Niger: la coalition terroriste d’Iyad Ag Ghali revendique l’attaque de Midal

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Des soldats nigériens patrouillent dans la région d'Ayorou, au nord-ouest de Niamey, au Niger (image d'illustration). © ISSOUF SANOGO / AFP
Des soldats nigériens patrouillent dans la région d'Ayorou, au nord-ouest de Niamey, au Niger (image d'illustration). © ISSOUF SANOGO / AFP

La coalition terroriste menée par Iyad Ag Ghali a revendiqué l’attaque du 5 juillet dans la région de Tahoua au Niger. Une attaque qui avait causé la mort de cinq soldats de la compagnie militaire de Midal près de la frontière du Mali, à 500 km de la capitale. Cette revendication a été diffusée dimanche 9 juillet par les canaux habituels du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. C’est la première fois que l’organisation revendique une attaque au Niger.

Dans son communiqué, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans dit vouloir punir le Niger suite aux exactions répétées de son armée au Mali et surtout pour son engagement aux côtés de la coalition dirigée par la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel..

Le groupe ne donne pas de bilan humain, mais sous-entend n’avoir perdu personne dans ses rangs. Une information difficilement vérifiable. Côté bilan matériel, les hommes de Iyad Ag Ghali disent avoir récupéré quatre véhicules, équipés de missiles anti-aériens, de missiles sol-sol et d’armes légères. Il assure aussi, photo à l’appui, avoir saisi un important stock de munitions.

Après la diffusion d’une vidéo montrant qu’il détient 6 des 7 otages enlevés au Sahel, Iyad Ag Ghali montre sa volonté d’expansion hors des frontières maliennes. Pour Lemine Ould Salem journaliste mauritanien spécialiste des questions jihadistes au Sahel, le chef terroriste envoie aussi un signal à Abou Walid Al Sahraoui, dissident d’Al Mourabitoune, rallié à l’Etat islamique, qui opère dans cette région à cheval entre le Mali et le Niger. C’est aussi bien sûr un message aux autorités nigériennes qui vont devoir maintenant composer avec la menace de ce nouveau groupe.

Par RFI Publié le 10-07-2017

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