Mali: le concept stratégique qui cadre l’intervention militaire se précise peu à peu

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Militiens d’Ansar Dine à Kidal, au nord est du Mali, le 16 juin 2012.
Reuters

L’objectif de cette étape clef pour la suite du processus était d’évaluer et définir les forces nécessaires à une intervention. Il a en partie été réalisé, même si, d’après certains observateurs, on est encore dans des considérations assez générales.

Le calendrier stratégique

Ce concept stratégique, devra maintenant être approuvé lors du sommet de la Cédéao prévu en fin de semaine à Abuja. Puis il sera examiné par le Conseil de sécurité du 26 novembre, qui donnera ou non, son feu vert pour la suite du processus.

Il faudra alors voir quels seront les Etats qui vont financer l’opération, et ceux qui vont fournir des contingents. Il devrait y avoir une participation des pays africains hors Cédéao.

L’Europe, pour sa part, participera à la formation de l’armée malienne. Le feu vert devra être donné lors du conseil des ministres européens des Affaires étrangères en décembre.

La perspective militaire n’est sans doute pas étrangère à la nouvelle position d’Ansar Dine. Si elle pousse les mouvements qui occupent le nord du Mali à envisager le dialogue, l’option militaire ne consistera pas en une simple reconquête du Nord-Mali. Ce processus ira de pair avec un projet politique, autrement dit un dialogue entre les différentes parties maliennes, que Bamako devra mener.

Pour Paris, le volet politique et le volet sécuritaire sont complémentaires

Vincent Floréani: «Nous avons pris note de la déclaration d’Ansar Dine et de son rejet du terrorisme»

Porte-parole adjoint du Quai d’Orsay

mais cette déclaration doit maintenant avoir une traduction concrète sur le terrain… cette volonté s’inscrit dans le cadre d’un dialogue politique qui était prévu par le Conseil de sécurité… la position de la France est que le volet politique et le volet sécuritaire sont tous les deux indispensables et en fait complémentaires…

RFI/ jeudi 08 novembre 2012

5 Réactions à Mali: le concept stratégique qui cadre l’intervention militaire se précise peu à peu

  1. Taba

    L’Harmonisation des positions respectives

    Pour un observateur exterieur, la position Malienne et celle des principaux partenaires gagneraient a etre harmonisees sur deux points clefs :1) Faut-il proceder immediatement aux elections et elire les representants nationaux dont la legitimite ne peut etre mise en cause ou bien doit-on liberer les territoires occupes et organiser les elections avec toutes les regions au grand complet.
    2) L’armee doit-elle combattre toutes les organisations terroristes
    et rebelles incluant les trois organisations extremistes ,a savoir,
    AQMI, MUJAO, et BOKO-HARAM d’une part et d’autre part ,les deux organisations rebelles ,l’une voulant instaurer la charia dans tout le Mali, l’autre reclamant l’independance politique pour le Nord du Mali representant les 2/3 du territoire national, mais toutes deux declarant qu’elles renoncaient a la lutte armee et voulaient atteindre leurs objectifs par des negociations avec l’Etat Malien.
    Le pays et le Gouvernement qui n’a pas encore pris une position officielle, semblent opter pour les elections generales apres les interventions reussies des troupes alliees au Nord du Mali. Le rationnel de cette approche se fonde sur la necessite de la participation des provinces du Nord qui sont les plus concernees au scrutin. Leur absence pourrait etre exploitee par certains leaders locaux pour entamer un processus de secession. Il va de soi que les populations du Nord prennent part aux elections qui vont decider de leur sort.Cela s’impose imperativement.
    En ce qui concerne la seconde question,le MNLA et Ansar Dine ne
    peuvent etre epargnes que s’ils deposent les armes et se mettent a la disposition des troupes alliees. Il s’agit d’ une capitulation. Il n’y a pas de demi-mesure. Nous tenons a faire un cerain nombre d’observations : les militants afghans, pakistanais ,algeriens etc.,d ‘AQMI et de MUJAO ont ete invites au Mali au depart par Ancar Dine et le MNLA pour former leurs recrues.Ces formateurs ont endoctrine ces jeunes Maliens et autres qui gardent des relations de loyaute envers ces intructeurs. Par consequent, Ancar Dine et le MNLA peuvent rejeter l’extremisme et le terrorisme mais la realite sur le terrain sera completement differente. Pour enrayer les conflits armes, l’armee doit agir avec beaucoup de fermete .

  2. Vivox

    Le Mali doit se confirmer dans sa stratégie militaire , il doit avoir le nécessaire absolu de défense en tant qu’état souverain , ce n’est pas aux autres de décider de son sort et profiter de sa faiblesse . Si non pourquoi rester dans l’expectative et attendre un sentiment de charité d’où qu’il vient .

  3. A vos armes, prêts, partez!

    … »la position de la France est que le volet politique et le volet sécuritaire sont tous les deux indispensables et en fait complémentaires »
    ET LE VOLET SECURITAIRE!…
    Traduit du langage diplomatique en langage courant, ça donne à peu près: Gardez vos salades, Messieurs les barbus, elles ne nous empêcheront pas de casser la g…! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: