Mali : opération Tombouctou

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Éléments de l’armée malienne près de Mopti, en août 2012.

Une intervention internationale dans le Nord-Mali paraît inéluctable. Prendra-t-elle la forme de frappes ciblées ou d’une guerre conventionnelle ? Quels sont les moyens mis en oeuvre, les stratégies envisagées et les pays volontaires pour prêter main-forte à l’armée malienne ?

Ce 26 septembre, à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, ils ont sonné la charge. « Nous sollicitons l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité pour la mise en place d’une force militaire internationale », a déclaré Cheick Modibo Diarra, le Premier ministre malien, tandis que François Hollande, le président français, reconnaissait que « la situation dans le Nord-Mali [était] insupportable, inadmissible, inacceptable », qu’il n’y avait « pas de temps à perdre ». Si les négociations échouent, la guerre se profile donc. À quelle échéance ? Dans le scénario express, le Conseil de sécurité vote un texte d’ici à la mi-octobre et la force internationale se déploie fin 2012. Dans le scénario au long cours – relayé par un diplomate américain à New York -, l’intervention militaire met « des mois, voire un an » à se matérialiser. Pronostic d’un conseiller militaire français : « Pour la mise en place de cette force, il faut compter entre quatre et six mois. »

Le premier écueil, c’est l’armée malienne. Depuis le putsch du 21 mars à Bamako et la déroute du 31 mars à Gao, d’où elle s’est enfuie sans combattre, cette armée est en mille morceaux. De nouveaux équipements sont attendus. La vingtaine de blindés qui étaient bloqués dans le port de Conakry doivent enfin être acheminés dans la capitale malienne. « Mais le vrai problème, c’est celui du commandement », confie le conseiller militaire. « La junte n’est pas l’élite de l’armée, ajoute un expert malien. Elle a écarté beaucoup de personnes compétentes, uniquement parce qu’elle n’avait pas d’affinités avec elles. »

La restructuration de cette armée est donc prioritaire. Premiers concernés : les quelque 2 000 soldats regroupés à Sévaré, sous le commandement du colonel Didier Dacko. Jusqu’à présent, les experts militaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) n’ont pas eu accès à cette base toute proche de l’aéroport de Mopti – doté d’une piste de 3 000 mètres. Quatre officiers supérieurs de la « Force en attente » de la Cedeao espèrent être autorisés à s’y rendre début octobre pour évaluer l’état des troupes. Le deuxième écueil, c’est le financement de l’opération. Aboudou Touré Cheaka, le représentant spécial de la Cedeao à Bamako, est lucide. « La France, l’Europe, les États-Unis et tous les autres contributeurs traditionnels ont besoin de temps pour mobiliser les moyens. Il ne faut pas oublier que c’est la crise. Si les Maliens n’avaient pas tergiversé, on aurait pu gagner plusieurs mois », assure-t-il.

Le troisième écueil, c’est bien sûr la constitution d’une force africaine d’environ 3 100 hommes, la future Mission de la Cedeao au Mali (Micema). À l’origine, il y a quatre mois, tout le monde était partant. Mais, depuis, la Côte d’Ivoire et le Liberia se sont désistés – il est vrai qu’ils font face à de sérieux problèmes intérieurs. Restent surtout trois pays, le Niger, le Nigeria et le Togo, qui sont prêts à fournir 600 hommes chacun (500 pour un bataillon d’infanterie, 100 pour une force de police). Le Bénin, le Burkina et le Sénégal promettent également d’envoyer chacun une unité – 100 à 500 hommes, selon les pays.

Hors Cedeao, le Tchad semble d’accord pour contribuer à cette force. Analyse du conseiller militaire français : « L’armée tchadienne est solide. Elle a l’habitude de combattre dans le désert. Et n’oubliez pas son potentiel aérien [six avions bombardiers Soukhoï et trois hélicoptères d’attaque MI-17 et MI-24, NDLR]. Il peut être précieux. » La Mauritanie, en revanche, renonce. Pour les stratèges de l’opération, c’est évidemment une mauvaise nouvelle, mais le président Mohamed Ould Abdelaziz juge prioritaire le contrôle de son propre territoire. Si les jihadistes tentent de se réfugier dans le désert mauritanien, il bouclera sa frontière. Pour la Micema, c’est déjà une bonne chose.

L’Algérie soulève beaucoup plus d’interrogations. Selon les services de renseignements occidentaux, le carburant et la nourriture des jihadistes viennent en très grande partie de Tamanrasset. « C’est la source d’une totale incompréhension, souffle un diplomate français. C’est presque de la bienveillance et du soutien. En cas de conflit, nous espérons que les Algériens maintiendront un dispositif fort à leur frontière pour faire barrage aux islamistes. »

Soutien logistique

Que feront les Occidentaux ? « Notre soutien s’effectuera sur le plan logistique, simplement sur le plan logistique », affirme François Hollande. Pas si simple. Bien sûr, les avions gros-porteurs nigérians ne suffiront pas à acheminer toutes les troupes. L’US Air Force et l’armée de l’air française seront mises à contribution. Les Américains et les Français joueront aussi un rôle capital dans le renseignement et les attaques ciblées. À côté du satellite et du gros avion Breguet Atlantic, le drone est un vecteur efficace pour espionner l’adversaire. C’est aussi une arme redoutable pour procéder à des assassinats ciblés, comme on le voit au Pakistan et au Yémen. Depuis quelques mois, les Américains déploient des drones et des petits avions de reconnaissance de type Pilatus – une vingtaine au total – dans la sous-région, notamment à Ouagadougou. Et les Français ? Dans leur arsenal, ils n’ont que quatre drones – « Nous avons un trou capacitaire », reconnaît un officier de l’état-major à Paris. Et, à la différence de leurs cousins américains, les drones français ne sont pas équipés d’armes et ne font que de la surveillance.

« Nous n’avons pas du tout l’intention d’avoir des troupes au sol », jure Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. Il n’empêche. Quelque 80 membres des forces spéciales équipés d’hélicoptères de combat circulent entre la Mauritanie, le Burkina et le Niger. Leur priorité : les six otages français aux mains d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Depuis 2010, ces forces sont déjà intervenues à trois reprises pour tenter de libérer des otages dans le Nord-Mali. A priori, elles ne participeront pas aux opérations antijihadistes. Mais qui sait ?

La crainte des services de renseignements: un raid kamikaze sur un bâtiment public ou un hôtel de la sous-région.

Frappes ciblées ou attaque conventionnelle ? C’est la question. Pour reconquérir le Nord, les stratèges ont deux options : lancer des drones tueurs sur quelques chefs jihadistes – « À Gao et à Tombouctou, on sait où ils logent ; quand ils se déplacent, on les suit à la trace car, dans le désert, tout est apparent… » -, ou bien mener une triple offensive pour prendre l’adversaire en tenaille. Dans cette seconde option, deux « colonnes Dacko » partiraient de Sévaré vers Gao et Tombouctou. Sur leur flanc gauche, la « colonne Ould Meidou » – du nom du colonel dont les quelque 600 hommes se sont réfugiés un temps en Mauritanie et stationnent aujourd’hui au camp de Nkorobougou, près de Koulikoro – roulerait vers Tombouctou. Et sur leur flanc droit, la « colonne Ag Gamou » – du nom du colonel réfugié au Niger avec 400 hommes – marcherait sur Gao. Les bataillons étrangers interviendraient en appui.

À vrai dire, les deux options peuvent se compléter. Pronostic de l’expert malien : « Si on arrive à infiltrer des hommes à Gao et à Tombouctou et si on peut éliminer deux ou trois têtes jihadistes, ça peut changer beaucoup de choses. Qui sait si les islamistes d’Ansar Eddine ne changeront pas de camp ? Dans ce cas, il n’y aura peut-être pas besoin de tous ces bataillons pour reconquérir le Nord. Cela dit, il faudra des effectifs pour tenir ensuite le terrain reconquis. »

400 combattants fanatisés

Quelle est la capacité de riposte des jihadistes ? « Leur principale force, c’est la mobilité », estime un membre de l’état-major de la Micema. Les 3 000 à 4 000 hommes qui occupent le Nord-Mali, dont un noyau dur de 400 combattants fanatisés, disposent de nombreux pick-up équipés de mitrailleuses 12.7 et 14.5. « Une 14.5, quand ça vous prend une colonne, ça fait du dégât », note le conseiller militaire français. En revanche, les jihadistes ont curieusement des problèmes de munitions. « C’est parce qu’ils tirent à tout bout de champ, commente une source proche d’un service de renseignements occidental. En ce moment, dans le Nord-Mali, les prix des munitions montent en flèche. » Ont-ils des missiles sol-air ? « Sans doute. Après le pillage des arsenaux de Kaddafi, on a retrouvé beaucoup de SA-7 sur les “marchés” de la sous-région. En revanche, les SA-18 ont disparu. Ce n’est pas bon signe. Aqmi se serait procuré aussi quelques missiles Anza MK-II de fabrication pakistanaise. »

Le colonel Didier Dacko au milieu de ses hommes, dans la région de Sévaré.

Surtout, les groupes jihadistes du Nord-Mali représentent une menace terroriste pour les grandes villes du Sahel, qui sont vulnérables. En janvier 2011, Aqmi a enlevé deux Français à Niamey. En février de la même année, elle a failli faire exploser une voiture piégée devant l’ambassade de France à Nouakchott. Dans quelques jours, à la fin de la saison des pluies, les routes vont redevenir praticables, et beaucoup redoutent un raid kamikaze sur un bâtiment public ou un grand hôtel de la sous-région. C’est pourquoi, parmi ses 3 100 hommes, la Micema comptera plusieurs centaines de policiers chargés de protéger les arrières de la force multinationale – en priorité le QG stratégique et le pôle de soutien logistique de Bamako, ainsi que le QG de théâtre de Sévaré, « hub » de l’opération.

« On n’est pas dans un scénario conventionnel, estime l’expert malien. Ce qui compte le plus, c’est la formation d’unités spéciales et un travail d’infiltration chez l’ennemi, d’autant que le fanatisme des occupants et l’arrivée de jihadistes égyptiens et pakistanais braquent de plus en plus les populations maliennes ». Quel rôle joueront les habitants dans le conflit ? « Mariages, trafics… Beaucoup de gens ont tissé des liens avec les islamistes. J’ai peur qu’ils ne se rangent à leurs côtés », s’inquiète un notable de Tombouctou. « Le discours de François Hollande a suscité la joie ici, je vous le dis ! Les islamistes ne sont pas tranquilles, on le sent. Ils doivent être en réunion quelque part, parce qu’ils ne sont plus aussi nombreux à patrouiller le soir », se réjouit un transporteur de Gao.

05/10/2012 à 14h:40 Par Christophe Boisbouvier et Malika Groga-Bada  / jeuneafrique.com

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20 COMMENTAIRES

  1. La Chronique d’une autodestruction d’un peuple: 2ème épisode

    Après 23 ans de médiocrité et de gabegie financière , le peuple malien avait réussi le 26/03/1991 à faire partir un régime corrompu et sanguinaire et instaurer la démocratie pluraliste pour améliorer le bien être des maliens dans un espace de liberté et de justice.

    20 ans plus part, les opportunistes de tout acabit et des ennemis du Mali, ont réussi à maintenir et à renforcer la corruption et l’injustice dans le pays qui touchent désormais toutes les sphères de la vie sociale.

    La passivité et l’insouciance des populations face à ces deux fléaux ont accouché de deux méchantes jumelles:
    L’impunité et la médiocrité .

    Ces jumelles ont maintenu les maliens parmi les nations les plus pauvres du monde malgré un espace de liberté retrouvée et d’estime de l’extérieur liés au mode de gouvernance démocratique du pays.

    Les acteurs politiques ont été les principaux ennemis de la démocratie en tuant tous les contre-pouvoirs indispensables à la bonne gouvernance et en ne dénonçant pas les pratiques et les maux qui gangrènent notre société.

    Alors qu’à tout moment ils pouvaient interpeller nos ministres à l’assemblée nationale, faire des marches de protestation et faire des propositions de lois et exiger par tous les moyens de droit que justice soit faite pour arrêter tous ceux qui impunément détournaient les deniers publics sans vergogne.

    Il pouvaient le faire dans le cadre du droit et continuer à avoir l’estime et la reconnaissance de la communauté internationale.

    Ils ne l’ont pas fait, le système politique s’est au contraire transformé en système “griot” avec tous mes respects pour les hommes de caste.

    Pire l’école, l’enseignement et l’éducation du peuple ont été relégués au second plan au moment où le chômage et la précarité avançaient à grand pas.

    Amusez vous à faire une comparaison entre une fréquentation d’un site internet d’information malien et sénégalais ou ivoirien, et rapporter cette fréquentation au nombre des populations respectives des trois pays, vous comprendrez l’urgence de l’instruction et de l’accès à l’information dans notre pays.

    Ne faites surtout pas d’étude sur les qualités des articles de presses et le taux d’insultes sur les sites d’informations et de forums internet maliens sinon vous risquez de piquer une syncope, tant le niveau d’éducation est bas.

    Aujourd’hui quand on parle de ressources humaines, il ne faut même pas penser au Mali.

    Quel gâchis!

    Première bombe sociale qu’il fallait désamorcer à temps, mais hélas ça continue avec cette année 15 000 jeunes admis au DEF 2012 non orientés et 78 848 jeunes qui échouent au Baccalauréat 2012 sur 89 968 bacheliers.

    Dans cette situation, la quête effrénée et éhontée du gain facile et non mérité a pris le dessus sur le travail bien fait avec vocation et engagement pour le pays et la nation.

    Tout est du faux, du simple produit à l’étalage dans un marché à l’article d’un journal privé, en passant par la parole d’un ministre, d’une nomination d’un ministre conseiller du premier ministre, ou des grades distribuées dans la police, incapable d’être dans le vrai.

    Cette situation a travesti la démocratie, l’école, la justice, l’administration, l’armée, la police, les partis politiques, les syndicats, les associations, les entreprises, les familles, la société civile bref toute la société sans que cela ne dérange personne.

    Il ne faut surtout pas critiquer, ou dénoncer sinon tu seras tout de suite traité:
    -“d’aigri”,
    -“de réactionnaire”,
    -de “Coguèlè Tigui”
    -de “A ka Kouma ka tian”,
    -de “Malien tè”, etc.
    C’est dans ce climat d’autodestruction programmée entretenue et voulue par tous du genre:
    (“Tiè N’ye N’Tassôrô fin na tiè”),
    (“Tiè N’mafié ko nga villa bana!”),
    qu’on a perdu notre armée, notre police, notre gendarmerie, notre école, notre administration, notre justice, bref on s’est trop égaré errant encore dans l’océan du faux.

    Mais on avait l’estime de l’extérieur qui continuait à nous financer malgré “l’initiative riz”, le “fonds mondial” bien d’autres forfaits des “bouffecrates” la liste est tellement longue que ce n’est même pas la peine d’essayer de les énumérer.

    Perte de temps pour les lecteurs.

    Alors l’aide américaine (militaire et civile), millenium challenge, l’aide chinoise, l’aide japonaise, banque mondiale, Bad, Boad, FMI, et bien d’autres continuaient à nous renflouer comme un enfant gâté.
    C’est pour cela qu’ATT a pu mettre en Å“uvre son PDES (le programme pas le parti).

    Multipliant ainsi des infrastructures économiques et sociales de base dans le pays.

    Mais on pouvait faire largement mieux si chaque franc dépensé était chaque franc effectivement investi dans des secteurs porteurs de croissance.

    Avec la guerre au nord, les faiblesses de l’armée malienne sortent au grand jour, nous perdons le contrôle des deux tiers du territoire national et quatre cent milles maliens sont déplacés et vivent dans des conditions pénibles des camps de réfugiés dans les pays voisins et de familles d’accueils au Mali, si ce ne sont pas des exactions subies de la part des groupes criminels au nord.
    Mais au sud , les opportunistes du faux, s’opposent à toutes solutions étrangères pour mettre fin aux souffrances inutiles de nos populations.

    Le président Dioncounda tabassé et humilié dans son bureau comme un couple d’amoureux lapidés à Aguelhoc, ou un voleur amputé à Ansongo, si ce n’est un mausolée détruit à Tombouctou, sans que justice soit faite, ni que le mouvement démocratique ne puisse faire quoi que ce soit pour lui, joue la carte de l’effacement pour sauver sa tête.

    Un comité militaire incompétent de jeunes officiers, ayant perdu les chemins du nord du pays, tire chaque jour le pays vers l’abîme avec l’aide d’un premier ministre qui s’adjuge une période d’essai de six mois.

    Les gesticulations et les verbiages inutiles contre la Cedeao se sont avérés du vent, et on ne jure plus que par une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu pour délivrer le pays du délire islamiste.

    Mais l’Onu, c’est en réalité les états-unis d’Amérique à 80 %.

    Et les américains ne supportent pas du tout le théâtre dramatique de Cheick Modibo Diarra et de ses copains à reculons de Kati.

    Alors par la voix de leur ambassadeur à Bamako, ils réclament une élection d’un président de la république car certainement outrés par la stratégie de l’effacement de Dioncounda, lâché par les partis politiques du FDR, eux mêmes sous anesthésie (étrange manière de purger leur peine de 20 ans de mensonges).

    La musique patriotique bat son plein dans le bal des opportunistes à la sauce Copam, Yerewoloton et Mp22, où les acteurs de théâtre dramatique sur scènes sont les seuls à penser qu’il suffit de débloquer quelques armes maliennes aux ports de Conakry et Dakar, pour que les fantassins des grands manguiers de Kati retrouvent subitement le chemin de Douentza.

    Un deputé SADI s’arrête subitement de ne pas danser la musique patriotique de son parti l’appelant à quitter l’assemblée nationale de peur d’avoir une overdose patriotique.

    La supercherie fait tellement tomber de haut que des policiers du Groupement Mobile de Sécurité commencent à se tirer dessus à balles réelles et en plein jour (progrès notable par rapport à la guerre nocturne des bérets) pour s’adjuger la paternité voire la maternité des grades de commissaires trafiquées jusque dans le bureau du président de l’effacement.

    Après tout si l’opportunisme donne de la promotion politique et militaire pourquoi pas le far west pour la promotion policière tant qu’on y est!
    Alors on marche contre une intervention militaire étrangère au Mali, on magnifie son soutien à l’armée malienne trop vigilante sur le Dawa à Diabali et totalement aveugle sur le Mujao à Douentza.

    Peut être que Diabali a la chance de bénéficier des armes débloquées et qu’en réalité Douentza n’est pas qu’à 170 km de Sevaré, principale base militaire de l’armée malienne avant le nord.

    Entre temps l’enlisement constaté par le président par Intérim de l’Assemblée nationale en personne, Younoussou Touré, retarde toutes décisions de l’Onu, ronge comme un cancer l’économie nationale et la societé malienne et renforce les islamistes au nord.

    Les populations déplacées ne savent plus à quels saints se vouer.
    Et pourtant les acteurs du théâtre dramatique de l’autodestruction du peuple, nominés aux oscars du ridicule 2012, continuent de croire, dur comme fer, que le Mali peut s’en sortir sans aide financière et militaire étrangère rien qu’avec des bénédictions et des négociations du HCI, d’un ministère du culte, d’un comité militaire de l’effacement des pouvoirs légaux.

    Qui aurait cru que le pays de Soundiata Keita et de Modibo Keita peut tomber aussi bas rien qu’en s’auto détruisant!

  2. Le Mali a battu la Zambie 3 à 0 je suis revenu du stade très content donc pas trop envie de palabrer ce soir 😆 😆 😆 😆 😆

    • Yes Koudi, on est content mais l”encadrement doit revoir sa copie pour la phase finale :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

  3. vive le colonel dakouo un vrai fils du maliba tres diferent de sanogo le sale connard traitre..

  4. blanche neige, où l’histoire d’un transgenre, sans vie, dont la seule existence conciste à animer le site de l’AFP: maliweb!!!

    Tu n’es k’un minalbe blanc bec

  5. Tout le malheur de ce pays est arrivé par la faute du capitaine SANOGO et de ceux là qui l’ont soutenu dans cette mafieuse action.
    Vous voyez, même les militaires qui ont abattu sans sommation les paisibles religieux maliens et mauritaniens à Diabali ont reçu l’ordre du capitaine SANOGO.
    Une chose est certaine si nous ne prenons garde le bateau Mali va couler car c’est un maudit ce capitaine qui cherche vaille que vaille le pouvoir.
    Il essaye de tromper la communauté internationale et nationale en disant qu’il a cédé le pouvoir mais au fait c’est un menteur il dit ça pour échapper à la justice internationale, heureusement pour nous il ne va jamais s’échapper à cette vraie justice.
    La CEDEAO doit désarmer le camp de KATI et attendre la fin d’une élection pour remettre les armes au nouveau pouvoir sinon je vous jure que les alcooliques de KATI vont s’accaparer de nouveau

  6. Voici un Homme avec H, Mon Colonel, Courage,vous avez les bénédictions des populations noire du Nord. Que Dieu vous aide dans votre mission noble. Nous sommes reconnaissant pour vos efforts louables pour sauver des vies des civiles à Gao, Ménaka et Bourem.Nous avons compris et mesurer votre bravoure. Vous avez parcouru tout le grand dessert du Mali de Ménaka à Téssalit. Il ne reste plus qu’ à vous donnez les moyens pour déloger ces islamiste et lâches du MNLA. Je suis sur qu’avec vos troupes seuls vous allez conquérir les régions du Nord. on n’a pas besoin ni de la CEDEAO, ni de Gammou et de Ould Meydou. L’essentiel c’est de vous laisser choisir les hommes qu’il faut pour ne plus être trahi. Que Dieu vous accompagne dans votre mission.

    • Vraiment apres tout, ce didier est un grand!
      Comme on dit, le bruit ne fait pas du bien et le bien non plus ne fait point de bruit. Didier, la force imperturbable, Que le seigneur vous accompagne dans votre noble mission; Tout le peuple malien vous soutien chaleuresement.

      • si leur mission et chasser MNLA “” “”
        ”……” “” // // “”
        surtout pas ançar eddine

        • Mais doucourou, je deduit que vous ne vivez pas a tombouctou ou a gao sana quoi vous ne parlerai pas ainsi

  7. bien, mais une chose que la communauté internationale et a à dire goverment Algérie Mali Mauritanie si aucune intervention partisipa nord comme ils ferment leur surveillance aux frontières pour éviter inutiles islamistes fuyant devrait même pas faire confiance à ce pays à deux SÉCURITÉ DES villes doivent être plus vigilants que jamais emplacement de la pompe doit écraser des dificio site commercial d’GOUVERNEMENT résidents du Nord a en sortir avant de commencer

  8. opération Tombouctou , c’est quoi ? les mecs qui se sont fait operer de la main par les islamistes ?? :mrgreen: :mrgreen:

    • Ta grand-mère s’est faite opérée par les valeureux SS non!!!
      A chacun son opération!!!

      Trouve-toi une vie!!!

      :mrgreen: 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 :mrgreen:

      • alors vieux pédé c’est ce soir que tu vas te faire enfiler au Bois de Boulogne ??? :mrgreen: :mrgreen: 😆 😆 :mrgreen: :mrgreen:

  9. 4 a 6 mois pour préparer l’armée malienne. Décidemment on a perdu beaucoup de temps avec le feu vert du Mali qui a tardé.

    On serait pret a la fin de ce mois d’octobre au cas ou les négociations échouent.

    • Oui Mr, ce temps nous a permis de mieux connaitre tous nos ennemis et en même temps permettre aux ennemis de s’entretuer avant l’arrivée de nos forces et alliées

      • …”ce temps nous a permis de mieux connaitre tous nos ennemis”… C’est vrai qu’en 7 mois, on eu le temps de tisser des liens et de se faire de nouveaux amis, c’est déjà ça… 😆 😆 😆 😆

    • Demande aux deux connards de service sanogo et cmd, ils pourront t’expliquer QUI a fait perdre 7 mois précieux au pays!!! :mrgreen:

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