Chronique des temps anciens : Révélations sur la mort de Diby Silas Diarra

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« Chronique des temps anciens » est une rubrique périodique que nous créons à l’attention de nos lecteurs. Il s’agit de rappel de faits, histoires, contes et légendes du Mali, d’Afrique et du monde déjà publiés par des historiens, écrivains, hommes de culture et journalistes. Souvenirs pour les anciens ! Récits studieux pour la jeune génération ! Culture générale pour tous !
Nous inaugurons cette rubrique par un repère de l’histoire contemporaine du Mali : « Dix ans au bagne de Taoudénit » de feu le sergent-chef Samba Sangaré, publié le 12 août 2009 par notre confrère l’Aube.

 Samba Sangaré a vécu l’enfer avec 32 autres camarades militaires à Taoudénit où les avait déportés le lieutenant Moussa Traoré, auteur d’un putsch qui avait renversé, en 1968, le président Modibo Kéïta.
Relaxé en 1979, après 10 ans de captivité, il traîne aujourd’hui les séquelles des travaux forcés, à son domicile à Lafiabougou, à la rue 375, porte 71, où il vit avec sa brave épouse, Maïmouna Kéïta.

C’est là que nous l’avons rencontré pour un récit sur l’Armée malienne aux premières heures de l’indépendance et sur l’affaire Diby Sylas Diarra qui a engendré l’odyssée taoudénite.

Le plan de renversement du CMLN avait été bien mûri et coché sur papier par la bande à Diby Silas. Il ne restait plus que les réglages de dernière minute pour passer à l’action. Le coup était imparable au vu de la qualité des membres du groupe par rapport au 14 du CMLN, toujours plongés dans l’euphorie de l’après 19 novembre.


La trahison de Moriba Diakité

C’est au plus fort de ces préparatifs que les futurs putschistes ont été trahis et “vendus” par le lieutenant Moriba Diakité du groupe de Kati. A-t-il agi par lâcheté ou par froid calcul ? Mystère. Toujours est-il qu’avant le jour J les membres du groupe, 33 au total, ont été arrêtés à partir du 12 août 1969. Après un bref séjour dans les différents commissariats, ils furent internés à la compagnie du génie.

Leur procès a eu lieu à huis clos le 14 décembre 1969. Le verdict a été prononcé tard dans la nuit du 17 décembre 1969. Dix-neuf (19) ont été condamnés à des peines allant de 5 ans à la perpétuité, en passant par 10, 15 et 20 ans de travaux forcés. «  Aussitôt après, nous avons été conduits à la prison centrale de Bamako où nous sommes entrés en chantant l’Internationale socialiste », se rappelle Samba Sangaré. A partir de ce jour, les choses vont aller très vite. Moins de 36 heures après leur arrivée à la prison centrale, les condamnés ont été répartis en deux groupes.

Ceux ayant 10 ans et plus ont eu Taoudénit pour destination et les autres ont été envoyés à Kidal. Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est Eladi Ag Alah, un ancien chef de la première rébellion en détention à la prison centrale, celui-là même qui avait été capturé par Diby Sylas Diarra, qui les a fait prévenir de l’imminence de leur départ vers l’inconnu, en même temps qu’il leur faisait parvenir du thé et du sucre en signe de sympathie.

Quant au traitre, il n’a pas eu la récompense escompté, ayant été arrêté en même temps que les autres. Le lieutenant Moussa Traoré l’accuse d’avoir eu un moment de doute au vu temps, très long, qui s’est écoulé entre le jour où il a été saisi par les putschistes et le jour où il les a dénoncés, sans oublier qu’il a participé à tous les préparatifs du coup. Ce n’est donc pas un homme de conviction en qui il faut faire confiance. Pire, il a été rayé de l’Armée après son acquittement au procès. Le reste de sa courte vie se serait passé dans la tourmente. Vomi par tous, civils et militaires, il s’est exilé vers la Côte d’Ivoire pour un séjour, raté. Revenu au Mali, Moriba Diakité aurait perdu la raison avant de mourir.

Dix ans au bagne-mouroir de Taoudénit

Le 20 décembre à l’aube, les 9 membres du groupe destinés pour Taoudénit furent embarqués à bord d’un avion militaire et débarqués à la prison civile de Tombouctou. C’est là qu’ils recevront la visite du lieutenant Almamy Niantao, affecté à Tombouctou pour s’occuper spécialement de leur cas. Dans le récit de notre interlocuteur, le Lt Niantao sera leur bourreau à Taoudénit, site où ils ont posé leurs bagages le 28 décembre 1969 pour un séjour qui va s’avérer fatal pour beaucoup d’entre eux. Nous épargnons à nos chers lecteurs le gros de l’enfer et de toutes les affres subies par Samba Sangaré et ses camarades.

On rappellera seulement qu’ils ont travaillé dans les mines de sel, construit le Fort Niantao, rempli et roulé des fûts d’eau et de banco dans le sable, dégagé du sable en plein Sahara, ramassé des crottes de chameau ; sans oublier le manœuvrage, le supplice du piquet, la consommation de la chair d’animaux morts, le matraquage, les brûlures….

Le tout dans un contexte inhumain et sous les ordres du Lt Niantao : canicule et extrême fraîcheur selon les périodes (même en temps normal, un militaire libre ne doit pas y servir plus de 3 mois), menottes aux mains et chaînes aux pieds, haillons, logements exécrables etc… Tous les travaux se déroulaient sous les coups de cravache ou de crosse de fusil. Pendant 10 ou 20 ans dans ces conditions de travaux forcés, beaucoup n’ont pas pu tenir et y ont laissé leur vie.

Sur les 9 de Taoudénit, seuls deux sont réellement revenus : Samba Sangaré et Guédiouma Samaké qui ont épuisé 10 ans de travaux forcés. Le troisième, capitaine Alassane Diarra est mort peu après sa libération, après plus de 10 ans de travaux forcés.

A Taoudénit, Samba Sangaré retient une satisfaction morale et divine, celle de voir les rejoindre un à un, menottes aux mains, ceux qui les avaient arrêtés et envoyés là. Il s’agit du capitaine Yoro Diakité, chef du gouvernement provisoire, le principal signataire du décret d’ouverture du bagne de Taoudénit, Tiécoro Bagayoko, Kissima Doukara, Karim Dembélé, Joseph Mara et Soungalo Samaké. « Nous avions vu les choses venir. S’ils nous avaient écoutés, on n’en serait pas là. Car, tous ont été arrêtés pour avoir tenté de renverser le régime en place qui n’était pas bon à leurs yeux », regrette notre interlocuteur.

Néanmoins nous jugeons nécessaire de revenir sur la mort des membres de la bande, notamment celle de Diby Silas Diarra, telle que racontée par Samba Sangaré. Notre homme s’en souvient comme si c’était hier.


La mort de Diby Silas Diarra et autres

Les séjours du lieutenant Niantao (les chefs geôliers étaient remplacés tous les 3 ou 4 mois) ont été fatals à Diby et ses camarades, transformés en de véritables loques humaines. L’état physique de certains, que le béribéri avait consumés, défigurés et affaiblis à l’extrême, ne cessa de décliner et de susciter de réelles inquiétudes. Aussitôt après son deuxième passage à Taoudénit, des détenus de droit commun, les plus atteints commencèrent à mourir au rythme de un par semaine, pour finalement atteindre les 3 décès hebdomadaires.

Ce fut dans cette expectative dramatique, que la première victime du groupe des détenus politiques s’éteignit, en la personne du capitaine Sogodogo, le 14 février 1972. Le capitaine Tiékoura Sogodogo mourut dans une grande misère, de mauvais traitement, de maladie, d’inanition et de manque absolu de soins et d’assistance.
Sogodogo ne mourut pas sur le chantier, pour la, le simple raison que sa mort était survenue en cours nuit.

Le lieutenant Jean Bolon Samaké mourut 45 jours après, le 29 mars 1972, au matin. Comme la plupart des détenus, Jean Selon était atteint de béribéri en état avancé. En plus de ce mal terrible, il souffrait de diarrhée profuse qui ne lui laissait aucun répit.

Il avait tant maigri, que ses côtes et vertèbres se pouvaient compter comme les grains d’un chapelet. Ne pouvant plus assurer aucune corvée, il était laissé à lui-même, se débattant avec la maladie et la mort. Plaignait point, ne criait point, ne gémissait point.

Il regardait la mort en face, la toisant avec lucidité, et l’attendant en officier pour qui, la vie sans honneur ne mérite pas d’être vécue.

Comme Sogodogo, Jean Belon eut droit à une toilette funèbre. Lui aussi ne laissa qu’une paire de pataugas usés et couverts de boue séchée, que les militaires renvoyèrent à sa famille.

De 9, le groupe fut réduit à 7 membres. Puis à 6 avec la mort du doyen d’âge, le capitaine Bakary Camara, affectueusement appelé El Bekry. C’était le 1er mai 1972, jour anniversaire de la fête du travail.

Bakary est mort de malnutrition entretenue, de sévices corporels répétés, de sous-alimentation imposée, de manque de soins et d’assistance voulus, toutes choses qui entraînent inévitablement le béribéri, le mal fatal. Il avait connu, comme tous ceux qui étaient tombés avant lui, les déformations physiques, la douleur aux articulations, la faiblesse et la lourdeur des jambes ainsi que le relâchement du sphincter anal. Malgré cette déchéance physique sans nom, Bakary resta digne et serein et mourut le sourire aux lèvres, en parfait état de lucidité.

Après le capitaine Bakary, d’autres membres du groupe tombèrent successivement, à des intervalles très rapprochés.

Capitaine Diby Sylas Diarra rendit âme le 22 juin 1972 sous la cravache du soldat El Mehdi, ressortissant du cercle de Kidal. Ce jeune tamasheq avait été poussé contre Diby, au motif que ce dernier avait sévi contre des tamasheq pendant la première rébellion au Nord du Mali. Diby poussait un fût vide vers le puits, pendant que ce soldat le cravachait sauvagement, lui commandant d’aller plus vite que ne lui permettait ce qui lui restait de force. Finalement, à bout de souffle, il s’affala en travers du fût et mourut à la tâche, sous la cravache.

L’infirmier militaire, dépêché sur le lieu, lui administra pour la forme, ce qu’il appela un toni cardiaque, mais que les détenus appelaient le coup de grâce. Cette piqûre de dernière minute, selon Samba Sangaré, n’a jamais été d’aucune utilité pour personne, depuis que le Bagne-mouroir a été créé. «  Voilà comment est mort le plus vaillant des capitaines, l’officier le plus célèbre de son temps », nous confie Samba, le regard lointain.

Diby fut lavé et enterré par les soins de ses camarades, sans plus de cérémonial que les autres. «  Il mourut convaincu du bien-fondé de son action qu’il ne renia jamais, même au plus fort de la détresse. Comme tous ceux qui avaient disparu avant lui, il avait vu la mort venir, et l’attendait dignement, sans affolement, et sans attendrissement sur sa personne. Lui aussi mourut en officier dont le courage, la fierté et le sang-froid n’avaient d’égal que son patriotisme connu de tous », ajoute notre interlocuteur.

Qui poursuit : « Le seul tort du capitaine Diby et de ses compagnons était d’avoir compris 23 ans plus tôt, ce que les autres ne comprendront que 23 ans plus tard. Diby laissa en mourant une montre bracelet de marque MIDO, une paire de chaussures maculées et une bague qui ne le quittait jamais. En recevant ces pauvres reliques, sa famille a pu se faire une idée du drame et de la misère dans lesquels il avait fini sa vie ».


Deux semaines après
le décès de Diby Sylas Diarra, ce fut le tour du sergent-chef Boubacar Traoré de finir sa vie dans le pénitencier de triste réputation de Taoudénit. C’était le 7 juillet 1972. Boubacar Traoré était un jeune sous-officier d’une espèce rare. «  Intelligent, responsable et patriote, il n’avait pas apprécié l’intrusion de l’Armée dans la vie publique de la nation. Pour lui, la qualité des protagonistes était pour le moins sujette à caution. Il avait superbement ignoré tout ce que son amitié avec Tiécoro Bagayoko, un membre influent du C.M.L.N., pouvait lui apporter, pour ne considérer que l’intérêt supérieur du Mali », témoigne Samba Sangaré.

Qui nous apprend qu’au moment de sa mort, Boubacar était si malade et si affaibli que son cou, ne pouvait plus supporter sa tête qui, obstinément retombait à droite ou à gauche, en avant ou en arrière. Il ne pouvait pas non plus marcher. Ce fut pourtant dans cet état que le chef geôlier, l’adjudant Nouha ordonna de le faire sortir pour la corvée, et de le fouetter. Le soldat désigné à cet effet leva la cravache, en assena deux coups à celui qui n’était déjà qu’un cadavre. Boubacar mourut quelques instants après, portant le nombre de décès à 5 parmi la bande à Diby.


Trois semaines plus tard,
le 31 juillet 1972, s’éteignit à son tour, le lieutenant Mami Ouattara au cours d’une corvée de transport de briques. Samba s’en rappelle : « Ce 31 juillet 1972, l’adjudant Nouha ordonna de nous envoyer transporter des briques. Nous avions beaucoup de peine à marcher, même sans fardeau. Nous arrivâmes cahincaha sur le chantier. Les soldats nous montrèrent les briques qu’il fallait déplacer et entasser 50 mètres plus loin. Cette opération n’avait d’autre but que de précipiter notre mort. En effet, après quelques va et vient, Mami Ouattara commença à vaciller, pour finalement tomber sous le poids de la brique qu’il portait.

Il ne se relèvera plus. Transporté dans notre cellule, il reçut l’ultime piqûre, comme le condamné à mort reçoit le coup de grâce. Ce que j’ai retenu d’émouvant de cette corvée et de la disparition de Mami, c’est que 10 minutes avant sa mort, il m’incitait à me dépêcher pour ne pas attirer sur nous la colère des militaires.

Quel ne fut mon étonnement en découvrant qu’il me trouvait lent, lui qui pouvait à peine mettre un pied devant l’autre. Mais cela montrait seulement combien nous avions été traumatisés par la cruauté des soldats que nous redoutions plus que la mort. En effet, Mami ne se souciait pas de la mort qu’il sentait pourtant venir, mais plutôt de la réaction que pouvaient avoir nos geôliers. C’est tout dire.

Tout comme Diby, Mami avait subi la rigueur des travaux forcés jusqu’au terme de sa vie, malgré la maladie et la faiblesse du corps. Il repose à Taoudénit pour toujours, victime du devoir ».

Du groupe de 9 officiers et sous-officiers, il ne restait plus que 3 : le capitaine Alassane Diarra, le sergent-chef Samba Gaïné Sangaré et l’adjudant Guédiouma Samaké. Grâce à Dieu, ceux-ci pourront tenir jusqu’au bout. Pourtant, Samba Sangaré est passé à un fil de la mort.

 (Paru dans L’Aube du 12 février 2009)

 

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23 COMMENTAIRES

  1. L’histoire politico-socio-militaire du Mali devrait faire réfléchir les maliens caractérisés par des séries de trahisons dans tous les secteurs de la vie des maliens et des maliennes. Mais pourtant, tous les jours que dieu crée, il y a des trahisons entre les maliens et les maliennes, c’est dommage pour un pays fortement islamisé depuis la nuit des temps.
    Notre pays a connu de tristes moments des hommes contre des hommes, la situation était sans pitié et inhumaine. Avec ça, comment peut-il avoir d’entente entre les bourreaux et leurs victimes? Il est là ce bourreau coordonnateur des actions du genre avec l’appui de sa bande de méchants hommes, il s’appelle Moussa TRAORE. Mais, il faut retenir que ces groupes d’alors (Bourreaux et Victimes) sont des oiseaux de même plumage, car les soient disant victimes pouvaient être des bourreaux si leurs coups s’étaient bien déroulés.
    Diby Silas DIARRA a payé de sa vie dans cette tentative de coup d’état pour lequel il a été arrêté le 12 aout 1969 avec 32 autres officiers et sous-officiers de l’armée malienne. Cet homme était une légende comparable à Adolphe Hitler contre le peuple juif en 1939 – 1945 en petite échelle au Mali sur les Touareg rebelles; il fut l’exterminateur des Touareg comme ce que fut Hitler pour les juifs lors de la 2ième guerre mondiale. Beaucoup de Touareg innocents ont péri sans aucun moyen de recours, créant ainsi une haine prononcée entre ce groupe ethnique et les groupes négroïdes du Sud et du Nord du pays.
    En tant que commandant de cette région Nord de Kidal en 1963 sous le régime socialiste de Modibo KEITA, il frappa, traqua et réprima sans pitié les Touareg comme s’il s’agissait d’une guerre entre deux nations. Il a tué les Touareg sous toutes les formes, parmi les formes de tuerie, il nous a été relaté les cas que sont : Mettre l’essence sur le corps d’un homme Touareg et le faire boire une certaine quantité et mettre le feu sur le corps de cet homme pour voir l’homme explosé comme un bidon d’essence ; faire un grand fossé et mettre du bois et quand les braises sont ardentes, mettre les hommes attachés pieds et mains dans cet enfer et voir ces hommes brulés et totalement calcinés et enfermer le trou contenant les hommes calcinés. C’était atroce de voir ou d’entendre les scènes de ce genre.
    En outre, Diby pouvait mettre les mitrailleuses en action dans les bétails des propriétaires sur des kilomètres, tuant des centaines d’animaux de toutes sortes (Bovins, ovins, caprins, asins, camelins, équidés, etc..) ; l’inspecteur de l’armée qui lui a conseillé de ne pas procéder comme çà a été empoisonné et transféré à Bamako où il a survécu pendant un an seulement. En allant se faire soigner des séquelles de cet empoisonnement en Côte d’Ivoire en août 1966, un accident de circulation l’a fauché à mort, il rendit l’âme au cours de cet accident le 14 août 1966 tôt au petit matin à Sikasso.
    Cet militaire droit, loyal et discipliné avait proposé à Diby de ne pas tuer ces animaux et qu’il s’agit des ressources de la nation malienne et qu’il fallait seulement confisquer et chasser ces animaux dans le Sud du pays où ils pouvaient être vendus pour renflouer le trésor public ; à cause de cette proposition, cet inspecteur de l’armée malienne a été empoisonné, il a été sauvé par miracle car il a consommé un antidote de ce poison virulent qui lui a donné la force de monter dans un véhicule militaire de façon discrète sans aviser qui que ce soit pour atteindre Gao où il prit un avion civil pour joindre Bamako où il rendit compte à sa hiérarchie qui l’ont donné immédiatement une mutation.
    Qu’un Touareg tue Diby est une justice divine, car je me rappelle que cet inspecteur de l’armée malienne ne cessait de dire ceci « Diby finira mal, cela est sans équivoque, que cela se passe devant moi ou pas, l’histoire retiendra cela, indéniablement ». Et c’est comme çà que Diby fini, sous la cravache d’un Touareg.
    Ce que Diby Silas DIARRA n’a pas compris, c’est que toute action entreprise sous l’effet d’une contrainte ne dure que pendant cette contrainte, il est certain que le régime socialiste de Modibo KEITA n’a pas dit à ce militaire de tuer sans cesse les Touareg pour faire asseoir l’autorité du régime, mais l’erreur du régime était de n’écouter que Diby, il fallait mettre en place d’autres mécanismes capables d’instaurer un dialogue fécond entre les Touareg et la République et ceux-ci dans un timing calé pour chaque trimestre. C’est seulement de cette façon que le régime allait se rendre compte des dérives de cet officier pervers narcissique.
    Notre pays est la scène de trahison sous mensonge dans tous les secteurs de développement et les victimes cohabitent avec leurs bourreaux, comment une société de ce genre atteindra la phase d’amorce de son développement ?
    La rébellion du Nord est la conséquence de cette tuerie massive des Touareg par le régime socialiste de Modibo KEITA en 1963, car elle a créée des frustrations du monde Touareg qui aujourd’hui croit que c’est tous les négroïdes du Sud qui les ont opprimé, cet amalgame de la part des touareg est une erreur grave qu’il faut qu’ils bannissent, car cette tuerie était le fait du seul homme appelé Diby Silas DIARRA, aucun négroïde du Sud n’a cautionné cet hécatombe de l’armée de cet impitoyable homme Diby sous un régime dictatorial où personne ne pouvait exprimer ses idées sans être inquiété.
    La leçon à tirer du cas de Diby Silas DIARRA est que tout se paye ici-bas, quand on voit comment cet homme a tué les Touareg de Kidal dont membre est à la base de sa mort en lui a infligé des coups de cravaches en lui demandant de faire rouler une barrique vite que sa force physique n’autorisait. Les hommes doivent savoir qu’en tuant ou en faisant souffrir une âme humaine ici-bas, vous traverserez un jour les mêmes sévisses par d’autres bourreaux.
    NB : Force est de reconnaitre qu’en 1962 quand Modibo KEITA rendit visite aux fractions nomades de la région de Kidal, il a été mal reçu et d’aucuns indiquaient même que certains Touareg auraient égorgé un bella sous ses yeux comme pour lui dire que les négroïdes ne sont pas les bienvenus au sein des fractions Touareg de la région de Kidal. Dès son retour à Bamako, il a dépêché une forte colonne de l’armée malienne avec à sa tête le capitaine Diby Silas DIARRA doté d’une forte expérience de terrain, après la guerre d’Indochine sous l’armée coloniale française pour maintenir sa colonisation sur ce pays et celle de l’Algérie contre l’armée coloniale française pour l’obtention de l’indépendance de ce pays. Diby était accompagné par beaucoup d’hommes chevronnés dont Mamadou Cissoko, le Chef de la zone militaire de Bouressa qui a mené un corps à corps avec le Chef Touareg de l’époque dénommé Alladen qui fut extradé après la rébellion en 1965 en Lybie.
    Après la trahison des 33 putschistes de 1969 sous le leadership de Diby Silas DIARRA, d’autres trahisons s’en sont suivies dont les plus remarquables ont été, entre autres ; celle de la mort du capitaine Mamadou Cissoko ; du coup d’état des Yoro DIAKITE et de Malick DIALLO en 1970 et celle des Kissima Doukara et Tiécoro BAGAYOGO en février 1978.
    Nous insisterons sur le premier et le troisième cas, c’est-à-dire la mort de Mamadou Cissoko et la trahison fomentée contre le groupe Kissima DOUKARA et Tiécoro BAGAYOGO.
    Mamadou Cissoko était bien craint par l’ensemble de l’armée malienne à cause de ses francs parlés et de sa grande capacité militaire, au cours des premières rencontres du CMLN (Comité Militaire de Libération Nationale), il n’hésitait pas à mettre son pistolet sur la table en disant que les militaires ne sont bons que dans le camp et qu’il donne six mois au CMLN pour rentrer au camp et donner le pouvoir aux civils. A cause de ces propos qui n’enchantaient pas le groupe de Moussa TRAORE, son véhicule a été saboté et comme il aimait circuler à tombeau ouvert, il a dérapé sur la route de Ségou conduisant à sa mort lors de l’un de ses déplacements sur cette capitale régionale où sa femme rendit l’âme en 1962.
    Pour le deuxième cas du groupe Kissima DOUKARA et Tiécoro BAGAYOGO, en février 1978 une trahison du groupe Moussa TRAORE et Youssouf TRAORE lors de la création de l’UDPM a divisé le CMLN en deux groupes, le groupe qui souhaitait rentrer dans le camp et celui qui souhaitait faire la politique. Le vote a eu lieu dans la quatrième semaine du mois de février 1978 et le groupe Moussa TRAORE et Youssouf TRAORE a été mis en minorité et aussitôt, ces deux hommes ont pris le devant en disant que les majoritaires ont tenté le coup d’état. C’est ainsi, qu’ils ont été appelés un à un dans le bureau de Moussa TRAORE le 28 février 1978 pour les mettre en arrestation en faisant une déclaration à la radio nationale avec un beau discours lu par Moussa TRAORE lui-même dans la nuit du 28 février 1978 au journal de 20H00.
    Mensonge de la part du groupe Moussa TRAORE et Youssouf TRAORE, car ceux qui ont crié au coup d’état sont eux-mêmes qui ont fomenté un coup d’état en craignant le groupe majoritaire qui était composé de très grands militaires redoutables et qu’il fallait à tout prix mettre hors d’état de nuire en défendant l’intérêt politique de la minorité.
    Les trahisons ont pour finalité la destruction des deux groupes, le groupe qui a trahi et celui qui été trahi. Aucun groupe ne serait heureux après une trahison, lorsque le premier aurait fini de savourer sa victoire sur cela qui a été trahi, Allah le tout puissant serait sans pitié contre ce groupe qui a trahi et sa fin est généralement tragique, nous avions des leçons du genre partout dans ce pays, mais comme par malédiction les trahisons continuent de plus belle dans tous les secteurs de la vie socio-professionnelle.

  2. Tous les patriotes dignes en Afrique qui ont voulu défendre leurs pays contre l’ impérialisme français ont fini exactement tel décrit là.
    Au Gabon,au Sénégal,au Togo,au Burkina les opposants ont été torturés pour ne pas laisser une chance de survivre.
    En réalité,les ordres venaient de la France.
    Les militaires chargés de les torturer étaient aussi surveillés.
    Ils pouvaient se retrouver de l’ autre côté s’ils se montraient moins cruels.
    Un système mis en place par les français pour éliminer tous les patriotes qui nourrissaient une indépendance réelle de l’ Afrique.
    Au Sénégal le premier ministre MAMADOU DIA est sorti de la prison aveugle.
    MOUSSA TRAORÉ et autres présidents LAQUAIS respectifs de ces différents pays ont trahi leurs pays pour l’intérêt de la France.
    Le néocolonialisme a trouvé à MOUSSA TRAORÉ et autres des éléments leurs permettant de piller encore plus l’Afrique comme si elle n’était pas indépendante.
    MOUSSA TRAORÉ est plus qu’ un ordure de l’ histoire contemporaine du MALI .
    Regardez comment il vieillit.
    Il ressemble de plus en plus à un singe.
    IBRAHIM BOUBACAR KEITA a pris le relais conseillé par le plus lugubre des LAQUAIS français.

  3. Moussa TRAORE ne méritait pas cette liberté qu’on lui a accordé. Il devait vivre aussi l’enfer de Taoudenit. J’ai écouté le récit vivant de Guédiouma SAMAKE à sa libération à Fatoma (Mopti) chez son frère Facoroba. Je me suis posé la question “Comment à cause du pouvoir, un humain peut-être aussi cruel”? Ne condamnons pas Dibi pour ses actions contre la rébellion des année 60. Il le faisait pour sa patrie. Le soldant est recruté pour tuer ou être tué sur le front, qu’importe la manière.

  4. Mon oncle est un Héros et vrais Malien.Les rebelles du Nord sont des Criminelles;des narcotraficans et des atés.Ils méritent le feu vif avant de mourir.

  5. Oh le peul. Ce que je sais tous les peuls à peau noire sont esclave ça ne se discute pas. C’est aussi vrai que dire “ma maman est est une femme”

  6. Tous pareils; les Uns ne valent pas mieux que les Autres; des Pushistes Criminels ayant chéminés ensemble un moment sont devenus ENNEMIS par intérêts contradictoires. C’est normal qu’ils s’entretuent a un moment donné. Donc pas de Parti-pris.

    BLANC BONNET -BONNET BLANC ils ont tous tord et raison

  7. Jean Bolon Samaké est celui qui a commandé le peloton qui a abattu Fily Dabo Sissoko, Hamadoun DICKO et Maraba Kassoum. Or, Fily avait été son maître d’école à Ouélessébougou. Jean Bolon a subi le sort qu’il a infligé à d’autres. La roue du Karma.

  8. Diby Silas Diarra n’est pas un héros, c’est l’un qui faisait boire de l’essences aux rebelles avant de l’allumer !
    Ces compagnons militaires peuvent le confirmer.
    De la même façon que tu vie, tu meurs !

    • Alors les terroristes que Dibi a ainsi punis,qui avaient vecu par les armes etaient passes par les armes du brave Officier Malien!!!! Gloire a son ame et a see actes patriotiques! MEME VOTRE PROPHETE MOHAMET A ASSASSINE ET FAIT ASSASSINE GRANDS NOMBRES !!!!!

      • C’est a cause des Dibi que nous sommes dans cette rébellion, car si tu tue mon fils (malien), ses descendants (maliens) vont tuer tes enfants (maliens) … C’est ce qu’on appelle le cercle vicieux : personne ne gagne !

        • ah…dent pour dent oeil pour oeil contre le gouvernement et toute la nation?
          que dire a ceux la qui ont assassine vos ancetres sur tout le continent? ne sont ils pas aujourdhui vos amis et vos coreligionaires?
          StBko:))

    • MORIBA n’est pas un prénom Peul mais Mandingue. Ce Moriba était un MANINKA bon teint qui a été élevé dans la culture du Djanfa. 💡💡💡💡

      • Yugubané, je vous croyais plus futé et connaisseur du Mali que cà! ce Moriba je ne le connais pas et il est peut être bien qu’il est maninka.
        Toutefois je crois savoir qu’en zone mandingue vivent d’autres communautés dont des peuls!
        Et puis au Mali le “Tôgôda” existe non? donc un bambara peut bel et bien avoir un prenom typiquement maure!!! et un peul, un prenom typiquement mandingue! Ou bien?

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