Afri’Actu : Présidentielle française – Sarkozy épouse les thèses du Front National

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Grâce au courant démocratique qui a favorisé l’ouverture d’esprit du peuple français, un certain Nicolas Sarkozy, fils d’immigrés hongrois, a pu tenir les rênes du pouvoir dans l’Hexagone. Il entrait ainsi, depuis mai 2007, dans l’histoire de la France et obtenait de facto son ticket pour demeurer à jamais, un jour, au panthéon de Paris.

Ce jour très mémorable avait fait espérer plus d’un Français, voire plus d’un citoyen du monde épris de paix, d’égalité, d’équité et de justice. Nous pensions que les hommes naissaient vraiment libres et égaux dans le pays de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et des Peuples inspirée de la Révolution française de 1789. Mais voilà que Sarko, une fois au pouvoir s’est illustré comme le président français le plus rétrograde, le plus inégalitaire de la Vè République, avec sa multitude de politiques d’immigration qui stigmatisent clairement les populations d’origine maghrébine et subsaharienne. Pour ce faire, il a expérimenté plusieurs ministères en charge des questions d’immigration dont l’essentiel du cahier de charges consistait purement et simplement en la limitation pure et simple du flux de l’immigration. L’on se rappelle qu’en son temps il avait initié le concept de « l’immigration choisie » qui n’était ni plus ni moins qu’une politique sélective de délivrance de visas français à une certaine catégorie de postulants, notamment des intellectuels. Mieux, désormais tous les prétendants à la nationalité française doivent obligatoirement parler et écrire la langue de Molière. Aussi, à l’occasion d’une visite officielle à Dakar, Sarkozy avait-il déclaré : « Les Africains n’étaient pas rentrés dans l’Histoire », des propos qui en disaient long sur la tendance raciste de l’homme. Bref ! La liste n’est pas exhaustive. Deux mois avant la fin de son premier manda, il est de nouveau en campagne pour briguer une seconde fois le suffrage de ses compatriotes. Pour l’occasion, il a fait ressortir sa grande artillerie pour la reconquête du pouvoir, à travers les colonnes de notre confrère Le Figaro Magazine, axé sur des thèmes qui étaient, jadis, l‘apanage du Front National (FN) tels que : le Référendum sur les obligations des chômeurs, refus du mariage gay, euthanasie, mais surtout sur le droit des étrangers. Il a alors choisi nettement le virage droitier, en voulant couper l’herbe sous les pieds de Marine Le Pen, candidate éventuelle (n’ayant toujours pas rempli le nombre de signatures nécessaires) pour la présidentielle d’avril et mai prochains. D’ailleurs, l’ensemble de la classe politique française, excepté sa famille politique l’UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) lui reproche déjà son hypocrisie et son opportunisme surtout pour son recours envisagé au référendum pour des questions aussi sensibles que l’immigration et le chômage. C’est également l’opinion de plusieurs constitutionnalistes qui pensent qu’il ne faut pas recourir de façon inutile et opportuniste à ce précieux outil de la démocratie qu’est le référendum. Sarko et sa famille politique sont poussés jusque dans leur dernier retranchement au point où ils n’hésitent plus à multiplier les provocations comme le vote de la loi sur la  négation du « génocide arménien » perpétré, selon l’esprit des initiateurs, par l’Empire ottoman. Vote voulu pour pouvoir recueillir le suffrage des Français d’origine arménienne. D’autre part, la polémique subtilement volontaire de son ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, ne va-t-il pas dans le même sens ? Evidemment, sans risque de se tromper, on peut affirmer que la réponse est affirmative. Sinon, comment comprendre que Guéant puisse déclarer en pleine précampagne que «  les civilisations ne se valent pas ». Que cherche-t-il ? Quelles sont alors les meilleures civilisations et quelles  sont les pires ? Allez le savoir, puisque il n’en dit pas plus ! Il s’est d’ailleurs rétracté lorsque les musulmans français lui ont posé la question de savoir si leur religion ou leurs civilisations (les musulmans français proviennent de plusieurs civilisations distinctes) étaient en cause.
Au regard du parcours politique et de l’exercice du pouvoir du démagogue hors-pair qu’est Nicolas Sarkozy, « les peuples de France » devraient, logiquement,  lui barrer la route de l’Elysée, dans sa course pour un second mandat.
Par Gaoussou M. Traoré

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