Assassinat de Norbert Zongo au Burkina: une manifestation pour demander justice

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Assassinat de Norbert Zongo au Burkina: une manifestation pour demander justice
Chaque année depuis l'assassinat de Norbert Zongo, comme ici en 2008 (photo), journalistes et associations manifester pour exiger la lumière sur cette affaire. © AFP PHOTO/STRINGER
Au Burkina Faso, les journalistes et les organisations de défense de la liberté de la presse ont manifesté mardi 13 décembre pour exiger la lumière sur le dossier Norbert Zongo, 18 ans après son assassinat du journaliste. L’année dernière, au cours de la transition, le dossier avait été rouvert et trois ex-soldats appartenant à l’ancienne garde de Blaise Compaoré avaient été inculpés. Pour les manifestants, cela n’est pas suffisant.

Marche dans les rues de Ouagadougou, meeting sur la place de la Nation, le collectif de lutte contre l’impunité dénonce la lenteur dans le traitement judiciaire du dossier Norbert Zongo, 18 ans après son assassinat. « On ne pensait pas qu’en ce jour, la justice ne serait pas faite pour Norbert Zongo. Ceux qui sont à la tête de l’Etat aujourd’hui étaient au pouvoir lorsqu’on a assassiné Norbert Zongo, et peut-être que ceci explique cela », affirme Chrysogone Zougmoré, président du collectif en lutte contre l’impunité.

Plusieurs radios et télévisions privées ont observé 13 minutes de silence à l’heure où Norbert Zongo a été assassiné. Un sit-in silencieux s’est tenu devant le palais de justice de Ouagadougou avec la remise d’un mémorandum au procureur du Burkina Faso. « Pourquoi n’y a-t-il toujours pas le moindre début de procès dans ce dossier ? Dix-huit ans à commémorer le triste anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et ses compagnons, sans la moindre lumière et sans la moindre justice nous révolte », s’indigne Boureima Ouedraogo, porte-parole des manifestants.

Le journaliste avait été tué avec les trois personnes qui l’accompagnaient le 13 décembre 1998 alors qu’il enquêtait sur la mort du chauffeur du frère du président Blaise Compaoré.

Recevant le mémorandum des associations de journalistes et de la société civile, le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Sérémé assure que plusieurs actions sont en cours dans le cadre de cette affaire. « Il y a eu des arrestations, certains ont déjà été déposés à la maison d’arrêt et de correction, il y a eu des auditions, il y a eu encore des expertises qui ont été demandées. Cela veut dire que le dossier évolue positivement. Comme vous le savez aussi, le dossier n’est pas facile », rappelle-t-elle.

Toutes les manifestations avaient pour but de dénoncer la lenteur judiciaire un an après la réouverture du dossier Norbert Zongo.

Par RFI Publié le 14-12-2016

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