Spoliation des espaces de terre de Baga (Commune rurale de Dialakoroba) : Le juge Dramane Diarra sur le départ

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Face au silence jugé inadmissible des plus hautes autorités administratives  et politiques du pays, une forte délégation  du village de Baga  est arrivée hier à Bamako pour rencontrer le ministre de la justice, garde des sceaux Maharafa Traoré. L’objectif de ce déplacement n’est ni, ni plus d’obtenir le départ pur et simple de Dramane Diarra considéré  comme  un spéculateur foncier et non un juge. Aux dires du  chef de la délégation si jamais cette rencontre venait à échouer auprès du  ministre, les villages victimes seront à quoi s’en tenir  pour faire partir tout bonnement  Dramane Diarra.


 Comme nous l’avions annoncé la semaine dernière, le chef de village de Baga vient de dépêcher hier mardi 10 janvier 2012, une forte délégation composée des conseillers des villages victimes de spoliation de leurs propres terres. On peut dire aujourd’hui sans se tromper que les jours du  juge Dramane Diarra sont aujourd’hui comptés à Ouélessébougou et  qu’il ne reste seulement à   connaître le jour de son départ. En tout cas face à la détermination des villages victimes de spoliation de ces propres terre par le juge Dramane Diarra, il urge aujourd’hui pour le ministre de la justice de prendre les taureaux par les cornes en faisant muter le juge d’Ouélessébougou.  En se déplaçant jusqu’à Bamako pour rencontrer le ministre chargés de la justice, garde des sceaux, les chefs de ces différents  villages  viennent de démontrer une fois de plus  leur attachement et leur respect à la loi malienne. « C’est par respect aux institutions de la république que nous avons tenu à prendre à témoin l’opinion nationale sur les dérives du juge Dramane Diarra. Nous sommes des hommes pacifiques et cela ne veut pas dire qu’on doit marcher sur nos pieds. Une fois de plus nous réitérons notre appel aux des autorités du pays de nous débarrasser  d’un démon qui veut mettre notre région en péril car il a promis de descendre le feu et le sang sur nos têtes. Nous appelons au bon sens et au sens du patriotisme du ministre de la justice afin de nous éviter cette catastrophe qui se dessine à l’horizon.» a déclaré le porte parole de ces villages. Rappelons que c’est  à cause de leurs propres terres léguées par leurs grands voire arrières grands parents que le juge Diarra, fort de ses pouvoirs exorbitants et en complicité avec un spéculateur avéré et connu de tous  Bakary Doumbia de Molobala, est en train de jeter en prison d’innocentes personnes au motif que celles-ci ont violé une décision de justice. Or ces personnes emprisonnées ont clamé haut et fort qu’aucune notification ne leur é jamais été notifié. Pourquoi vouloir interdire  coûte que coûte ces populations de jouir de leurs propres terres ?  Quel usage le juge veut-il en faire ?  Est-il seul dans cette affaire ?  Voilà autant de questions qui méritent réflexions. Une chose est sûre la zone de Sanankoroba jusqu’à Ouélessébougou reste la zone prisée des préfets et juges. Tout cela à cause des espaces de terres qui génèrent aujourd’hui des millions et des millions issus du foncier. En tout cas il n’est pas rare de voir certains  cadres et fonctionnaires véreux de cette zone, devenus subitement des riches.  En effet selon nos informations, un fonctionnaire de cette zone aurait envoyé 10 personnes de ces proches à la Mecque cette année. Il n’est pas rare de constater que certains fonctionnaires de cette zone envoient plus de 10 à 15 personnes de leurs parents à la Mecque chaque année. Pauvre Mali ! En lieu et place d’un développement harmonieux de ces villages, on assiste à un appauvrissement total et délibéré. Du coup les populations deviennent des laissés- pour compte au su et au vu des plus hautes autorités du pays. Ainsi les autorités donnent raison à ceux qui pensent que seule la violence peut résoudre les problèmes au Mali. Ce qui est dommage et triste pour les populations de ces villages qui continueront à vivre dans la précarité en attendant la justice divine.  Dans nos prochaines parutions, nous évoquerons comment ces terres, une fois dépossédées aux villageois, sont gérées par l’administration locale d’où les fameux 40% soit disant appartenant à l’état qui sont le départ d’une   spéculation foncière organisée. 
 A suivre…
Sadou Bocoum   

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.