Le Mali en guerre, la mobilisation est générale

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Les groupes terroristes qui occupaient les régions du nord du Mali, ont tenté de forcer, la semaine dernière, la ligne de front en attaquant les positions de l’armée malienne à Sévaré et à Konna dans la région de Mopti. Mais la situation a vite tourné en faveur de l’armée malienne.

De violents combats ont opposé, la semaine dernière, l’armée Malienne aux islamistes dans la ville de Konna. Il a fallu l’appui de l’armée française pour repousser les groupes islamistes, qui étaient sur le point de gagner leur pari : occuper l’aéroport de Sévaré pour empêcher le déploiement des forces internationaux. Les bombardiers français ont permis de  stopper l’avancée des islamistes. Les conséquences de ces affrontements sont lourdes, très lourdes.  Un pilote français a été tué. Coté malien, on a enregistré 11 morts et une soixantaine de blessés.

La reconquête de Konna a déclenché le processus de libération des régions du nord, sous occupation depuis bientôt une année. «A quelque  chose, malheur est souvent bon» dit-on. Malgré les sollicitations des autorités maliennes, rien ne prédisait une intervention militaire internationale immédiate au Mali.

Saisi par la CEDEAO et l’Union Africaine, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait indiqué qu’une telle intervention n’est possible au Mali que dans 9 mois. Il aura fallu l’attaque des positions de l’armée malienne, à Konna, par les terroristes pour voir enclencher le processus de déploiement des forces africaines. Aux dires de nombreux observateurs, cette mobilisation internationale est à l’actif de François Hollande qui a répondu au cri de cœur du président malien, Pr Dioncounda Traoré. Aussi, nul n’ignore que c’est la France qui a pesé de tout son poids pour le vote de la résolution 2085 du Conseil de Sécurité de l’ONU ; lequel avait ordonné le déploiement d’une force internationale au Mali.

L’intervention des forces françaises, aux cotés de celles du Mali, a sans nul doute accéléré le processus de déploiement des forces africaines au Mali.

Le président français rassure que son pays ira jusqu’au au bout. C’est pourquoi il n’a pas attendu l’arrivée des forces africaines pour détruire, dimanche dernier, les dépôts d’armes, de carburant et les bases arrière des terroristes dans les villes de Kidal, Gao, Léré et Nianfunké. Ces frappes sont saluées dans le monde entier. Du moins, par tous ceux qui sont conscients de la menace de la nébuleuse Aqmi dans la sous-région ouest africaine.

Plusieurs Etats africains, dans le cadre de la MISMA, se mobilisent pour mener une guerre implacable contre les groupes armés qui menacent la stabilité de l’Afrique et du monde entier. Le Bénin, le Burkina-Faso, le Togo, le Sénégal vont mobiliser, chacun 500 hommes. Le Nigeria va dépêcher  600 militaires. D’autres troupes africaines sont attendues dans les prochains jours au Mali.

Quel rôle à jouer par les Maliens ?

Dans cette guerre contre les terroristes, les militaires maliens sont en première ligne. Ils seront suivis au sol, par les troupes africaines. C’est, en tout cas, le souhait des autorités maliennes. Au delà de l’aspect militaire, le président de la République a sollicité, dans son adresse à la Nation, le soutient de chaque Malien. Un appel qui semble être entendu. Depuis l’amorce de la guerre, les dons  en argent, en carburant, en denrées et d’autres biens se multiplient en faveur de l’armée. Plusieurs organisations politiques et de la société civile  initient des dons de sang pour soulager les militaires blessés au front. Le ton a été donné, la semaine dernière, par la Jeune Chambre Internationale Mali et le Front pour la Consolidation de la Démocratie et la République (FDR). D’autres organisations entendent leur emboîter le pas. Mais un apport de taille est attendu des populations civiles : leur coopération avec les militaires sur le terrain. Il ressort d’un rapport de la DIRPA que les terroristes infiltrent les populations. A moins que  les populations acceptent de dénoncer toute personne suspecte. Sans tomber dans l’amalgame.

Abou Berthé   

 

 
SOURCE:  du   16 jan 2013.    

2 Réactions à Le Mali en guerre, la mobilisation est générale

  1. dibi

    Le HCI désavoue certains pays musulmans sur la présence française au nord : » L’intervention militaire française n’est pas dirigée contre l’islam » dixit Mahmoud Dicko

    dibi 101 commentaires France 23 jan 2013 – 22:30

    C’est pathétique l’indigence politique des Maliens. L’impérialisme et ses suppôts négro-maçonniques et arabo-wahabites se contre-fichent de l’Islam et de vos croyances. Ce qui les intéresse c’est la défense des intérêts impérialistes au Mali et en Afrique; toute chose que des débiles comme PSEUDO-VARIABLE ont du mal à comprendre sauf quand c’est foutu dans leur derrière scrofuleux. Il suffit pourtant de se poser les bonnes questions en lien avec les patriotes maliens (COPAM, Aminata Traoré et d’autres …) au lieu de soutenir des bandes de corrompus source de tous nos malheurs; je veux dire, ATT, Dioncounda et autres vendus en place. Analysez l’histoire des 30 dernières années de régime françafricain, le cheminement et l’action des hommes et des partis au pouvoir, les convoitises et intérêts des occidentaux et français, l’état de la société, des institutions…Et vous comprendrez que le Mali sera démembré ; et sa partie nord confiée au MNLA. Sauf mise d’une offre plus vénale à Bamako!

  2. Van Traoré Président de l'AJDCV

    Le Mali est un grand pays.
    Le devoir d’un patriote à l’heur actuel est permis :
    1- La mobilisation :
    La mobilisation est l’action de mobiliser, de mettre en ouvre, d’être motivé, d’être prêt à agir.
    2- Passé des bonnes informations à la population et nos militaires
    L’information est un concept ayant plusieurs sens. Il est étroitement lié aux notions de contrainte, communication, contrôle, donnée, formulaire, instruction, connaissance, signification, perception et représentation.
    3- Pensons toujours à la famille déplacée du nord la pensée est une activité psychique, consciente dans son ensemble, qui recouvre les processus par lesquels sont élaborés, en réponse aux perceptions venues des sens, des images, des sensations, des concepts que l’être humain associe pour apprendre, créer et agir.
    4- Encourageons et félicitons la France, l’ONU, la CEDEAO et à tous nos partenaires S’emploie surtout au pluriel, pour désigner les compliments par lesquels on félicite.
    5- Continuons à faire des gestes humanitaires, des dons du sang….. « Adonne-toi à l’étude des lettres pour en tirer quelque chose qui soit toute tienne. »
    6- Choisissons ensemble pour avoir un bon responsable Président de la République, Députés, Maires…. dans les jours avenir en faveur de notre pays le Maliba. (Future Élections)
    La responsabilité est le devoir de répondre de ses actes, toutes circonstances et conséquences comprises, c’est-à-dire d’en assumer l’énonciation, effectuation, et par suite la réparation voire la sanction lorsque l’obtenu n’est pas l’attendu.
    NB : le Mali est en guerre, mais pas une guerre contre les races, ni contre les différentes couleurs, ni les différentes religions, mais une guerre contre les terrorismes, donc lutons ensemble contre les terroristes.
    ENSEMBLE NOUS POUVONS.