Affaire « Bako terrain » de Sogoniko : Le Maire Dagnon avait raison

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Notre capitale Bamako se retrouve très souvent au cœur des mouvements sociaux troublant l’ordre public. L’un de ces mouvements sociaux de l’année 2011 aura été celui de l’affaire dite «Bako Terrain» à Sogoniko, dans la Commune VI du District  de Bamako.

En effet, cette affaire sociopolitique est basée sur une revendication des jeunes par rapport à leur terrain de sport, situé entre le quartier Sogoniko et la Cité UNICEF de Niamakoro. Très engagés pour obtenir leur espace de jeu, les jeunes avaient, à l’époque, entamé une démarche très musclée contre les autorités municipales de la Commune VI. Malgré les missions de bons offices de ces dernières pour trouver une solution idoine, mais surtout pacifique entre les différents protagonistes dans cette affaire.

Pour rappel, les jeunes après de longues années de pratiques sportives sur ce terrain, un grand commerçant se présenta un beau jour avec un titre foncier pour revendiquer la paternité de l’espace en question. Et les jeunes n’arrivaient pas à comprendre comment il avait pu avoir un titre foncier. Alors éclatèrent les hostilités entre les jeunes et ce commerçant d’une part et d’autre entre les jeunes et la Mairie de la Commune VI, car selon eux, c’est le Maire El Hadji Souleymane Dagnon qui aurait simplement vendu le terrain au commerçant.

Et chaque jour que Dieu faisait le quartier devait un champ de bataille entre les jeunes et les agents du GMS qui à leur tour ‘’gazaient’’ tout le quartier. Malgré ces évènements et ces allégations contre sa personne, le Maire de la Commune VI, EL Hadji Souleymane Dagnon, n’a jamais cessé un seul jour de soutenir les jeunes qu’il considère comme ses propres enfants. Et après plusieurs tractations, le Maire arrivera à travers son conseil de demander le transfert foncier du commerçant qui était aussi quelque part dans ses droits. Toute chose qui a été acceptée par le conseil communal et signifiée au gouverneur du district de Bamako pour mesure à prendre.

C’est dans ces conditions qu’un agent des forces de sécurité aurait été agressé et dépossédé de son arme par les mêmes jeunes aux alentours du dit espace. Ce dernier point arriva à un moment où tout était déjà fini, car le commerçant, selon nos informations, avait accepté cette décision du conseil communal de la Mairie de la Commune VI.

Aujourd’hui avec l’arrestation et la condamnation du leader des jeunes en la personne de Dramane Coulibaly dit Bako, beaucoup de gens se sont rendus compte que malgré son silence et son humilité, le Maire Dagnon avait bien raison.

Moussa KONDO

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.