Imbroglio sur la parcelle n hj/18 a Faladie Sokoro : L’entrepreneur Seydou Traoré, dos au mur

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Comme nous l’avions annoncé dans notre parution du 20 octobre dernier, qu’après deux ans de bataille judiciaire autour de la parcelle n0HJ/18 entre les héritiers de feu Fatoumata Sidibé et l’entrepreneur Seydou Traoré (tous résidents à Faladiè Sokoro), le bras de fer tend probablement vers sa fin. C’est désormais chose faite. Après une première audience qui avait donné raison aux héritiers de feu Fatoumata Sidibé le mercredi 12 octobre dernier, voilà une fois de plus, l’entrepreneur Seydou Traoré a été désavoué le mercredi 14 décembre dernier par le tribunal de la CVI pour brigandage foncier.

Le dossier de litige autour de la parcelle n0HJ/18 à Faladiè Sokoro, qui avait engagé un bras de fer sans précédent entre les héritiers de feu Fatoumata Sidibé et d’un entrepreneur du nom de Seydou Traoré (deux ans durant), se réclamant tous propriétaire, est désormais clos au sein du tribunal de la CVI. Car, l’audience du 12 octobre dernier qui a vu la convocation des deux parties prenantes à l’audience du mercredi 14 décembre 2011, pour non justification des documents fiables de la part de Seydou Traoré qui pourtant a construit la dite parcelle et la mis en location, a été une fois de plus épinglé.

En effet, pour la deuxième fois consécutive, il s’est avéré que l’entrepreneur Seydou Traoré, est un vagabond foncier, car jusque là, il n’est muni d’aucun document fiable qui l’autorise à occuper ladite parcelle.

 En tout cas, le tribunal de la commune VI, à travers le juge chargé du dossier, Me Yaya Koné dit « Miki » lui a mis dos au mur lors de l’audience du mercredi 14 décembre dernier. Par conséquent, la dite parcelle qui était déjà construit et mis en location par Seydou Traoré sera démolie dans les jours à venir et le même Seydou est recommandé de payer les frais de démolition.

Rappelons que, feu Fatoumata Sidibé fait partie des premiers habitants de Faladiè-village, (actuelles Faladiè quartier).

Après les lotissements, les numéros de parcelles ont changé. Victime de son illettrisme, la vieille dame pensait que, la parcelle qu’elle occupait durant des années était la tienne, alors que le numéro de la parcelle qui lui a été attribué, c’est-à-dire n0HJ/18 se trouvait ailleurs dans le même quartier. Elle ne s’est rendu compte de cette réalité que lorsque le propriétaire de la parcelle qu’elle occupait était venu pour mettre en valeur son terrain. C’est ainsi que, la mamie et ses enfants ont été jetés dehors. Ce qui a amené Fatoumata et ses enfants à entamer des démarches qui les ont conduit à la mairie de la Commune VI. Malheureusement, entre temps, la vieille dame est décédée. Chose qui n’a pas découragé les héritiers de cette bonne dame qui en poursuivant leurs démarches, ont fini par retrouver leur parcelle qui était déjà occupée par l’entrepreneur Seydou Traoré. Comme le fait actuellement beaucoup de vagabonds fonciers à Bamako, ce dernier a profité du terrain vierge pour s’en accaparer, et cela, sans document légal, quand bien même que le sieur Seydou s’était vu attribuer une parcelle ailleurs où il a construit une villa coque. Mais, assoiffé de gain facile, notre entrepreneur voulait profiter de l’occasion pour exproprier les héritiers de feu Fatoumata.

Le social primant au Mali, des bonnes volontés du quartier ont tenté, sans succès, de ramener l’entrepreneur à la raison. C’était donc le début d’un feuilleton judiciaire qui pouvait pourtant être évité si Seydou n’était pas animé d’un esprit mercantiliste qui le pousse à sauter sur tout ce qui bouge.

A en croire nos sources, ils sont nombreux les pauvres citoyens à être expropriés de leurs parcelles par cet entrepreneur.

 

Sadiourou Koné, stagiaire


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