Mali : la Cédéao appelle l’ONU à adopter une résolution très rapidement

2
Charles Koffi Diby

NEW YORK (Nations unies), États-Unis – Le ministre des Affaires étrangères ivoirien Charles Koffi Diby a demandé lundi au Conseil de sécurité des Nations unies d’autoriser “dans les tout prochains jours” le déploiement d’une force internationale pour chasser des groupes extrémistes du nord du Mali.

Au cours d’un débat au Conseil sur la situation au Sahel, il a souligné “l’urgence et la diligence avec laquelle le Conseil de sécurité de l’ONU devrait pouvoir autoriser le déploiement de la Mission internationale de soutien sous conduite africaine au Mali (MISMA) et les soutiens logistiques et financiers nécessaires”.

M. Diby s’exprimait en tant que président du Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Soulignant que le nord du Mali “se transforme progressivement en un sanctuaire pour les groupes terroristes”, il a qualifié de “vital” le déploiement de la Mission. “Il est indispensable que la résolution du Conseil de sécurité autorisant le déploiement de la MISMA soit adoptée dans les tout prochains jours”, a-t-il estimé.

“Tout retard supplémentaire que nous mettrons à l’adoption de (cette) résolution (…) est de nature à renforcer la position des terroristes et la facture à payer pour les déloger n’en sera que plus élevée pour nous tous”, a affirmé M. Diby.

La présence terroriste au nord-Mali est “un danger réel à la paix et à la sécurité internationale qui exige par conséquent une réponse globale et déterminée de la communauté internationale”, a conclu le ministre.

Bamako et la Cédéao ont soumis à l’ONU des plans pour une force internationale de 3.300 hommes et demandent au Conseil de sécurité d’autoriser rapidement son déploiement. Le Conseil doit se prononcer sur la base d’une résolution préparée par la France, qui espère son adoption avant Noël.

PARTAGER

2 COMMENTAIRES

  1. Paris condamne mais Paris, tout comme l’ONU et les intérêts occidentaux sont activement complices de tout ce qui se trame au Mali, contre le Mali, par les moyens et biais des satrapes néocoloniaux de la CEDEAO, des structures intérimaires maliennes, des vendus du MNLA et tout le réseau de l’islam wahhabite. La sortie de cette crise réside dans l’option d’une orientation patriotique, anti-impérialiste et contre toute ingérence étrangère.

  2. C’est quand même decevant de voir que l’armée malienne ne met rein en place pour engager la guerre qui est la leur. C’est à cause d’eux que notre pays est comme ça aujourd’hui. Les autres pays doivent attendre l’onu, mais tel n’est pas le cas des maliens!!

Comments are closed.