Ouest, ont procédé à un diagnostic sans complaisance des résultats obtenus. Deuxième du genre, la rencontre a mobilisé les préfets des cercles d’intervention du projet.

A gauche, le coordonnateur régional du projet Initiative "Tools", El Hadj Moussa Djiré et le représentant du ministre de l’Urbanisme, Cheickna  Djéfaga.
A gauche, le coordonnateur régional du projet Initiative “Tools”, El Hadj Moussa Djiré et le représentant du ministre de l’Urbanisme, Cheickna Djéfaga.

“Informer les acteurs nationaux sur l’état d’évolution du projet, ses enjeux, ainsi que les stratégies prévisionnelles de mise en œuvre”, tel était l’objectif de l’atelier national qui a eu lieu ce mercredi 12 juin à la Maison du partenariat de Bamako. Il a regroupé les préfets des cercles de Koutiala et Yorosso, les associations villageoises, et l’ensemble des intervenants dans le projet.

Démarré en 2010, le projet “Initiative Tools” est un projet de recherche – action coordonné par l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED). Financé par la Fondation Bill et Mélinda (BMGF), l’initiative née est du constat que les résultats des programmes de développement agricole n’atteignent pas toujours les objectifs recherchés, ou si c’est le cas, ils contribuent à une augmentation de la compétition sur la terre et par conséquent à un risque de spoliation des droits des plus faibles (retrait de terre aux personnes ne jouissant pas de droits coutumiers).

Aussi, d’autres menaces liées à l’urbanisation, à la spéculation foncière et à l’exploitation minière, sont entre autres raisons qui ont contribué à l’initiative du projet “Initiative Tolls”.

Son objectif est donc de contribuer au développement agricole à travers une meilleure sécurisation de l’accès à la terre pour les petits agriculteurs d’Afrique de l’ouest, notamment les groupes vulnérables, tels les paysans pauvres, les producteurs ruraux sans terre, les femmes et autres couches faibles.
Intervenant au Mali dans les cercles de Koutiala et de Yorosso (dans la région de Sikasso) le projet est conduit par le Groupe d’étude et de recherche en sociologie et droit appliqué.

L’atelier national de Bamako, 2e du genre depuis le démarrage du projet, visait donc à informer les acteurs nationaux sur les résultats obtenus et procéder à l’état d’évolution. Aussi, il s’agissait de présenter aux participants les enjeux du projet ainsi les stratégies prévisionnelles de mise en œuvre.
L’action menée dans les zones d’intervention a permis, entre autres, la réalisation des concertations villageoises, la capitalisation des expériences, l’affinement des outils de sécurisation des transactions foncières et des conventions villageoises et communales, etc.

Ce résultat jugé positif par les participants, tient lieu de l’adhésion des acteurs au projet, et de la bonne appréciation des autorités, explique le coordinateur régional du projet “Initiative Tolls”. Pour El hadj Moussa Djiré, la tenue du présent atelier intervient dans un contexte particulier pour notre pays, marqué par la grave crise politique et sécuritaire. Cette crise, dira-t-il justifie toute la pertinence du projet, et la détermination des acteurs à atteindre les objectifs assignés.

Le représentant du ministre du logement, n’en dira pas moins. Cheickna Djéfaga, qui salué l’initiative du projet et les résultats ainsi obtenus, a exprimé la disponibilité de son département à l’accompagner. Avant d’ajouter que la fertilisation et la sécurisation des terres représentent des enjeux de développement énormes.
Issa Fakaba Sissoko

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