Imbroglio foncier en commune II : Bazoumana Fofana déçu par le comportement de la Mairie et le député Diarra

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Dans l’imbroglio foncier qui l’oppose depuis plus d’une décennie à la Mairie de la Commune II autour d’un TF, à la zone industrielle, l’opérateur économique, Bazoumana Fofana, sans rentrer dans les détails pour l’instant, a tout juste accepté de se prononcer. 

«  Je remercie Dieu de m’avoir donné longue vie et la santé nécessaire qui m’ont permis de résister pendant 14 ans à la tentative d’expropriation de mon TF n°27038 sis à la zone industrielle. C’est un terrain dont j’ai acquis le permis d’attribution en 1977 dont le n°151. C’est le gouvernement qui avait décidé de faire de cette partie, spontanément occupée par des particuliers, une zone industrielle. L’Etat en voulant viabiliser avait déguerpi les occupants spontanés pour les recaser à Badalabougou, m’a-t-on dit. Pour cela, il avait un cahier de charge que tout postulant devrait respecter et à cause de ses conditions, l’endroit n’était pas à la portée de beaucoup de gens. Quand je payais ma parcelle, elle était dans un état marécageux et j’ai beaucoup dépensé pour pouvoir la remblayer. C’est après tout cela que j’avais construit pour la transformation du karité et la vente des matériaux de construction. Entre temps, le muezzin de Quinzambougou, Adama Coulibaly, est venu avec le père du député Mamadou Diarra, lequel était à l’époque en location chez Mamadou Borge, et d’autres personnes, pour me dire de lui aider à trouver un terrain à M. Diarra. Je l’ai amené à la Mairie où il y avait le plan. Puisque le cahier de charge n’était pas à la portée de tout le monde et que l’endroit n’intéressait même pas les gens à causes des conditions, je lui ai demandé s’il pouvait se soumettre à toutes les exigences. Il a accepté en disant qu’il va se coller à ma parcelle, précisément au côté nord.

En 1998 quand j’ai eu mon autorisation de construire j’ai démoli ce que j’avais fait, j’ai voulu construire un immeuble comprenant un rez-de-chaussée en centre commercial et 7 étages avec 90 appartements pour un coût total de plus d’un milliard de F CFA. Mais depuis que j’ai opté pour ce projet en 1998, je n’ai plus eu la paix. La Mairie de la Commune II, à travers les différents maires qui se sont succédés jusqu’à l’actuel, Youssouf Coulibaly, et ses conseillers Bouréïma Dicko, Broulaye Kanté, de même que le chef du quartier M. Niaré, ont toujours manipulé les populations du quartier contre moi. Or, la Mairie, Dicko, Niaré et Kanté et complices sont condamnés par la justice au payement de 261 millions dans cette affaire comme dommages et intérêts. Des complices sont mêmes condamnés à l’emprisonnement ferme. Nous sommes dans cette situation depuis maintenant 14 ans. Mais puisqu’ils ne respectent pas les décisions de justices, ils continuent de chasser mes ouvriers sur le chantier en les menaçant de mort. ET j’ai été obligé de faire une autre plainte au niveau du procureur du Tribunal de la Commune II.

Ce qui m’a encore écœuré, c’est le fait que le député Mamadou Diarra, pour tout ce que j’ai fait pour son père, au lieu de me soutenir contre les prédateurs fonciers, s’est rangé de leur côté et va jusqu’à répondre en leur nom à des convocations à la gendarmerie. Lui, le maire, Dicko et Kanté ont  concocté un faux plan où ils ont morcelé mon terrain en huit lots tout en réservant une partie pour un centre d’Etat civil. Or, il y a des gens là-bas qui n’ont pas leurs permis d’attribution, ils laissent tous ceux-ci pour s’attaquer à mon TF. Jamais le député encore moins une de ses sœurs ne m’ont défendu jusque-là. Au contraire, ils soutiennent mes adversaires. C’est là tout mon regret. Mais je demande encore au Tout puissant de me donner encore longue vie pour mener ce combat contre les prédateurs fonciers et celui du développement économique de notre pays de façon générale.

Puisque vous êtes venus m’interroger sur la question, je vais faire le grand déballage de tous les dossiers fonciers dans lesquels les gens me rendent la vie dure. Je dénoncerai également la mauvaise gouvernance au Mali. Je suis désormais à la disposition de la presse   ».

Affaire à suivre

Abdoulaye Diakité   

SOURCE:  du   30 nov 2012.    

Une Réaction à » Imbroglio foncier en commune II : Bazoumana Fofana déçu par le comportement de la Mairie et le député Diarra

  1. ali sacko

    Je remercier Le député Mamadou Diarra Pour son Courage d’ avoir oser dénoncer le comportement Mafieux de Mr Bazoumana Fofana aux quelle moi même je suis victime en temp que malien de l’ extérieur.
    J ai acheter 2 parcelles a Sotiba pour ma femme avec le titre foncier numéro 5221 et 5223 d’une superficie totale de 600 mètre 2.
    Mr Bazoumana a empiétées par un mur de clôture sur mon terrain, Cela fait plus de 2 ans que j’ ai envie de construire mon terrain mais malheureusement je ne peut pas construire je l’ ai contacter a plusieurs reprise pour trouver une solution a l’aimable mais il ma dit que  » Né mokobadé » après réflexion j’ ai décider d’ engager un avocat Maitre Maliki Djibrilla pour pourvoir récupère mon bien je croie a la justice malienne et j’ espère récupère mon bien aux plus vite. Et je connais 7 autres victimes qui ont le même problème mais qui n’ ont pas les moyens de se payer un avocat. Mr Bazoumana vous n’ êtes pas saint.