Mali: un journaliste local brutalisé

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Un journaliste malien travaillant à Gao, dans le nord du Mali actuellement sous le contrôle de groupes armés, a été attaqué et frappé cette nuit par desrebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), selon des sources concordantes.

« J’étais à Gao dans le local de ma radio. Je venais de faire une émission sur la situation intérieure, quand des hommes armés du MNLA sont venus brutalement m’arrêter. Ils m’ont amené de force dans leur camp. Ils m’ont frappé avec des armes et ont menacé de me tuer la prochaine fois », a déclaré Malick Maïga. « Les rebelles du MNLA m’ont dit que je ne devais pas mal parler d’eux, que je dois dire qu’ils font du bon travail ici à Gao », a-t-il ajouté.

Le président du conseil régional des jeunes de Gao, Bouba Maïga, a confirmé à l’AFP que le journaliste avait été « battu » par des rebelles du MNLA, dénonçant son « enlèvement » et son « passage à tabac ». Mohamed Assaley, ancien maire d’une localité de la région et qui a rallié les rangs de la rébellion touareg à Gao, a assuré que le journaliste a été seulement « interpellé ». « Il a dit des choses qui dépassent la liberté de la presse. Nous lui avons donné des conseils, et nous l’avons laissé partir, c’est tout », a-t-il affirmé.

L’association malienne des éditeurs de presse a dénoncé dans un communiqué une « atteinte inadmissible » à la liberté de la presse. Depuis le coup d’Etat du 22 mars qui a précipité la crise dans le Nord, plusieurs journalistes maliens et étrangers ont été inquiétés, notamment par des militaires à Bamako, capitale contrôlée par les putschistes qui sont sur le point de transférer le pouvoir aux civils.

 

AFP Publié le 11/04/2012 à 13:18

 
SOURCE:  du   16 avr 2012.    

Une Réaction à » Mali: un journaliste local brutalisé

  1. Ndy

    Sanogo, Capitaine Sanogo ta place est à Kidal actuellement pour nous annoncer la prise et la fin des combats après avoir libéré Tombouctou et Gao. Ne te mêle pas de la vie politique car en venant tu voulais seulement et simplement avoir les armes pour te battre. Sanogo, Capitaine Sanogo le peuple t’attend au nord au lieu de pavaner dans les V8 à Bko à essayer d’effrayer les gens par des armes achetés avec l’argent du peuple. Sanogo, Capitaine Sanogo va au nord c’est mieux pour toi.