Après la nomination du Premier ministre, la Somalie en quête d’un gouvernement

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Les candidats ministrables devraient être légion. Photo : les membres du Parlement en plein vote, le 17 octobre 2012.
REUTERS

Plus d’un mois après l’élection du président somalien par le Parlement, le Premier ministre Abdi Farah Shirdon a pris ses fonctions, ce jeudi 18 octobre. Etape suivante : la formation d’un gouvernement. La tâche est délicate et constitue un test important pour les deux nouveaux leaders du pays, qui font face à de grands défis, tels que la sécurité et la transparence dans la gestion des finances.

Le choix du Premier ministre avait pris plus de trois semaines, mais la formation du gouvernement est un exercice encore plus délicat pour le président Hassan Cheikh Mohamoud. Les candidats sont nombreux, les postes sont limités et les pressions proviennent de toute part.

Selon Jabril Ibrahim Abdulle, directeur du Centre de recherche et de dialogue, basé à Mogadiscio, « le président doit faire de larges consultations, d’abord au niveau des clans, mais également d’autres groupes, comme les groupes religieux qui se sentent isolés et laissés pour compte avec la défaite des shebabs. »

« Il y a aussi les administrations régionales, comme le Puntland par exemple, ce qui est très très délicat à gérer, ajoute-t-il. Mais il faut aussi miser sur la qualité, car les défis qui attendent le gouvernement sont énormes. Le président est sous une pression énorme, j’ai vu cela quand je l’ai rencontré à plusieurs reprises. Il est devenu président, mais sans mécanisme, structure, institution en place. Cela va être difficile, il essaie du mieux qu’il peut, mais il est en train d’être testé. »

Le Premier ministre, qui a officiellement pris ses fonctions ce jeudi, dispose de trente jours pour former son gouvernement, qui devra ensuite être approuvé par le Parlement.

 

rfi.fr/ samedi 20 octobre 2012

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