Au Mali, la guerre se précise

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Le nombre de militaires au Mali pourrait passer de 3 200 à 4 000 hommes. © AFP

L’Algérie et le Burkina Faso veulent négocier le retour des groupes armés dans le giron malien. Mais les préparatifs d’une intervention militaire se précisent.

De prime abord, Alger et Ouagadougou ont réussi un bon coup. Mardi soir, Ansar Dine, un des trois groupes islamistes qui font régner la terreur au nord du Mali, appliquant la charia dans son sens le plus strict, publiait un communiqué dans lequel il disait renoncer au terrorisme et lutter contre les trafics au nord du pays. Un premier pas. Sera-t-il suffisant pour éviter la reconquête militaire du nord du Mali, comme le souhaitent les deux capitales ? Rien n’est moins sûr.

Ansar Dine, le maillon faible

C’est pourtant l’objectif recherché par les Algériens et les Burkinabés qui sont fort réticents à une intervention militaire au Mali. Pour l’éviter, ils disent vouloir ramener par la négociation les groupes armés – ou certains d’entre eux – dans le giron malien. À commencer par Ansar Dine, créé il y a moins d’un an par le Touareg Iyad ag Ghali. Ses hommes sont majoritairement des Touaregs et ag Ghali entretient des relations anciennes et suivies avec l’Algérie. Cela fait donc plusieurs mois qu’Alger, d’un côté, Ouagadougou, de l’autre, s’évertuent à couper les liens entre Ansar Dine et les djihadistes d’Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) et du Mujao, un de ses bras armés au Sahara. Certaines sources affirment que, ces dernières semaines, Ansar Dine aurait récupéré des combattants d’Aqmi.

Ansar Dine a toujours été le maillon faible du trio des mouvements djihadistes islamistes. Ag Ghali est un ancien du Mouvement de l’Azawad (les autonomistes touaregs du Mali), dont il s’est détaché l’an passé après avoir échoué à en prendre la tête. Il a donc lancé son propre groupe. Les uns et les autres divergent cependant : autant le Mouvement national de libération de l’Azawad s’affirme laïque, autant Ansar Dine, à Kidal – son fief à l’extrême nord du Mali -, a coupé des mains et des pieds apparemment sans plus d’état d’âme que le Mujao à Tombouctou et à Gao. Ce qui n’est pas sans poser de question sur le “ralliement” d’Iyad ag Ghali. Si son mouvement a annoncé renoncer au terrorisme, il n’a pas précisé son intention de mettre fin aux châtiments corporels infligés aux habitants. Rien non plus sur le retour des autorités de Bamako dans le nord du pays.

L’aide logistique de la France

Poussé par le Burkina Faso et l’Algérie, qui ne veulent pas voir débarquer des troupes étrangères dans la région, Ansar Dine est-il seulement utilisé pour gagner du temps ou veut-il vraiment éviter la guerre ? Car, parallèlement, les préparatifs d’une intervention militaire se précisent. Réuni à Bamako ces derniers jours, un groupe d’experts militaires et civils de la région a proposé d’augmenter le nombre de troupes sur le terrain de 3 200 à 4 000 hommes et d’y inclure éventuellement des troupes étrangères si les chefs d’État de la région le souhaitaient. Concrètement, les 3 200 hommes qui seront envoyés par les pays de la Cedeao (Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest) pourraient recevoir le renfort de soldats venus d’États africains hors Cedeao, tel le Tchad.

Quant aux Occidentaux, aucun pays ne veut, jusqu’alors, envoyer de troupes au sol. La France, les États-Unis et l’Allemagne ont fait savoir qu’ils apporteraient une aide logistique. Déjà, des Occidentaux forment des soldats de la région, en particulier des Maliens dont l’armée était en débandade l’hiver passé et qui doit être la première à reconquérir son pays. On observe des mouvements inhabituels de matériels militaires arrivant sur l’aéroport de N’Djaména, au Tchad. Pourrait-il y avoir des bombardements des refuges des djihadistes d’Aqmi et du Mujao dans le Sahara au nord du Mali ? Les Maliens le souhaitent pour récupérer le nord de leur pays et éradiquer les trafics de drogue (haschich venu du Maroc et cocaïne d’Amérique latine). Mais qui va s’y risquer ? Il va probablement être possible de récupérer les villes comme Tombouctou et Gao, mais chasser les djihadistes du Sahara risque de s’avérer plus compliqué.

Le Point.fr – Publié le 10/11/2012 à 12:50

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14 COMMENTAIRES

  1. Si nous écoutons ces deux pays là nous ne nous débarrasserons jamais de ce problème des voyous touaregs car c’est là où ils se cachent où tout se prépare contre le Mali par la lâcheté de cette fusion.
    C’est par ces deux pays où tous les documents historiques sortent par ces hommes de main pour rejoindre les instigateurs.
    Si vous ratez cette occasion de mater ces imbéciles même le bon dieu nous en voudrons de cette étroitesse d’esprit.
    Bon entendeur salut!

  2. que sont devenu les fuyards gamou et autre qui etaient au niger monsieur le jnliste cet homme que vs avez poste cache en un etage nira pas au nord dans le sable pour preciser la guerre vos info ne st pas credible

  3. Une coalition bien soudee !

    Le Burkina-Faso et l’Algerie ont montre amplement qu’ils ne defendaient pas les interets Maliens. L’un protege le MNLA et l’autre, Ancar Dine. Pour nous, leurs actions vont conduire a perenniser les conflits armes au Nord du Mali .En effet, ces deux organisations ont laisse entendre qu’elles ne couperont jamais leurs liens ni avec AQMI, ni avec MUJAO .Ce que nous allons observer ,c’est un jeu perfide. Aux heures critiques,( combats violents pouvant conduire a une deroute, ou bombardements bien cibles ,sans issue), le MNLA et Ancar Dine vont recuperer les salafistes et les djehadistes de MUJAO et AQMI pour les proteger contre une mort certaine et les lacher ensuite aux combats aux moments opportuns. Deja , certains de ces combattants rejoignent Ancar Dine pour se cacher.
    La demarche du MNLA et d’Ancar Dine est jonchee de mensonges et de fourberies. Ce que les partenaires doivent savoir c’est que les responsables Maliens qui tratent avec ces rebelles Touaregues depuis maintenant 50 ans, les connaissent bien. Ils ignorent l’importance de tenir parole. Ce groupe de rebelles sont bel et bien des specialistes de la rebellion.Les grands chefs en tirent des fortunes incalculables et un statut social. Il serait tristement regretable que ceux qui viennent de les connaitre, au lieu de preter une oreille attentive aux propos des Maliens, s’evertuent au contraire a imposer leurs idees tant soit peu saugrenues aux decideurs Maliens.
    Les resultats de ces soi-disant negociations sera de perenniser les conflits armes au Sahara ,d’exposer la vie des soldats a des dangers continuels et de faire planer les risques d’actes terroristes sur plusieurs pays europeens et africains.
    Est-il pensable qu’un groupuscule de 2000 a 3000 rebelles Touaregues, si l’on fait abstraction de leurs « esclaves », veuille creer un Etat sur les vestiges de civilations millenaires ,revivifiees par un clan immortel de djelis.
    L’armee Malienne n’a pas encore ete consultee.Acceptera-t-elle de collaborer avec ces faux rejetons, ces perfides qui ne font que de preter de faux serments au cours des ans ?
    Les Francais savent qu’en temps de guerre c’est le Patriotisme qui prevaut. En realite, le Mali a besoin, en ces moments tragiques ,non d’un democrate, mais d’un grand patriote pour remettre le territoire national dans ses frontieres. Bien attendu , quand la paix reviendra, la democratie suivra son cours.Cependant ,les classes politiques du Mali , toutes confondues, ont dit oui au retour a l’ordre constitutionnel, a l’organisation des elections des que possible .Quant au principe de negociation ,le probleme a besoin d’etre approfondi . Il se peut que les dirigeants du MNLA et d’Ancar Dine soient sous pression de leurs clans respectifs pour epargner les populations touaregues de l’atrocite d’une guerre. Dans ce cas , qu’ils deposent les armes et se mettent a la disposition de l’armee Malienne. Ce dont le Plan d’intervention a besoin , c’est davantage une equipe bien soudee qu’un largerassemblement truffe de perfides et malade de dissentions interieures.

  4. Negocier et apres un temps d’accalmie que les personnes malades nous recreent les memes scenarios plus pres de 50 ans. Non. Merci frere kassin pour ta bonne analyse. Quand nous sortirons de cette crise j’espere que le peuple aura bien sa lecon pour que plus jamais pareille ne se reproduise. A jamais.

  5. Comment pouvez vous dialoguer avec des criminels qui ont egorges nos enfants a AGUELOk?ILS doivent se rendre ,deposer les ARMES,etre juges . Tout le MONDE FAIT FACE AU MALI ACTUELLEMENT.AUX MALIENS DE SAVOIR FAIRE. APRES CHAQUE DIALOGUE,3-4 ANS APRES CES BANDITS SE REGROUPENT ET FONT PIR

  6. quel paradoxe entre le tire de l’article “la guerre se precise ” et la photo qui l’accompagne ou l’on voit un soldat malien qui se cache 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

    • kan l’heure est à la lâchetété et de se cacher , tu en konnait kelke chose toi, et aussi ton generale ta gueule de gaule, caché dans une station de radio a londre pendant ke les maliens liberaient son pi…
      😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

      espèce de toubab blanc kul de babouin: ——————————> 😳

  7. Le nord du Mali, le jeu de dupes d’Alger et la danse avec le diable de Ouaga.

    Installée depuis le début des années 2000 dans les montagnes du Tagharghar du nord malien, la nébuleuse Alqaïda dans sa version saharienne battant pavillons algérien, mauritanien, sahraoui et nigérian, a fait de l’industrie du crime organisé et de la prise d’otage un juteux business de Satan.

    Qui ne se souvient pas de Pierre Camatte, l’espion français du nord du Mali, enlevé et vendu à la nébuleuse puis relâché par elle après qu’ATT, sous l’intense pression sarkoziste pilotée par Claude Guéant, et la justice malienne aient libéré des djihadistes mauritaniens et algériens de la nébuleuse détenus dans les prisons maliennes.

    Ire et désapprobations jusqu’aux rappels d’ambassadeurs à Nouakchott et à Alger qui avaient demandé, en vain, l’extradition des fous de Dieu devenus des canons à chair de la très encombrante nébuleuse.

    Pierre Camatte est sauvé au grand soulagement du président Sarkozy, qui gratifiera la nouvelle d’une visite éclaire et nocturne dans un palais de Koulouba mal éclairé à Bamako.
    Mais le Mali est dépeint par ses voisins du nord, à juste titre d’ailleurs, comme le “maillon faible” de la lutte anti terroriste au Sahel même si le président ATT s’en défendait “qu’il n’y a même pas de maillon”.

    Après pierre Camatte, c’est au tour de Michel Germano, un autre français, enlevé au Niger et conduit dans le sanctuaire de la nébuleuse au nord du Mali, puis exécuté par le conglomérat du terrorisme.

    La France est vénère, elle accentue sa coopération militaire avec les états du Sahel avec comme partenaire privilégié la Mauritanie d’Ould Abdel Aziz qui fait des sorties sporadiques sur le territoire malien avec des raids aériens contre les djihadistes d’Aqmi.

    Mais cela ne suffit pas, deux autres jeunes français en voyage de mariage en plein Niamey, sont enlevés et périssent dans des conditions mystérieuses après une course poursuite tragique avec les armées nigérienne et française encore sur le territoire malien.

    La France est sous le choc, le Niger est humilié et le régime ATT continue sa politique de l’autruche quant à la sécurité au Sahel car pour sécuriser nos frontières ATT ne jure que d’une conférence sous régionale voire internationale pour lutter contre l’Aqmi et ses acolytes.

    Mais l’Algérie ne le veut pas, elle ne veut surtout pas voir ATT prendre un quelconque leadership dans le Sahel, l’initiative si initiative il devrait avoir doit venir d’elle, elle qui se bat depuis les années 90 contre les islamistes du Front islamique du Salut, du GSPC, groupe salafiste pour la prédication et le combat, avant qu’il ne devienne Alqaïda au Maghreb Islamique, Aqmi, avec comme chefs connus, Abdelhamid Abou Zaid, Mokhtar Belmokhtar et
    Abdelmalek Droukdel, tous algériens bon teint et très bien connus des services de renseignement algériens.

    En même temps, la crédibilité du régime ATT à faire face efficacement à l’Aqmi est sérieusement mise à mal, non seulement à Alger, mais aussi à Nouakchott et à Paris.

    La crise libyenne déborde sur le Sahel, sans que l’Algérie et le Niger nous disent comment d’impressionnants convois d’armes lourdes ont pu traverser leurs vastes territoires en provenance de Libye pour atterrir au Mali.

    La naïveté du régime ATT permet de les recevoir sans les désarmer, la guerre se préparant contre nous avec le Mnla, l’aile politique des rebelles, confortablement reçu à Nouakchott et dans les capitales européennes notamment à Paris.

    Après le déclenchement des hostilités en janvier 2012, la complicité mauritanienne est patente avec les rebelles touareg, l’Algérie et le Niger assurent une vigilance maximale à leurs frontières et la France de Sarkozy laisse faire la “guerre à huit clos”.

    L’Algérie et la Mauritanie essaient de dissocier le problème Touareg (politique selon elles) de l’Aqmi (terroriste) quand bien même qu’elles savent pertinemment que les rebelles touareg et les terroristes combattent ensemble la même armée malienne sur le même territoire sans que personne ne lève le petit doigt pour aider le “maillon faible” de la lutte anti terroriste au Sahel.

    Alors les villes maliennes tombent comme des mouches et on jubile un peu partout autour du Mali en se mentant à soi même que ce sont les touareg qui ont chassé l’armée malienne et occupent désormais les deux tiers du pays dans sa partie nord, ironiquement appelée Azawad.
    Mais la nouvelle jouissance sous régionale va vite tourner au cauchemar quand les Fanfarons du Mnla, portes ustensiles bon marché de l’Aqmi dès le début, se font chassés comme de vulgaires malpropres par leurs alliés du Mujao à Gao et à Ansongo.

    Blaise Compaoré devient l’hébergeur attitré des apatrides nature du Mnla avec son secours héliporté au nom d’une médiation qui ne dit pas son vrai nom.

    À quoi joue Blaise, quand il ne jure que pour des négociations alors que l’ONU sous les pressions de la France de Hollande a, à travers la résolution 2071, sommé la Cedeao de lui offrir un plan d’intervention militaire détaillé dans les 45 jours?

    Qu’il sache qu’après tant de crimes et de délits aggravés auxquels les membres du Mnla, d’Ansar dine et de leurs spadassins du conglomérat du terrorisme ce sont rendus coupables au nord du Mali, aucune négociation ne sera acceptée par le peuple malien sans que justice soit faite.

    A quoi joue l’Algérie quant elle exige une négociation avec Ansardine d’Iyad Ag Ghali (Avatar de l’Aqmi) et qu’elle s’oppose à une résolution de l’Onu, la 2071, jusqu’à faire déplacer Hillary Clinton en personne pour nous dire finalement que les “discutions vont continuer entre experts”?

    Quelles discutions et quels experts pour afin se débarrasser du terrorisme au Sahel auquel l’Algérie rame depuis le milieu des années 90 et ce malgré ses 34 000 milliards de Francs CfA annuels de budget d’état?

    À force d’aller négocier des cuisses de poulet à Alger, les régimes Alpha et ATT ont permis à Boutefika et à ses généraux de se croire tout permis avec le Mali.

    Une chose est certaine toute négociation qui fera échapper les renégats du nord à la justice malienne trouvera les maliens sur sa route et l’intervention militaire au nord du Mali doit se faire avec ou sans l’Algérie pour y déloger l’obscurantisme moyenâgeux qui y dicte sa loi.

  8. Cet qui est sur L’Algerie a puis corompure blaise compaoré dépuis le commencemant de cette crise,dépuis que Kadafi le parain chef des térroriste AQMI à plier ses bagages c’est L’Algerie qui est dévenue base principal en afrique, c’est pour cela que L’Algerie est entrains de chercher toutes les manières pour éviter la punition de ses protègés térroristes.
    LA SEUL SOLUTION C’EST L’INTERVENTION MILITAIRE POUR MATER ET EDUQUÉ C’EST TOUARÈGS ET LEURS COLÈGUE TÉRRORISTES MAL ÉDUQUÉS.

  9. vive l’arme maliene on veux que l’arme maliene face c comba contre les indepandantiste est le teroriste moi j demende l’arme d’accepte une aide logistique mai pas des homme au seul surtout pas de solda de cedeao vive un mali un indevisible vive capitaine sanogo vive toute le force arme du mali

  10. Moi je dirais a nos soldats de pas accepter aucune négociation car c’est le moment pour l’armée Malienne de laver l’affront et d’être en phase avec sa population. Si elle ne fait pas la guerre mieux vaut que le Mali devient comme la Suisse donc un pays sans armée et qui sera protéger par les nations Unis. Ces imbéciles veulent négocier pour fuir enfin de revenir après quelques années.

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