Mali: une délégation du MNLA sera reçue jeudi au Quai d’Orsay

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Une délégation de rebelles touareg du MNLA lors d’une réunion au Burkina Faso, le 16 novembre 2012
© AFP

Une délégation de rebelles touareg du MNLA sera reçue jeudi après-midi à Paris au ministère des Affaires étrangères dans le cadre de la résolution du conflit dans le nord du Mali occupé par des groupes islamistes armés, a annoncé le porte-parole du Quai d’Orsay Philippe Lalliot.

Cette rencontre officielle avec des « hauts fonctionnaires » du ministère aura lieu à la demande du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) dont une délégation est arrivée mercredi dans la capitale française, a précisé M. Lalliot lors d’un point de presse.

Elle survient alors que Paris est en pointe dans les préparatifs d’une force armée internationale – composée de soldats africains et soutenue par les Occidentaux – devant intervenir avec l’aval de l’ONU dans le nord du Mali pour en chasser les groupes armés islamistes.

Ces groupes, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) contrôlent totalement la partie nord du Mali depuis la fin juin, après en avoir chassé les touareg du MNLA.

Le MNLA s’est jusqu’ici opposé au déploiement d’une force internationale, assurant être en mesure de « faire le travail » lui-même, avec l’appui logistique des occidentaux.

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a indiqué jeudi matin que l’ONU allait « donner son feu vert début décembre » à une intervention armée dans le nord du Mali. Mais, a-t-il rappelé, « il faut d’abord reconstituer les forces maliennes et que les pays voisins fournissent des éléments. C’est une affaire qui relève d’abord des Africains ».

Selon Philippe Lalliot, « le dialogue que soutient la communauté internationale ne peut être envisagé qu’avec les groupes qui renoncent à la violence et acceptent l’intégrité territoriale du Mali ».

« L’établissement d’un dialogue entre les autorités de Bamako et les groupes non-terroristes du Nord Mali est urgent, au moment où le Conseil de Sécurité des Nations unies, à la demande de l’Union africaine, s’apprête à autoriser le déploiement d’une force africaine », a déclaré le porte-parole français.

« Cette rencontre sera pour nous l’occasion de rappeler au MNLA la part d’effort qu’il doit effectuer, en renonçant à sa revendication d’indépendance, pour que la paix soit durablement rétablie au Mali », a-t-il ajouté.

Le MNLA et le groupe islamiste armé Ansar Dine ont fait vendredi une offre de dialogue à Bamako pour sortir de la crise.

Alors que le MNLA plaide désormais pour une « autodétermination » du nord du Mali, Ansar Dine a de son côté fait d’importantes concessions, annonçant notamment renoncer à imposer dans tout le Mali la charia (loi islamique) – que les islamistes armés appliquent avec une extrême rigueur -, sauf dans son fief du Kidal (nord-est).

SOURCE:  du   22 nov 2012.    

54 Réactions à Mali: une délégation du MNLA sera reçue jeudi au Quai d’Orsay

  1. diabalika

    Pourquoi la délégation du MNLA ne viens pas négosier à Bamako?

    • tienimango

      bamako ne represente plus rien c,est une ville controle par les hors la loi de kati.. :-D :-D :-D :-D :-D

  2. Dr ANASSER AG RHISSA

    L’ENGAGEMENT RESPONSABLE DE CHAQUE PARTIE PRENANTE ET LA COHÉSION NATIONALE CONDITIONNERONT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE MALIENNE EN GARANTISSANT LA NON IMPUNITÉ, LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE MAIS AUSSI LA PAIX ET LA SÉCURITÉ PÉRENNES.

    Bonjour,
    Les concertations nationales et les négociations doivent être INCLUSIVES et OUVERTES aux régions, à la diaspora et à toutes les parties prenantes, A TRAVERS UN ENGAGEMENT RESPONSABLE.

    Ce dernier fait que doivent y prendre part tous les Maliens, de toutes les communautés, qui acceptent les principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique, …) et les conditions (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) retenus d’un commun accord lors de ces dernières.

    Les concertations nationales sont INCONTOURNABLES pour apporter des réponses à la difficulté qui fait qu’on a du mal à les rendre inclusives et ouvertes (en garantissant l’engagement responsable) et que les parties prenantes ont du mal à s’entendre sur leurs termes de référence donc leur finalité, les opérations et leurs ordonnancement pour apporter une réponse durable à la crise au Mali.

    Plusieurs éléments peuvent contribuer à expliquer cette difficulté tels que : l’exclusion de certains Maliens, la non compréhension par certains Maliens de ce qu’on veut faire, les égos de certains membres des parties prenantes, leurs desseins inavoués, les amalgames, la haine, l’engagement en ordre dispersé qui nuit à la cohésion et à la garantie d’une solution pour le bien-être collectif.

    Ce sont certains des aspects bloquants qu’il faut expliquer, les mettre de côté ou bien les traiter, comme le futur réellement souhaité, les opérations à traiter pour y parvenir et leur ordonnancement à travers une feuille de route (ce qui est indispensable à faire tout de suite et l’ordre des opérations pour y arriver, comme la nécessité ou pas d’institutions ou organes de transition additionnels, la restauration de l’intégrité territoriale, les élections, ce qu’il faut faire juste après les élections et ce qu’il faut laisser à beaucoup plus tard).

    Sans ce travail préalable à tout, on risque d’avancer dans le désordre, sans cohésion, sans traiter ce qu’il faut et sans consensus entre les parties prenantes sur la problématique rendant difficile, voire impossible, la négociation.

    Ce qui peut nous amener à la fin de la transition sans rien faire de concret, comme la libération des zones occupées, la tenue des élections transparentes et justes, qui sont les objectifs majeurs de cette transition.

    L’aspect cohésion nationale est très important et prédétermine la suite.

    Les concertations nationales aideront à créer cette dernière autour du futur souhaité.

    Quant aux amalgames, comme vous l’avez constaté, ils font partie de ce qui peut bloquer et toutes les parties prenantes, dont les populations civiles, doivent les éviter : chacun a une part de responsabilité.

    L’engagement responsable de chaque partie prenante et la cohésion nationale conditionneront la réussite de la sortie durable de la crise au Mali en garantissant la non impunité, la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité et la réconciliation nationale mais aussi la paix et la sécurité pérennes.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail : Webanassane@yahoo.com

    • diabalika

      Dr ANASSER vous avez de tres bonne idée. je vous rencontré à gao 2 fois aussi à niamey. Merci et du courage.

      • Dr ANASSER AG RHISSA

        Bonjour,
        Merci Diabalika pour ton commentaire.
        Je me rappelle de toi. J’espère que ta famille va bien ?
        Où es-tu en ce moment ?
        De mon côté tout va bien.

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        EXPERT TIC ET GOUVERNANCE