Attaque de Kangaba au Mali: un hommage rendu aux victimes

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L'entrée du Campement Kangaba, le 19 juin 2017, au lendemain de l'attaque terroriste dans laquelle cinq personnes sont mortes. © REUTERS
L'entrée du Campement Kangaba, le 19 juin 2017, au lendemain de l'attaque terroriste dans laquelle cinq personnes sont mortes. © REUTERS

Six jours après l’attaque terroriste contre le Campement Kangaba, un lieu de villégiature très prisé des expatriés dans la banlieue de Bamako, un hommage a été rendu ce samedi 24 juin à la mémoire des victimes.

La cérémonie qui s’est tenue ce samedi matin au Campement Kangaba a été très sobre. Une centaine de personnes étaient présentes. Parmi elles, le propriétaire des lieux – un ressortissant français –, des parents des victimes, des amis, ainsi que des diplomates. En silence, fleurs en main, ils se sont dirigés vers les hauteurs du campement, où se trouve ce qui reste de la terrasse bar-restaurant où l’attaque s’est produite. Tout a brûlé. On reconnaît au sol des sandales, des téléphones portables calcinés, des verres brisés, des vêtements également.

Dans sa prise de parole, le gérant a salué la mémoire des cinq personnes décédées et d’une autre personne dont on est toujours sans nouvelles, et dénoncé la barbarie. « Ils étaient nos soeurs et nos frères, compagnons de vie, de joie, de travail et de lutte. Nous honorerons à jamais leur mémoire, car nous ne pourrons jamais les oublier. Elles ont été délibérément tuées dans le but de faire régner la terreur au Mali », a déclaré Hervé Depardieu. Une minute de silence a ensuite été observée et des dizaines de bouquets de fleurs ont été jetés sur les lieux de l’attentat pour rendre un dernier hommage aux victimes.

En redescendant vers le bas du campement, un constat s’impose : il est aujourd’hui dĂ©sert. « Faut-il rester ou partir ? » s’interroge son propriĂ©taire. « Est-ce qu’on peut continuer Ă  prendre la responsabilitĂ© Ă  faire venir des gens ici, dans les hĂ´tels, dans les bars, les lieux publics, si on ne met pas en place les mesures de sĂ©curitĂ© nĂ©cessaires. Il y a plein de dispositifs militaires qui sont mis en place, on ne pense pas aux civils qui sont des cibles stratĂ©giques qu’il faut protĂ©ger comme tel, dĂ©nonce HervĂ© Depardieu. La guerre au Mali est autant sinon plus idĂ©ologique que militaire (…) Il faut qu’on prenne des dispositions. J’espère que dès lundi, des choses concrètes vont se passer dans ce sens. »

Par RFI Publié le 24-06-2017

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