2ème session du haut conseil des collectivités : Autopsie d’une décentralisation à la Malienne

Commentaires fermés [-] Texte [+] Email Imprimer

Le siège  du Haut Conseil des Collectivités a servi de cadre à la tenue de la deuxième session ordinaire des conseillers territoriaux. En toile de fond : examen des textes et des questions diverses, soutenue par une Présidence de haut niveau, celle de M.Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haidara, président du Haut Conseil des Collectivités. C’était mardi 6 novembre en présence de plusieurs personnalités.

Oumarou Ag Ibrahim

La décentralisation  longtemps définie comme un processus d’Aménagement de l’Etat  dans la mesure où elle permet de  transférer des compétences administratives de l’Etat vers des entités ou collectivités locales, rencontre dans sa pratique au Mali  de nombreuses difficultés. C’est justement ce qui ressort de la note introductrice du Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales du Mali, M. Oumar Ag Ibrahim Haidara à l’issue  de la deuxième session que son Institution a tenue. C’était le 6 novembre dernier.
La crise qui sévit dans le Nord avec son cortège de malheurs, la réunion du Groupe de Soutien et de Suivi sur la situation au Mali pour circonscrire de façon définitive cette tragédie, l’adoption par le gouvernement du projet de loi portant prorogation du mandat des Conseillers nationaux, une loi votée le 18 octobre dernier par l’Assemblée Nationale, rien ou presque n’a échappé au Président des 702 communes de la République du Mali.
Sur ce chapitre, le Président du HCCT a été on ne peut plus clair, car s’agissant d’une preuve d’un  retour à une vie constitutionnelle normale après le coup Etat du 22 mars dernier. A cœur joie, s’est-t-il félicité  devant ses collègues« de la promptitude et de la sincère implication du gouvernement pour son aboutissement, couronnées à l’unanimité par un vote utile des députés dans un sens de responsabilité et de maturité politique », a annoncé M. Haidara.
Par ailleurs,  M. Mohamed Ag Ibrahim Haidara se réjouit de constater que la décentralisation qui implique la responsabilité des collectivités à la base ait pris son envol réel avec ses organes délibérants, malgré les nombreuses contraintes .Difficultés réelles  qui ont d’ailleurs constitué en partie une des raisons fondamentales du désamour des populations vis-à-vis de l’Etat.
Cependant, cette situation pour le moins difficile, se manifeste, à certains étages à cause du manque crucial de fournitures de services sociaux de base. Ou encore par la timidité avec laquelle l’Etat a procédé jusqu’ici au transfert effectif des compétences et des ressources. Argumentant à l’aide de détails fort croustillant, le Président Haidara dira que : «  Notre décentralisation bat toujours de l’aile et se heurte à de puissants obstacles… ».Ce mot de la fin reste, à tous points de vue, la bonne explication à une décentralisation à la Malienne au cœur des difficultés.
Mountaga DIAKITE

 
SOURCE:  du   12 nov 2012.