Statistiques des victimes d’accidents de la circulation : 687 tués en 2010 pour 8 067 blessés

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C’est le chiffre inscrit en bonne place sur les banderoles qui démontrent la tragédie survenue sur nos routes dans le courant de l’année 2010. 687 tués et 8 067 blessés au cours d’une seule année. Trop, c’est trop ! Et la majorité de ces victimes sont des  jeunes. C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration  de la journée mondiale de souvenir des victimes des accidents de la circulation, le dimanche 20 novembre, la question du port du casque s’est invitée au débat. Autorités présentes, forces de sécurité et différentes organisations de jeunesse ont plaidé pour que le port du casque s’inscrive dans les habitudes des usagers en vue de limiter la tragédie.

Si toutes ont convenu que le port du casque est vital pour la préservation des vies humaines, elles ont par contre déploré que ce précieux outil de protection a du mal à avoir preneur auprès des usagers.

Cette journée de commémoration a été instaurée depuis 2005 pour attirer l’attention de tout un chacun sur les conséquences des accidents de la circulation.

En d’autres termes, toucher du doigt les responsabilités individuelles face à ce drame qui décime la couche la plus jeune de la population. C’est par une marche funèbre que la cérémonie a débuté. Elle est partie du carrefour des jeunes vers le ministère de l’Equipement et des transports.

A l’accueil, le ministre de l’Équipement et des transports,  Ahmed Diane Séméga, le ministre de l’Education de base, Salikou Sanogo et la représentante résidente de l’OMS au Mali Fatoumata Bintou Diallo.

La porte-parole des victimes de la circulation routière, elle-même mère d’un enfant tué au cours d’un  accident de la route, a exhorté les jeunes au port du casque et à la maitrise du code de la route ainsi qu’à la bonne conduite de soi sur la route.  «Autant de gestes qui vous permettront d’épargner vos vies et celles des autres», a-t-elle fait savoir.

Le ministre de l’Equipement et des transports mettra une fois de plus l’accent sur le port du casque. Ahmed Diané Séméga profitera de l’occasion pour exhorter ces usagers en des termes fort évocateurs  "Un mort de plus est un mort de trop. La première sentinelle contre l’insécurité routière, c’est la personne elle-même". Avant d’indiquer que c’est une nécessité pour les jeunes de porter le casque et d’apprendre le code de la route.

Faut-il noter que 70% des victimes des accidents de la circulation sont des jeunes. Et la majorité sont des usagers des engins à deux roues.

En attendant que la jeunesse adhère au port du casque, le département de tutelle à travers l’ANASER et les associations de jeunes font des campagnes de sensibilisation une priorité.

Abdoulaye DIARRA

 

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