Recensement foncier à Yirimadio ancien tissu : Entre incertitude, tripatouillage et peur

0
0





L’opération de lotissement de l’ancien village de Yirimadio, commencée en novembre dernier, suscite déjà incertitudes, tripatouillage et peur. Il est fort à parier qu’il y a des risques d’affrontement tant les populations ne veulent plus être abusées. Danger. 

 Débuté en fin novembre 2011, le recensement foncier de la partie septentrionale du quartier de Yirimadio arrivera-t-il à terme sans heurt ? La question revient fréquemment dans les débats.

A l’annonce du début de l’opération de lotissement de la partie nord du quartier de Yirimadio, les habitants se sont vite organisés en association et ne cessent de tenir des réunions d’informations et de sensibilisation. Des rencontres qui avaient l’air de prévenir les incompréhensions entre habitants et les agents de recensement d’une part et de l’autre entre les populations elles-mêmes. Lors de ces rencontres, les habitants ont été appelées à faciliter la tâche des enquêteurs  en leur fournissant des informations justes sur les parcelles occupées et celles inoccupées. Il fallait aussi assurer la sécurité des agents en charge des travaux de recensement. C’est la chefferie qui est l’ange tutélaire des agents. Et la sécurité de ces agents est effectivement une réalité car même nous, journalistes, n’avons pas accès à eux même pour avoir des informations. Ce qui fait que l’information ne tombe qu’à compte-goutte avec des différences d’une source à l’autre.

 Contacté par personne interposée, un ancien conseiller municipal non moins proche de la commission de recensement affirme n’être pas à mesure de fournir quelque information que ce soit.

Mais on rapporte que cette absence  de communication risque d’entamer toute l’opération de lotissement. En ce sens que déjà au démarrage, de nombreux problèmes se signalent. Ils sont relatifs au fait que certains de locataires ont le toupet de se faire enrôler au nom des propriétaires de la maison qu’ils habitent.  Ils  auraient même payé la somme de 2000 F CFA pour avoir le ticket qui, rapporte-on, est normalement gratuit. On craint finalement qu’il n’y ait plus de ticket que de lots.

L’autre problème est qu’on doute de certains membres des équipes de numérotage qui, en complicité avec l’autorité traditionnelle, ne veulent pas collaborer avec la mairie de la Commune VI qui est en charge d’une bonne partie du quartier de Yirimadio. L’argument avancé pour ce faire est que Yirimadio relève de Kati.

De sources bien informées, on apprend que la mairie exige un compte-rendu de l’opération de lotissement qui bat son plein à Yirimadio. Et la population a la peur d’être la victime de cette méfiance entre deux autorités (une traditionnelle et l’autre municipale). 

La dernière inquiétude est la difficulté d’acquisition d’un site de recasement. Des rumeurs font état de la mise à disposition d’un site pour le recasement, mais personne ne peut pour le moment le localiser. D’où la grande peur des habitants de la zone à lotir.

Karamoko Coulibaly, stagiaire       

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.