Propos mémorables

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Feu Modibo Keïta, Président de la République (19 Novembre 1968)
« Le Mali, ce n’est pas nous, ce n’est pas non plus ceux qui viennent de prendre le pouvoir. Le Mali, c’est vous !" [NDLR : s’adressant à la jeunesse] »

Feu Maribatrou Diaby, candidat aux présidentielles (1992)
« Moi, j’arrive à gérer même des crocodiles. C’est donc facile pour moi, de gérer les hommes. »

Zoumana Sacko, ex-premier ministre (Juin 1993)
« Je souhaite que le jeu institutionnel, majorité présidentielle-opposition, se déroule dans le respect mutuel, surtout dans la prise en compte des intérêts de ce peuple qui a tant souffert mais qui comporte en son sein, d’énormes ressources morales et surtout qui a démontré par le passé, sa capacité extraordinaire à faire face aux défis. »

Tiébilé Dramé, Secrétaire Général du Parena (Mars 1996)
« Quand on a été torturé ensemble, quand on a partagé les mêmes cellules de détention, qu’on ait fait partie des mêmes convois de déportation, d’exil intérieur, il est normal qu’on soit du même côté. »

Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Mars 1996)
« La grosse erreur a été de faire croire que la démocratie peut tout régler comme par un coup de baguette magique. Une démocratie se bâtit lentement avec des hommes et des femmes qui y adhèrent et auxquels, il faut donner toutes les explications qui s’imposent. »

Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Mars 1996)
« Nous ne pouvons considérer comme une fatalité le fait que soit concentré aux mains d’une minorité le fruit de l’effort commun, pendant que la grande majorité du peuple est condamnée à la misère et au désespoir. »

Me Mountaga Tall, Président du CNID (1997)

« Un proverbe bambara tranche : que tout le monde se ligue derrière un seul homme, traduit toute la culpabilité de cet homme ».

Feu Pr. Mohamed Lamine Traoré, Secrétaire national du MIRIA (1999)
« Il est impossible de faire du neuf avec du vieux »

Aminata Dramane Traoré, ministre de la culture (1999)
« Mon foulard est l’expression de ma liberté. Je  lui donne le volume et la forme qui me plait. »

Soumeylou Boubèye Maïga (2000)
« Les causes profondes de la déchirure des partis et de la grande confusion politique actuelle sont dues au fait qu’au lendemain du 26 Mars, des gens qui ne devraient jamais se retrouver dans le même camp ont été mis ensemble ».

Ibrahima N’Diaye dit Iba, Maire du District : (2001)
« Hier comme aujourd’hui, et sans doute demain, il n’y a pas eu de millionnaires, milliardaires ; il n’y en a pas ; il n’y aura pas parmi nous, sur le dos du peuple, en tout cas aussi longtemps que Bamako, les capitales régionales, le pays profond regorgeront de mendiants, d’injustement appauvris et misérabilisés qui tendront la main aux passants, toute honte bue ».

Yacouba Diakité, militant AJDP (2001)
« Nous, jeunes, avons aujourd’hui, le sentiment d’être les laissés pour compter de la démocratie. D’autres, qui, en réalité n’ont rien fait en 1991, se retrouvent aujourd’hui en train de savourer les délices de la démocratie ».

Issé Doucouré, (avril 2001)
« Les nouvelles générations sont venues au syndicalisme, parce qu’il y a des grands parleurs. Et le peuple ne croit qu’à celui qui crie haut.
Ils n’ont aucune formation, aucune expérience. Ils sont uniquement guidés par le profit. C’est pourquoi aujourd’hui, l’UNTM n’est que l’ombre d’elle-même ».

Dr Modibo Soumaré, Président de l’amicale des anciens de l’AEEM : Avril 2002
« IBK est prêt à vendre son âme au diable pour le pouvoir »

Amadou Toumani Touré, Président de la République (Mars 2003)
« Le 26 Mars, c’est un peu moi ; on ne peut pas tout le temps parler de soi-même. Ma fille est née un 26 Mars. »

Boubacar Sankaré

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