Tapis rouge: De la bonne guidance à la bonne gouvernance

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Quel courant de pensée est mieux pour nous ?

Pour l’Africain moyen les choses sérieuses sur le continent ont commencé dès l’agression commune perpétrée par l’Otan contre le colonel Kadhafi. A présent qu’il n’est plus là, que les africains sont devenus orphelins de père sempiternelle, que l’Otan en fin de mission en Libye, a trouvé nécessaire de lever l’ancre de faire revenir son missionnaire, M. Rasmussen, chef de l’Otan, qui a quitté Tripoli, un lundi 31 octobre 2011, sans troupes, ni bagages, ni armes.

A présent qu’on nous dise aussi qui va gérer les effets collatéraux pervers nés dela Résolution1973 du 17 avril 2011, qui a vu le Conseil de Sécurité s’aliéner les accords de pays de l’union Africaine, pour les tenir à l’écart de l’opération «odyssée de l’aube». In opérationnelles sont donc toutes nos forces au sol de maintien de la paix et de la sécurité intérieure sur le territoire national de nos États, structure sclérosée comme en Somalie ; sans aide ni position valable affirmée de soutien ou de condamnation des actes perpétrés ; ni par la commission union Africaine, ni par la conférence des chefs d’État de l’Union Africaine.

Face aux fusils mitrailleurs (FM) pénétrant et inondant le sol du territoire malien, à cause du trafic drogue et d’armes, parachutés et enfouies dans le sable, contre ordre de mission valide et paiement d’émoluments et perdiem, il est vraiment tardif de vouloir opérer quoi que ce soit comme tentative rationnelle, bien pensée, de riposte énergique de nos troupes armées.  Attaquée à son flanc droit de l’hémisphère nord,la Républiques’est vue faire soumettre ses populations locales, désabusées, laissées pour compte et livrées à leurs assaillants. Pendant qu’à Bamako et ailleurs les paisibles populations se reposent, dorment et se font rassurantes, de par les exploits sur le terrain des forces armées. Des populations divisées, séparées, déplacées et réfugiées dans les territoires d’accueil des pays frontières voisins. Il n’ ont quasiment plus de temps à perdre dans ces conditions : il nous faut tenir coûte que coûte à la stabilité politique, à l’unité nationale et à l’intégrité du territoire national. C’est le meilleur moyen de consolider les assises institutionnelles dela République, en organisant toutes nos élections sur l’ensemble du territoire. Au prix du sang, n’en déplaise aux plaideurs actuels du cessez-le-feu.

Conseils de Malcolm X à eux et à la nouvelle offensive des narcotrafiquants surarmés en moyens logistiques, car on ne devient pas un bon guide religieux, pour finir par devenir ce bon chef politique. Et dans l’inverse, on peut être un piètre acteur politique comme Moussa Traoré et vouloir incarner des allures de bon chef de famille et guide religieux. Ce à quoi il faut répondre à tous protagonistes déclarés candidats :

«Lorsqu’une personne accorde à la liberté sa valeur appropriée, il n’y a plus rien sous le soleil à quoi il ne se suffirait pour acquérir cette liberté. Toutes les fois que vous entendrez les propos d’un homme disant à lui-même qu’il veut la liberté », et que l’instant d’après, il vous revient et vous souffle à l’oreille ce qui lui manque pour la lui obtenir, ou, ce pourquoi il ne croit plus pouvoir l’obtenir, ne le croyez pas, car il ne croit pas à la liberté. Un homme qui croit à la liberté fera n’importe quoi sous le soleil pour l’acquérir ou la préserver».

À rappeler ici donc, le 1er principe qui constitue la bonne gouvernance : l’État de droit et le régime républicain dit démocratique, avec élections organisées régulièrement, majorité affirmée et minorité située, possibilité offerte d’alternance et d’insurrection populaire, en cas de lois d’exceptions voulues (état d’urgence). Si c’était à refaire, le colonel Kadhafi serait repassé par le même chemin qu’il avait eu à emprunter en arrivant au pouvoir. Tel n’est pas le cas actuel des cités démocratiques.

Un autre sacro-saint principe du sacerdoce religieux qui va avec, c’est de reformuler la bonne guidance comme ensemble de préceptes admis, positifs et allant dans le sens de la piété et de la foi, socles nourriciers du livre éclairant et de la bonne guidée qui est science.

En substance, nous redira Malcolm X, à nous et à M. Moustapha Jallil : «Vous ne devez pas être homme à combattre pour la liberté. Tout ce que vous devez trouver à faire c’est d’être tout simplement un être humain intelligent». C’est pour dire qu’il y a beaucoup d’appelés et très peu d’élu –si ce n’est un seul-, pour occuper le fauteuil présidentiel de la fonction de chef d’Etat, président de la République. En l’occurrence, pas de place de «PRESIDENT ELU» pour putschiste militaire de la trempe d’un Kadhafi, ni pour les types de «REVOLUTIONNAIRES», qui se prennent pour guide éclairé, en lieu et place de la fonction régalienne de chef d’Etat. Ni non plus d’amateur du pouvoir, arrivé là par hasard. Rien que des candidats républicains, laïcs ou islamistes, indépendants ou de parti, issus de la société civile ou des syndicats et organisations politiques.

Mais, même si «on ne défait pas deux fois ce qu’on eût à fabriquer avec peine et soulagement» (Malcolm X), «je crois qu’il faudra finalement s’attendre à un désaccord entre les opprimés et leurs oppresseurs. Je crois aussi qu’on assistera à un désaccord profond entre ceux qui veulent la liberté, la justice et l’égalité pour tous et ceux qui veulent maintenir et perpétuer les systèmes d’exploitation qui étaient en cours».

Un seul sera vraisemblablement reconnu comme unique Chef de l’Etat à l’issue d’élections crédibles et transparentes. Puisquela Républiquesuppose le respect de la règle qui est LOI FONDAMENTALE ou CONSTITUTION. Puis, l’adhésion à la règlementation qui est obéissance àla Loi. Enfin, participation au fonctionnement normal des règles de lois qui est esprit et sentiment patriotiques du citoyen réel et conformiste, participant à toutes les élections organisées, ou partielles réélisant ; ainsi, que de plein droit, aux types et différents référendums directs au suffrage universel, ou indirect, via le débat public serein et amical, comme en Suisse fédérale. De ce fait, le courant de pensée ultra moderniste voudrait qu’on fasse arrimer la démocratique, hors la décentralisation et la déconcentration, dans le champ fertile du fédéralisme, comme en Suisse.

C’est-à-dire que la démocratie demande été exige une fusion des Etats-régions par vague successive et regroupement progressif, par union et recadrement, en un seul Etat dit Fédéral. En cela seul, sans faire fi ni des violences perpétrées sur nos populations noires et blanches, sans nier les exactions qui se poursuivent localement sur le terrain. Voilà aussi pourquoi avant quela Libye, l’Algérie,la Marocetla Tunisiene s’en sortent des sentiers battus de la démocratie, prenons donc de l’avance sur elles nations à la traîne, pour amplifier et consolider le bon point engrangé par la révolution du 26 mars 1991 : la démocratie.

C’est ce que voulait feu le professeur Cheikh Anta Diop, lorsqu’il invitait à “faire basculer l’Afrique sur la pente de son destin fédéral ». Avec la manière sans la critique dans le fond ni dans la forme. Est-ce possible avec courage été esprit de lucidité dans les douloureuses circonstances que nous vivons et le marasme économique général que nous traversons collectivement en Afrique ?

LEYE Moustapha

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Kassin<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 4307</span>
Membre
4 années 6 mois plus tôt
Quand la démocratie accouche d’un régime de généraux vauriens Un pays s’en sort par la qualité de ses ressources humaines et non pas seulement par ses ressources naturelles. En érigeant en mode de gouvernance la médiocrité, l’impunité, le manque de culture du résultat, le clientélisme, le Grin mania, l’injustice, le manque de sérieux et le mensonge, le régime moribond des généraux vauriens a reçu à mettre la corruption, le vol, la dépravation des mœurs, l’incivisme parmi les premières valeurs et pratiques de la société malienne. Le résultat se passe de tout commentaire pour une fois je vais laisser l’armée et la guerre du nord en paix.  Mes compatriotes s’en occupent suffisamment et j’ai suffisamment parlé sur le sujet pour mériter mon “repli stratégique”. L’enseignement supérieur public agonise et enchaine des années sans que certains étudiants puissent être  évalués sinon  suivre des cours. Aux grèves à répétition s’ajoute le manque de planification sérieuse pour accueillir une armée de jeunes bacheliers (amphi bombés, gestion calamiteuse des effectifs, magouille de toute sorte, violence physique et notes financièrement et/ou sexuellement transmissibles). L’enseignement supérieur privé est le nid d’un laisser aller suicidaire.  Dans ces conditions, le milieu scolaire et universitaire ne peuvent  nullement pas produire… Lire la suite »
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