Secourisme en matière d’incendie : Les pompiers volontaires deviennent aguerris

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Le dimanche 5 février 2012 les pompiers volontaires de Bougouni ont effectué une séance d’entraînement en face de la CMDT de Bougouni. Sous la direction du chef des pompiers, M. Michel VIDAL, cette épreuve pratique sur l’extinction d’incendie a vu la participation de 20 jeunes, filles et  garçons.
A 9 heures, trois véhicules dont deux de protection civile et une ambulance, se sont immobilisés devant le Restaurant de M. Désiré OBA, derrière la BNDA et en face de la CMDT.
A bord de deux véhicules, une vingtaine de jeunes, appelés pompiers volontaires, guidés par le colonel à la retraite,  Michel VIDAL, ont effectué le déplacement pour la circonstance. L’ambulance qui accompagnait les pompiers était celle de la Clinique SANTE PLUS de Bougouni, conduite par le promoteur de la dite clinique Idrissa Mandé Sidibé.
A leur arrivée, les jeunes volontaires sont descendus des véhicules avec  rapidité et ont commencé l’installation des équipements de travail. A cet effet, à l’aide de deux tuyaux mesurant 100 mètres accrochés à une motopompe, les pompiers ont puisé de l’eau du puits du Restaurant Désiré et mené les opérations de l’entraînement.
L’exercice du dimanche 5 février a été effectué à l’aide d’une motopompe dont le débit est de 7500 litres par heure soit 120 litres par minute. Une cuve de 200 litres, des bidons de 20 litres, et des seaux en caoutchouc ont été utilisés pour alimenter le réservoir lorsque le puits s’était tari.
En fait, cet exercice portait sur les techniques d’extinction d’incendie domiciliaire, et de dépôts de combustibles. Au bout du tuyau servant de canal d’eau, jeunes volontaires filles et garçons passaient à tour de rôle deux à deux  pour assimiler les techniques d’extinction du feu selon qu’il soit à une toiture, dans une maison, à un dépôt de combustibles.
La première technique consiste à éteindre le feu à grande distance en projetant l’eau à plus de 25 mètres en longueur et en hauteur. La seconde technique est celle qui consiste à éteindre l’incendie à proximité et  protéger le secouriste lui-même contre le feu. Grâce à cette dernière le secouriste peut se protéger en élargissant la couverture de l’eau sous forme de grand arrosoir, en se cachant derrière l’eau.
Durant une heure d’affilée,  sous la directive du chef des pompiers volontaires, Michel VIDAL, les jeunes volontaires ont  appliqué les leçons apprises au  cours des formations théoriques animées par leur chef. L’entraîment qui s’est déroulé en présence d’une multitude de personnes était soumis à la rigueur et à la discipline dans le travail. Pour ce faire, à la fin des travaux, l’exercice a été sanctionné d’une critique-évaluation.
Par ailleurs, il faut noter l’absence des autorités politiques, administratives et de sécurité sur le lieu. Bougouni est une ville en pleine expansion qui ne dispose d’aucun service de protection civile équipé. Cette initiative de pompiers volontaires de Bougouni est une alternative. Elle mérite d’être soutenue et accompagnée par les autorités. Hélas ! On comprend par leur absence sur cette scène que la protection de la population contre les sinistres est le dernier de leurs soucis. Elles continuent toujours avec la  mauvaise habitude  de l’administration malienne : Commencer à chercher la solution après le sinistre, autrement dit, le médecin après la mort.
La rédaction

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