26 mars 1991 26 mars 2016 : “Il n’y a pas de véritable démocratie”, dixit Adama SAMASSEKOU, Ancien Ministre de l’Education

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Ce samedi 26 mars, le ministère  de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme a organisé un colloque scientifique à la pyramide du souvenir pour rendre hommage aux martyrs des événements de mars 1991 et les  évolutions géo-spatiales, politiques, institutionnelles, économiques, sociales et perspectives. C’était sous la présidence de Mme le ministre de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme.

L’actuelle République du Mali née de trois grands empires : l’empire du Ghana, l’empire du Mali et l’empire Songhaï et après une période coloniale française (de 1895 à 1960), a accédé à l’indépendance le 22 Septembre 1960.  Le 19 novembre 1968, un coup d’Etat militaire renverse le premier Président, Modibo KEÏTA. De 1968 à 1991, le pays est dirigé par un régime militaire dictatorial.

Après, l’indépendance et la fin du règne du premier Président, la lutte pour le multipartisme et la démocratique a commencé à partir de 1979. Elle a conduit à la création des partis et associations politiques suivants : Parti Malien pour la Démocratie et la Révolution (PMDR), 1979 ; Front démocratique des patriotes maliens, 1984 ; Front National Démocratique Populaire (FNDP), 1986 qui comprend le Parti malien du travail (PMT), le PMDR, le PDPM, rejoint en 1989 par l’US-RDA ; l’Association des Jeunes pour la Démocratie et le Progrès (AJDP), 15 octobre 1990 ; Comité National d’Initiative Démocratique (CNID), 18 octobre 1990 ; Alliance pour la Démocratie au Mali (Adema), 25 octobre 1990.

Le 26 mars1991, une insurrection populaire, soutenue par les militaires, a mis fin au régime militaire et le Mali vient de tourner la 2ème page de son histoire. Un Comité de Transition pour le Salut Public (CTSP) dirige le pays jusqu’à l’élection du premier Président démocratiquement élu en 1992.

Entretemps, d’importantes reformes politiques, économiques, sociales et culturelles sont entreprises.

Afin d’élaborer une nouvelle constitution et définir le processus électoral, le CTSP organise une conférence nationale du 29juillet1992 au 12août1992. Le multipartisme est reconnu et une charte des partis politiques a été établi par une ordonnance CTSP le 10octobre1991[].

De mars 1991 à nos jours, la pratique démocratique a fait des résultats diversement interprétés. Si la pratique démocratique a eu des avancées significatives : instauration du multipartisme intégral ; institutionnalisation des libertés fondamentales ; libéralisme économiqu ; libéralisme syndical ;  décentralisation ; élection libre.

Elle a eu aussi des impacts négatifs : détérioration et dégradation du tissu social, perte de certaines valeurs morales et sociales, accentuation de la précarité de la vie, exacerbation des inégalités sociales, incertitude de l’avenir, insuffisance de débats et de cadre de réflexion et de propositions de sortie de crise récurrente, perte de confiance dans les institutions de la République et insuffisance de véritables plans de développement pour le bien être de la population, etc.

C’est pourquoi, il y a lieu de s’interroger sur la nature des évolutions spatiales, politiques, économiques et sociales que le Mali a connues depuis le 26 mars 1991.

Pour aider à la recherche des solutions à cette interrogation, la Pyramide du Souvenir, organise un Colloque. Ce Colloque regroupe des professeurs d’universités, des professeurs d’enseignement supérieur, des chercheurs, des intellectuels, des acteurs politiques et leaders d’opinion qui réfléchissent et analysent les difficultés et contraintes liées aux transformations géo-spatiales, politiques et institutionnelles, économiques, sociales et perspectives que le Mali a subies depuis mars 1991 et proposer des solutions pour le renforcement de la bonne gouvernance au Mali.

Les objectifs, c’est de contribuer aux réflexions et analyses des évolutions spatiales, politiques, économiques et sociales du Mali depuis mars 1991 à nos jours, voire les perspectives. Aussi, de créer un cadre de rencontres et d’échanges entre les différents acteurs de la vie socioéconomique et culturelle ; analyser les évolutions spatiales, politiques, économiques et sociales du Mali depuis mars 1991 à nos jours ; proposer des solutions inspirées des réalités historiques et socioculturelles du Mali ; proposer un mécanisme de diffusion, de vulgarisation et de pérennisation des bonnes pratiques de la gouvernance.

Mme la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, après ses mots de bienvenue a remercié tous les acteurs qui contribuent à la réussite de ce colloque scientifique. Un colloque, à n’en pas douter, qui va contribuer un véritable éveil de conscience de tous les acteurs de la vie sociopolitique et économique de notre pays.

C’est au vu et au su de tout ce qui s’est passé que l’ancien ministre de l’Education Adama SAMASSEKOU indique ceci : “Il n’y a pas de véritable démocratie”.

 

TIEFING

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1 commentaire

  1. Mais TIEFING, il est donc à nous de faire ton boulot à ta place ou quoi? Comment saurons nous cze qui s’est passé ou bien penses-tu que nous sommes des devins? Quand on a rien à rapporter on se taie.

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