Rendre obligatoire le port du casque

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Des organisations de la société civile en collaboration avec l’Agence Nationale de la Circulation Routière (ANASER) et le ministère de l’Equipement et des Transports ont organisé, dimanche dernier, une marche funèbre. Objectif : attirer l’attention du public sur le nombre de plus en plus élevé, des accidents de la circulation routière.

Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ), la FENACOF, l’AEEM, la CSTM, le REDECOMA sont des organisations qui ont pris part à cette marche funèbre. Elle est partie du  Carrefour des jeunes pour s’achever dans la cour du ministère de l’Equipement et des Transports où, les marcheurs ont été reçus par Ahmed Diane Semega et le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Pr Salikou Sanogo, le directeur de l’ANASER et la représentante résidente de l’OMS au Mali. Etaient également présents, les représentants du ministre de la Santé, de la Sécurité et de la Protection Civile.  Une déclaration a été lue et remise au ministre de l’Equipement et des Transport  par la présidente de SOS Abba, une association qui vole au secours des victimes de la circulation routière.

Selon la présidente de SOS Abba, porte-parole des marcheurs, la route est devenue un véritable «bourreau». Déjà, cette année, on estime à 687 le nombre de personnes tuées dans les accidents de la circulation. Selon les mêmes statistiques, ce sont les jeunes qui en payent le prix fort.

Les accidents de la circulation sont, pour la plupart, dus au non-respect ou à la méconnaissance du Code de la route, l’excès de vitesse, la vétusté des routes et des moyens de transports, le non-respect des consignes de sécurité (port de casque, de la ceinture de sécurité…). Ce qui fera dire à la Kadidiatou Sanogo, présidente de SOS Ababa, que le gouvernement doit être plus exige dans l’application des mesures de sécurité. Elle conclut que, le port du casque ne doit plus être volontaire, mais  obligatoire.

Après avoir salué l’initiative, le ministre de l’Equipement et des Transports dira que cette marche bien que symbolique, est très importante. Dans la mesure où, elle attire l’attention des usagers de la route sur les dangers de la circulation. Il indique que chaque Malienne  et chaque Malien doit se sentir concerné par la lutte contre l’insécurité routière. Car, estime-t-il, ce fléau touche, principalement, la jeunesse, «le bien le plus précieux» du pays. Il rassure que le gouvernement est à pied d’œuvre pour minimiser ce qu’il appelle le «fléau des temps modernes».

Abondant dans le même sens, le Pr Salikou Sanogo, ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales dira que des mesures sont en train d’être prises, afin que l’apprentissage du code de la route soit inséré dans les programmes scolaires.

 

Abou BERTHE

 

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