ALERTE ! : Des milliers de bonbonnes de gaz servant à la fabrication de bombes artisanales en circulation dans le Sahel

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Le constat s’avère banal, à première vue : des bonbonnes de gaz butane et propane qui disparaissent mystérieusement du Sud du Maroc vers le reste du Sahel en passant par la Mauritanie. Il s’avère cependant moins banal pour qui sait que ces ustensiles ménagers servent à fabriquer des bombes artisanales.

Selon la presse marocaine (Assabah-Maroc) dans une livraison en date du 22 mars dernier et  citant des rapports officiels, «plusieurs dizaines de milliers de bonbonnes de gaz ont disparu…».  Le journal rapporte que  les entreprises de distribution enregistrent mensuellement la disparition de 2.500 bonbonnes en direction de la Mauritanie.

Cette hémorragie, poursuit le confrère, «a poussé la société de fabrication de bonbonnes à refuser de continuer d’alimenter ses distributeurs. Ces derniers ont décidé d’informer, par courrier, les représentants du ministère de l’Intérieur afin de trouver une solution à ce problème».

Il ne s’agirait donc qu’un banal trafic de gaz ?  Que nenni !

Les bonbonnes en question sont censées utilisées par les ménages du pays voisins mauritaniens. Mais selon les services de renseignement mauritaniens, le pays «ne dispose pas d’infrastructures pour recharger ces bonbonnes. Ce qui veut dire qu’elles ne sont pas destinées à un usage normal, en cuisine ou pour l’éclairage».

Aussi, relève la presse mauritanienne, les populations auxquelles elles sont censées destinées, ne sont pas financièrement aptes à se les approprier.

Et les rapports de conclure : «les raisons de la croissance d’un tel trafic sont suspectes. Les principaux bénéficiaires de ce trafic sont les groupements terroristes adossés à DAECH qui a multiplié ses mouvements dans le désert du pays voisin» (Mauritanie).

En somme, les bonbonnes en question circulent en ce moment dans le Sahel. Et mauvaise nouvelle, elles servent à fabriquer des bombes artisanales très meurtrières. Raison pour laquelle, la Mauritanie a relevé d’un cran  le niveau d’alerte.

B.S. Diarra

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