Attentat de Londres: la femme voilée de la photo répond à ses détracteurs

0
Attentat de Londres: la femme voilée de la photo répond à ses détracteurs

Une femme voilée, dont la photo prise juste après l’attentat et diffusée par les médias britanniques a été la cible d’attaques islamophobes. En cause, sa supposée indifférence à l’égard des blessés. Elle répond à ses contempteurs.

La main collée contre le visage, le regard perdu et un téléphone en main, une femme voilée traverse le pont de Westminster. A quelques pas, presque à ses pieds, une personne blessée. Le cliché de cette jeune femme voilée, capturé quelques instants après l’attaque terroriste qui a touché Londres mercredi, a provoqué un déchaînement de violence sur les réseaux sociaux.

Certains internautes ont vu dans le comportement de l’intéressée une marque d’indifférence. D’autres n’ont pas hésité à faire des comparaisons douteuses entre son attitude et celle du député Tobias Ellwood, qui a tenté de sauver un policier gravement blessé en lui prodiguant un massage cardiaque désespéré. Le tout en se basant sur une simple photo.

“Choquée et complètement consternée”

Choquée par ces attaques, la jeune femme est entrée en contact avec le groupe anti-islamophobie britannique Tell Mama pour faire passer un message. “Je suis choquée et complètement consternée”, explique-t-elle. S’adressant “à toutes ces personnes qui interprètent et commentent [ses] sentiments dans un moment terriblement traumatisant”, elle répond qu’elle a “non seulement été dévastée d’être témoin de cet attentat”, mais a dû faire face à une polémique autour de sa photo, “basée sur la haine et la xénophobie”.

Elle confie qu’à l’instant, où la photo a été prise, elle se sentait “triste” et qu’elle avait “peur”. Elle raconte aussi avoir “parlé avec les autres témoins” afin de “comprendre ce qu’il se passait et trouver de l’aide”. “Toutes mes pensées vont aux familles des victimes”, ajoute-t-elle.

Elle remercie aussi le photographe d’avoir pris sa défense. Elle demande cependant aux médias de ne plus faire circuler ce cliché, exception faite du Guardian qui relaie son communiqué.

Retrouver cet article sur L’Express.fr

PARTAGER

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here