Collectivités & crise politico-sécuritaire : La parole aux victimes de la crise

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Le Haut conseil des collectivités territoriales du Mali a officiellement lancé les activités du Forum des collectivités locales sur la gestion de la crise au Mali, avec comme thème « une décentralisation immédiate et intégrale pour une sortie de crise ». Cette cérémonie de lancement présidée par le président de ladite institution, Oumarou Ag Ibrahim Haïdara, a eu comme cadre le Centre international de conférence de Bamako le 5 novembre dernier.

 

Oumarou Ag Ibrahim

A l’entame de la cérémonie, le président de l’Association des municipalités du Mali, Aboubacar Bah dit Bill dira que, «   compte tenu de la gravité de la crise et des efforts fournis par les autorités du Mali et ses partenaires au nom de la paix, il est important pour les  participants de formuler des propositions concrètes, des recommandations et des mesures d’accompagnement pour l’effectivité d’une décentralisation intégrale et immédiate comme une des réponses pour la sortie de crise, au cours de ses travaux  « .

Il s’agit d’identifier les acquis et surtout les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la reforme de  la décentralisation en prenant compte l’état des lieux fait par l’étude commandités par le MATCL en 2011, formuler des propositions et des recommandations fortes pour une décentralisation vraie et effective comme un facteur de paix, de cohésion et renforcement de l’unité nationale. Ces différents aspects permettront aux participants de dresser un document de synthèse pour relancer et approfondir la politique de la reforme de la décentralisation de la gestion publique et un mécanisme de suivi des recommandations définis.

Les collectivités, les plus touchées de la crise

Pour le président de l’institution, Oumarou Ag Ibrahim Haidara,  «   12 ans après l’installation des collectivités décentralisées, dotés des organes  de délibérations et exécutifs sur l’ensemble du territoire, connait aujourd’hui, la crise plus profonde de son histoire post indépendance.  Elles connaissent aussi  un déplacement massif d’une bonne partie  des populations des zones occupées vers les régions du sud et les camps de réfugiés des pays voisins, suivi par certains élus locaux. Le repli des agents et responsables des services administratifs déconcentrés vers la capitale et les zones sécurisées. Elles font face aussi à l’interruption et la désorganisation de la fourniture du service public de bases et des prestations administratives. Les résultats de ce forum permettront aux collectivités, entant que partenaires majeurs pour la gestion de la sortie de crise et mobiliseront toutes les capacités locales du pays vert une l’amélioration de la qualité de la gouvernance dans la gestion de la crise  « .

Nabila Ibrahim Sogoba

 

 
SOURCE:  du   7 nov 2012.    

Une Réaction à » Collectivités & crise politico-sécuritaire : La parole aux victimes de la crise

  1. nonalinertie

    Les Collectivités ont deux problèmes existentiels essentiels:
    1. La pléthore de Communes non viables économiquement qui ne peuvent même pas payer le salaire minimum de deux agents, ne parlons pas d’investissement. Seule solution: fusionner les Collectivités Territoriales non viables à celles qui le sont. Mais qui aura le courage de l’initier ? Le gouvernement apeuré ? L’AMM pour se faire harakiri ? L’Assemblée Nationale frileuse qui, seule, a ce pouvoir ? Sinon, il ne faut pas trop se faire d’illusions sur le transfert de ressources de l’Etat aux Collectivités : Comment transférer quand on a soi-même les mains vides ? A la limite, l’Etat ne pourra que transférer que les missions, les rôles, bref du texte. Concrètement, seuls les paiements des salaires pourront être transférés…
    2. L’absence de contrôle des ouvrages et des services des Collectivités Territoriales. Unique solution: augmenter le budget de contrôle des services chargés du contrôle interne, et suivre régulièrement au niveau interministériel les résultats de leurs contrôles.